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Chapitre 9. Quarante ans de spatial en Guyane : une domination contestée

Pages 125 à 139

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  • Granger, S.
(2010). Chapitre 9. Quarante ans de spatial en Guyane : une domination contestée. Dans
  • J. Tourrand,
  • D. Sayago,
  • M. Bursztyn
  • et J. Drummond
L'Amazonie : Un demi-siècle après la colonisation (p. 125-139). Éditions Quæ. https://doi.org/10.3917/quae.doris.2010.01.0125.

  • Granger, Stéphane.
« Chapitre 9. Quarante ans de spatial en Guyane : une domination contestée ». L'Amazonie Un demi-siècle après la colonisation, Éditions Quæ, 2010. p.125-139. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-amazonie--9782759203260-page-125?lang=fr.

  • GRANGER, Stéphane,
2010. Chapitre 9. Quarante ans de spatial en Guyane : une domination contestée. In :
  • TOURRAND, Jean-François,
  • SAYAGO, Doris,
  • BURSZTYN, Marcel
  • et DRUMMOND, José Augusto,
L'Amazonie Un demi-siècle après la colonisation. Versailles : Éditions Quæ. Hors collection, p.125-139. DOI : 10.3917/quae.doris.2010.01.0125. URL : https://shs.cairn.info/l-amazonie--9782759203260-page-125?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/quae.doris.2010.01.0125


Notes

  • [1]
    Professeur d’histoire-géographie à Cayenne, chargé de cours à l’Institut d’études supérieures de Guyane (Université des Antilles et de la Guyane).
  • [2]
    Descendants de Noirs-Marrons ayant fui l’esclavage au xviii e siècle.
  • [3]
    Le recensement à caractère ethnique étant interdit en France, et les différentes nationalités étant notoirement sous-évaluées par les recensements, ces graphiques pour fournir un ordre de grandeur, ont été réalisés à partir de chiffres estimés par l’insee, et sont donc à prendre avec une certaine prudence.
  • [4]
    Contrat de financement de projets de développement signé tous les six ans entre l’État et la Région Guyane.
  • [5]
    Celle-ci ne fut définitivement fixée qu’en 1900, à la suite d’un arbitrage international en faveur du Brésil.

Guyane française terre du bagne... Près de 60 ans après la fermeture définitive du bagne de Cayenne, la Guyane n’arrive toujours pas à se défaire de cette image qui lui est toujours préjudiciable. Pourtant, en 1964 la France décidait d’en faire la « terre du Spatial » en implantant à Kourou le Centre spatial guyanais (csg) qui allait bouleverser ce territoire presque oublié au nord de l’Amérique du Sud. Près de 40-50 ans après, alors que les réussites techniques sont indéniables, quel bilan peut-on tirer de l’implantation du spatial en Guyane ? Celui-ci a-t-il permis un réel développement de ce département français d’outre-mer, ainsi qu’un changement de son image de marque ? Mal accepté au début, mal intégré surtout, le Centre spatial est devenu un acteur incontournable de la politique en Guyane, alors que les élus locaux réclamant sans cesse des pouvoirs accrus essaient de s’affranchir d’une dépendance parfois étouffante.
De tous les pays amazoniens et sud-américains en général, la Guyane a une caractéristique originale : depuis l’indépendance du Suriname en 1975, elle est le seul territoire encore européen, puisqu’elle appartient à la France depuis 1604. Si autrefois les pays voisins contestaient cette survivance à la colonisation européenne, ils réalisent de plus en plus les avantages d’un territoire français et européen à leurs portes, comme le montre la récente invitation faite à la Guyane par les pays du traité de coopération amazonien.
La Guyane n’est plus vraiment une colonie : depuis la loi de 1946 transformant les anciennes colonies en départements d’outre-mer, elle est devenue partie intégrant…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

https://doi.org/10.3917/quae.doris.2010.01.0125

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