Chapitre II. Le développement de la psychothérapie institutionnelle
- Par Élie Pouillaude
Pages 55 à 100
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- POUILLAUDE, Élie,
- Pouillaude, Élie.
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Notes
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[1]
Torrubia H., La psychothérapie institutionnelle par gros temps, Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie Institutionnelle », 2002, p. 111-112.
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[2]
Daumézon G., « La protection de la santé mentale en France. Etat actuel et projet de rénovation », in Le malade mental dans la société, Paris : Desclée de Brouwer, 1946.
-
[3]
Daumézon G., Bonnafé L., « Perspectives de réforme psychiatrique en France depuis la Libération », in Congrès des médecins aliénistes et neurologistes de langue française (44ème session, Genève et Lausanne, 22-27 juillet 1946), Paris : Masson, 1956.
-
[4]
Daumézon G., « La vie collective du malade mental », in Encyclopédie française, XIV, La civilisation quotidienne, Paris : Société nouvelle de l’Encyclopédie française, 1955.
-
[5]
Daumézon G., Koechlin P., « La psychothérapie institutionnelle française contemporaine », in Anais portugueses de psiquiatria, 4, Lisboa, 1952.
-
[6]
Ibid.
-
[7]
Tosquelles F., Education et psychothérapie institutionnelle, Mantes-la-ville : HIaTUS, coll. « Pratique de l’institutionnel », 1984, p. 54.
-
[8]
Paumelle P. Essai de traitement collectif du quartier d’agités (1952), Rennes : Editions ENSP, 1999.
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[9]
Nous reprendrons à ce sujet, dans notre seconde partie, le concept de « pathoplastie » avancé par Jean Oury.
-
[10]
Rose P., « La psychiatrie avant le désaliénisme », in Vie Sociale et Traitements, 64, p. 64.
-
[11]
Racamier P.-C., Le psychanalyste sans divan. La psychanalyse et les institutions de soins psychiatriques (1970), Paris : Payot, 1993.
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[12]
À l’époque, les services comportaient au moins 400 malades pour un médecin-chef et un interne. C’est sur le personnage de l’infirmier que reposaient l’essentiel des soins et de l’organisation de la vie quotidienne.
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[13]
Le Guillant G., Fleury-les-Aubrais 1948 : « Les Ceméa s’engagent dans le champ de la santé mentale » in Vie Sociale et Traitements, 128, avril-mai 1980.
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[14]
Ibid.
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[15]
Ibid.
-
[16]
Rose P., ibid.
-
[17]
Tosqelles F., Education et psychothérapie institutionnelle, op. cit., p. 43.
-
[18]
Ibid., p. 44.
-
[19]
Oury J., « Dialectique du fantasme, du transfert et du passage à l’acte dans la psychothérapie institutionnelle » (1968) in Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle (1976), Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie institutionnelle », 2001, p. 184.
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[20]
À l’exception rarissime d’en être exclu sur indication médicale ou par décision extraordinaire du bureau après avis conformes des médecins.
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[21]
Delion P., Soigner la personne psychotique. Concepts, pratiques et perspectives de la psychothérapie institutionnelle, Paris : Dunod, coll. « Psychothérapies », 2005, p. 45.
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[22]
Oury J., « Les Clubs thérapeutiques » (1959), in Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle (1976), Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie institutionnelle », 2001, p. 72-73.
-
[23]
Bonnafé L., « Sanctions punitives et psychothérapie collective », in L’information psychiatrique, 6, juin 1956, p. 354.
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[24]
Tetard F. in Arveiller J.-P., Pour une psychiatrie sociale, 50 ans d’action de la Croix Marine, Toulouse : érès, 2002, p. 14.
-
[25]
Il est possible de faire des dons à un Comité structuré en association loi 1901.
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[26]
Ce texte, datant de 1954, constitue une partie entière de sa thèse de doctorat de médecine.
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[27]
Teulié Y., « La notion de Club thérapeutique » (1954), in Tosquelles F. Education et psychothérapie institutionnelle, op. cit., p. 74.
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[28]
Ibid., p. 75-76.
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[29]
Delion P., Soigner la personne psychotique. Concepts, pratiques et perspectives de la psychothérapie institutionnelle, Paris : Dunod, coll. « Psychothérapies », 2005, p. 80-81.
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[30]
Tosquelles F., Éducation et psychothérapie institutionnelle, op. cit., p. 41.
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[31]
D’après l’expression de Daumézon, rappelée par Tosquelles, op. cit., p. 45.
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[32]
Bonnafé L., Ey H., Lacan J., Le problème de la psychogénèse des psychoses et des névroses, Paris : Desclée de Brouwer, 1977.
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[33]
Oury J., « L’entourage du malade dans le cadre de la thérapeutique institutionnelle » (1957), in Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle (1976), Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie institutionnelle », 2001.
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[34]
Ibid., p. 37.
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[35]
Notamment au travers de son ouvrage considérable : Chronique de la psychiatrie publique (Erès, 1995) qui retrace un demi-siècle de psychiatrie publique au travers de l’histoire du syndicat des médecins des hôpitaux psychiatriques.
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[36]
Au sujet de l’organisation désaliénante du lieu de soin, il s’exclama, lors du séminaire de psychothérapie institutionnelle de La Nouvelle Forge (non publié), en 2001 : « dans chaque lieu où j’ai travaillé, la première chose que j’ai faite c’est d’y ouvrir un bistrot ! ».
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[37]
Gentis R., Les murs de l’asile, Paris : Maspéro, 1968.
