Chapitre premier. De la variété des dialectes à la stabilisation de la langue
- Par Joëlle Ducos
- et Olivier Soutet
Pages 11 à 33
Citer ce chapitre
- DUCOS, Joëlle
- et SOUTET, Olivier,
- Ducos, Joëlle.
- et al.
- Ducos, J.
- et Soutet, O.
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- et SOUTET, Olivier,
Notes
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[1]
Voir en particulier chap. iv, p. -, sur la question du substrat et du superstrat pour le lexique.
-
[2]
Lodge (1997, p. 112-116).
-
[3]
Straka (1979, p. 213-294).
-
[4]
Straka (1979, p. 275).
-
[5]
Pour une description exhaustive de ces phénomènes, voir G. Zink (1989a), La Chaussée (1989), GGHF (2020, I, p. 203-225).
-
[6]
Pour le débat sur la nature de l’accent latin, voir GGHF (2020, I, p. 214).
-
[7]
Pour la différence des mécanismes articulatoires entre palatalisation par voyelle et la palatalisation par yod, voir GGHF (2020, I, 227).
-
[8]
Cité dans Lodge (1997, p. 135).
-
[9]
Voir Gossen (1970).
-
[10]
Lodge (2004, p. 53-79).
-
[11]
Pour la présence du français dans d’autres aires, voir chap. ii, p. . Voir aussi Lusignan (2004a, p. 156-217).
-
[12]
Straka (1979, p. 278).
-
[13]
Au point qu’il est fréquent de considérer qu’avec la disparition de la déclinaison nominale, c’est un « événement-frontière » entre afr. et mfr.
-
[14]
Voir chap. iii, p. -.
-
[15]
Voir Marchello-Nizia (1997, p. 99).
-
[16]
Sur le cas particulier du SPR, où cette règle ne s’applique pas, voir chap. iii, p. -.
-
[17]
Voir supra, p. .
Le nom de roman, usuel au Moyen Âge pour désigner le français, signale son appartenance aux langues romanes : il manifeste la conscience des locuteurs d’une unité derrière l’hétérogénéité formelle d’une langue qui évolue considérablement entre les premières attestations écrites du ixe siècle et la fin du xve siècle, et qui n’a pas de forme fixe sur le territoire où elle est parlée et écrite, mais varie selon les régions. Quels critères permettent, dans ces conditions, de la définir comme une, alors que la période médiévale témoigne de plusieurs états ? La phonétique en tant que matériau sonore du signe linguistique réalisé oralement, mais aussi en tant que structure évolutive de traits qui s’organisent en système phonologique, apparaît, depuis l’instauration de la linguistique historique et de la grammaire comparée, comme l’un d’entre ces critères, dans la mesure où elle permet de décrire une évolution entre la prononciation du latin parlé et celle d’une langue différente, attestée par les locuteurs sous la formule latine lingua romana rustica, avant le terme romanz, puis celui de françois, et distincte des autres langues romanes (occitan, catalan, italien, espagnol, roumain, sarde…) : c’est donc bien une langue, à la fois une et plurielle, soumise à variation pendant les sept siècles où elle se stabilise et se standardise progressivement.
Comment étaient prononcés l’ancien, puis le moyen français ? Les témoins écrits que nous avons sont des manuscrits, textes copiés parfois bien longtemps après la date de rédaction…
Date de mise en ligne : 04/04/2025
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