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Interlude. L’œil et l’irrationnel : une approche structuraliste de l’anonymat en Turquie

Pages 177 à 188

Citer ce chapitre


  • Fliche, B.
(2024). Interlude. L’œil et l’irrationnel : une approche structuraliste de l’anonymat en Turquie. Dans
  • Sous la direction de F. Mermier,
  • V. Milliot
L'anonymat urbain est-il universel ? : Une anthropologie comparative de la citadinité (p. 177-188). Karthala. https://doi.org/10.3917/kart.mermi.2024.01.0177.

  • Fliche, Benoît.
« Interlude. L’œil et l’irrationnel : une approche structuraliste de l’anonymat en Turquie ». L'anonymat urbain est-il universel ? Une anthropologie comparative de la citadinité, Karthala, 2024. p.177-188. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-anonymat-urbain-est-il-universel--9782384092161-page-177?lang=fr.

  • FLICHE, Benoît,
2024. Interlude. L’œil et l’irrationnel : une approche structuraliste de l’anonymat en Turquie. In :
  • Sous la direction de MERMIER, Franck,
  • MILLIOT, Virginie,
L'anonymat urbain est-il universel ? Une anthropologie comparative de la citadinité. Paris : Karthala. Hommes et sociétés, p.177-188. DOI : 10.3917/kart.mermi.2024.01.0177. URL : https://shs.cairn.info/l-anonymat-urbain-est-il-universel--9782384092161-page-177?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/kart.mermi.2024.01.0177


La lecture de l’anonymat proposée ici est une indélicatesse. Pris entre la contrainte d’une nécessaire contextualisation – le terrain, quoi ! – et la déclaration à la hussarde d’un retour au « structuralisme », le chemin est étroit. Il l’est d’autant que l’angle adopté – le seul qui puisse prendre en compte l’œil et l’irrationnel – est à l’endroit du nombre. À vrai dire, l’entreprise s’annonce impossible, sauf à s’en remettre à l’architecture, premier lieu de rencontre entre les deux univers, comme l’établit l’histoire de la perspective et de la géométrie. Le nombre d’or n’était-il pas l’irrationnel engagé dans l’harmonieuse mise « au regard » des proportions ? Sauf qu’avec l’anonymat, le problème est sensiblement différent puisque, si un nombre est à la croisée de la grandeur et de la forme, on se demandera quel lien peut s’exercer entre le nombre d’or et le regard lorsque celui-ci a pour vocation de ne pas voir.
Car, c’est notre première incise, parler d’anonymat suppose quelque chose de soustrait au regard, soustraction dont on ne pourra ignorer qu’elle construit une relation sociale, à partir d’une inconnue, d’un x, elle-même objet du social puisque s’y réfère un droit, voire une jouissance. L’entame établie – une inconnue coexiste avec une soustraction –, constatons que la jouissance de la dite soustraction aux autres n’est pas donnée à tous, si bien que les modalités de la jouissance du x, à entendre comme bon il semblera – et nous sommes bien dans le sujet –, renseignent sur le social puisqu’il le structure…


Date de mise en ligne : 10/04/2025

https://doi.org/10.3917/kart.mermi.2024.01.0177

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