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Conclusion

Pages 257 à 260

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(2012). Conclusion. L'armée du roi de France : La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel (p. 257-260). Perrin. https://shs.cairn.info/l-armee-du-roi-de-france--9782262040758-page-257?lang=fr.

« Conclusion ». L'armée du roi de France La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel, Perrin, 2012. p.257-260. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-armee-du-roi-de-france--9782262040758-page-257?lang=fr.

2012. Conclusion. In :
  • HÉLARY, Xavier,
L'armée du roi de France La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel. Paris : Perrin. Hors collection, p.257-260. URL : https://shs.cairn.info/l-armee-du-roi-de-france--9782262040758-page-257?lang=fr.

Dans les premiers temps de la guerre de Cent Ans, Philippe de Valois peut retenir à ses gages 28 000 hommes d’armes et autant de gens de pied. Dans tout l’Occident, la puissance et la richesse du roi de France sont sans égales. La dilatation des effectifs de l’Hôtel, l’appel des alliés et la convocation des vassaux, en cas de besoin la semonce des nobles, en cas d’urgence la mobilisation de l’arrière-ban : le système militaire progressivement élaboré par les derniers Capétiens a atteint son apogée.
En un peu plus de trois décennies, de 1270 à 1305, l’obligation de servir le roi les armes à la main s’est étendue à tous les nobles puis à l’ensemble des sujets. Mieux encore : l’impôt, conçu comme le substitut du service militaire, est désormais systématiquement associé à l’entrée en guerre.
Tel qu’il fonctionne au début de la guerre de Cent Ans, le système a ses limites. En période de paix, il n’y a pas d’impôt régulier : « le roi doit vivre du sien », c’est-à-dire de ses propres ressources, comme le veut un adage très répandu. Du point de vue militaire, le roi peut certes mobiliser une immense armée. Mais à quoi bon, si l’ennemi est libre de débarquer puis de traverser le royaume de part en part ? À quoi bon, si la chevalerie française se montre incapable de l’emporter en bataille rangée ?
L’œuvre accomplie dans les décennies qui encadrent 1300 demeure considérable. Les derniers Capétiens directs, certes, n’ont pas été très heureux à la guerre. Les échecs ont succédé aux désastres…


Date de mise en ligne : 21/05/2024

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