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[38]
Rappard P., La folie et l’état, Toulouse : Privat, 1981.
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[39]
À partir de 2009, La Nouvelle Forge connut un important accroissement du nombre de ses établissements (SESSAD, AFS, IMPro, ITEP, etc.) notamment dans le champ médico-social.
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[40]
Oury F., Vasquez A., Vers une pédagogie institutionnelle, Paris : Maspero, 1971.
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[41]
Daumézon G. cité par Ayme J., Chronique de la psychiatrie publique, Ramonville Saint-Agne : érès, coll. « Des Travaux et des Jours », 1995, p. 53.
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[42]
Ayme J., op. cit., p. 54.
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[43]
Ibid., p. 55.
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[44]
Nous pouvons évoquer parmi les travaux à cette époque les plus connus de Jaques Hochmann, Pour une psychiatrie communautaire, Paris : Seuil, 1971, ainsi que Pour soigner l’enfant psychotique, Toulouse : Privat, 1984.
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[45]
Alain Buzaré à qui l’on doit l’ouvrage La psychothérapie institutionnelle, c’est la psychiatrie, Montpellier : Champ social, 2000.
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[46]
Delion P., Soigner la personne psychotique. Concepts,pratiques et perspectives de la psychothérapie institutionnelle, Paris : Dunod, coll. « Psychothérapies », 2005.
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[47]
Oury J., Il, donc (1978), Vauchrétien : Matrice, 1998, p. 53.
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[48]
L’hôpital psychiatrique de Blois reste tristement célèbre pour avoir été vidé de ses malades en 1942, dépecé et vendu au marché noir jusqu’en 1950 (lavabo, plomb, lit, etc.).
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[49]
Oury J., op. cit., p. 46-47.
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[50]
Ibid., p. 47.
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[51]
Oury J., « Histoires de La Borde », in Recherches, n°21. Fontenay-sous-Bois : éd. du CERFI, 1976, p. 19.
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[52]
Dosse F., Gilles Deleuze, Félix Guattari, biographie croisée, Paris : La Découverte, 2007, p. 73.
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[53]
Guattari F., La Grille, exposé fait au stage de formation de La Borde, janvier 1987, archives IMEC.
-
[54]
Polack J.-C., Sivadon-Sabourin D., La Borde ou le droit à la folie, Paris : Calmann-Lévy, 1976, p. 40.
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[55]
« Lacan » est d’ailleurs le surnom que certains lui donnaient et par lequel il se voyait souvent interpellé dans les couloirs universitaires.
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[56]
Guattari F., avec Oury J, Tosquelles F., Pratique de l’institutionnel et politique, Vigneux : Matrice, coll. « Pratique de l’institutionnel », 1985, p. 47.
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[57]
Oury J., Depussé M., A quelle heure passe le train…, Paris : Calmann-Lévy, 2003, p. 217.
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[58]
Ayme J., « Le groupe de Sèvres », in Vie Sociale et Traitements, 71, Erès ; 2001.
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[59]
Ce groupe se désignait sous le pseudonyme de collectif du « docteur Batia », Batia désignant l’espoir en langue basque.
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[60]
Torrubia H., « À propos de la psychiatrie de secteur », in La psychothérapie institutionnelle par gros temps. Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie Institutionnelle », 2002.
-
[61]
Ayme J., op. cit.
-
[62]
Oury J., « La participation de l’infirmier à la psychothérapie » (1956), in Psychiatrie et psychothérapie institutionnelle (1976), Lecques : Champ social, coll. « Psychothérapie Institutionnelle », 2001, p. 43.
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[63]
Ibid., p. 46.
-
[64]
Ibid., p. 43.
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[65]
Ibid., p. 44.
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[66]
Ibid.
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[67]
Diatkine R. cité par Ayme J., op. cit.
À la libération, l’étendue du désastre asilaire est immense. Après le traumatisme fasciste, de nombreux psychiatres, horrifiés des conditions de vie réservées aux malades mentaux par le système carcéral ségrégatif et concentrationnaire de l’asile, se réunissent à partir d’un « plus-jamais-ça ». Beaucoup d’infirmiers, revenus des camps très marqués par leurs expériences déshumanisantes, considèrent retrouver, avec effroi, des mécanismes similaires sur leurs lieux de travail. L’exemple que donne Horace Torrubia est à ce sujet frappant :
« J’ai un « souvenir-écran » qui m’a beaucoup servi à ne pas trop coller à mon statut professionnel et ce qu’il produit comme double assujettissement de l’autre(s) et de soi(s). Pendant l’occupation allemande (nazie pour être plus précis) quand je croisais un militaire, surtout si c’était un milicien (il avait un meilleur oeil et surtout une meilleure ouïe pour détecter l’étranger que j’étais), j’évitais de croiser son regard ou de parler avec quelqu’un. J’avais intérêt à rester muet et à regarder la ligne bleue des Vosges. […]. Pour un oui pour un non ou parce que ma tête ne lui revenait pas, je risquais les mille ennuis inhérents à l’époque. Bref, je me sentais à la merci d’un pur statut en uniforme. Plus tard, devenu chef de service et « naturalisé » comme il se doit, il m’est arrivé de revivre par un effet de miroir salutaire ce souvenir-écran, mais inversé : moi comme milicien, l’autre, soignant ou soigné peu importe, mais en tous cas « subalterne », assujetti à mon bon-vouloir statutaire…
Date de mise en ligne : 03/07/2024
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