Chapitre V
Une folle lucide
- Par Yannick Ripa
Pages 63 à 80
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- RIPA, Yannick,
- Ripa, Yannick.
- Ripa, Y.
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- Ripa, Y.
- Ripa, Yannick.
- RIPA, Yannick,
Notes
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[1]
Dr Bouchet in Annales médico-psychologiques, III, 1844, p. 54, cité in Robert Castel, L’Ordre psychiatrique. L’âge d’or de l’aliénisme, Paris, éd. de Minuit, 1974, p. 163.
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[2]
Littré et Robin (sous la direction de), Dictionnaire de médecine, de chirurgie, pharmacie, des sciences accessoires et de l’art vétérinaire, article « Ménopause », Paris, Impr. Martinet, 1865, p. 1925.
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[3]
Dictionnaire abrégé des sciences médicales, article « Femme », Paris, Panckoucke éditeur, 1821-1826, p. 259.
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[4]
Il s’agit en réalité du docteur Jules Étienne Frumenthal Mitivié (1796-1871), il est assez savoureux de noter qu’Hersilie si attachée à son nom propre déforme celui de ce médecin.
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[5]
Ulysse Trélat, La Folie lucide, étudiée au point de vue de la famille et de la société, Paris, Delahaye, 1861, p. 39.
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[6]
Ibid., p. 179.
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[7]
Ibid.
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[8]
Le genre – traduction de gender – désigne la construction culturelle de la différence des sexes. Il s’oppose donc à une vision naturaliste du féminin et du masculin, laquelle régit en ce domaine la pensée du XIX e siècle et est confortée par les médecins.
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[9]
Cf. Yannick Ripa, Contribution à une histoire des femmes, op. cit., et La Ronde des folles, op. cit.
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[10]
Coiffure en référence à Ninon de Lenclos.
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[11]
« L’Assistance publique pour les aliénés de la Seine », Annales médico-psychologiques (Paris), 1854, VI, p. 313.
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[12]
In Dechambre (sous la direction de), Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Paris, Masson et fils, 1864-1889.
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[13]
Cf. Yannick Ripa, « Le travail à l’asile au XIX e siècle : thérapie ou esclavage caché ? », Milieux (Le Creusot), no 27, 1987, p. 50-55.
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[14]
Ulysse Trélat, La Folie lucide…, op. cit., p. 183-186.
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[15]
Clara Wieck-Schumann interrompt son œuvre en 1848 pour se consacrer à la gloire de son mari et à l’éducation de ses enfants ; Gustave Mahler déclare à sa femme que la seule vocation d’une épouse est de rendre heureux son conjoint et Félix Mendelssohn se moque des prétentions de musicienne de sa sœur.
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[16]
Archives nationales, F21 1029, Direction des Beaux-Arts, bureau des Théâtres.
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[17]
Cette salle porte le nom de son propriétaire, Joseph Saxe, l’inventeur du saxophone. Elle sert le jour à essayer la production du célèbre facteur d’instruments. Rappelons que l’organisation de concerts grand public auxquels sont attachés les noms de Jules Pasdeloup, d’Édouard Colonne et de Charles Lamoureux date du second XIX e siècle (1861, 1873, 1880).
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[18]
L’Ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, Paris, vol. 152, 5 avril 1851, p. 15.
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[19]
Revue et gazette musicale de Paris, no 15, 11 avril 1852, p. 13.
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[20]
Archives nationales, F17 3215, Instruction publique.
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[21]
Il devient en 1851 président de l’Académie de médecine, il meurt un an avant l’internement d’Hersilie.
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[22]
Cf. Jean Manceau, Mgr Marie-Dominique-Auguste Sibour, archevêque de Paris (1848-1857), Paris, Beauchesne, 1987.
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[23]
Le Moniteur, 19 janvier 1816. À noter que dans ses Mémoires, Hersilie date cette rencontre du 17 juillet 1817.
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[24]
Société que Trélat et d’anciens carbonari ont créée en 1827 dans le but de conspirer contre le gouvernement de la Restauration.
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[25]
Ulysse Trélat, La Folie lucide…, op. cit., p. 186.
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[26]
Ibid., p. 202-203.
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[27]
Ibid., p. 186.
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[28]
Ibid., p. 4.
Depuis l’arrêté du 31 juillet 1851 qui a réorganisé la Salpêtrière, chacune des cinq divisions des aliénées a à sa tête un médecin-chef, figure de patron au savoir et à l’autorité incontestées ; aussi est-ce par son nom que le service est couramment désigné. De fait, nombreux sont ceux à avoir souligné le caractère absolu du pouvoir du médecin, qui exerce « sur les malades sa police médicale et personnelle. Le surveillant reçoit directement ses instructions à cet égard du médecin ; il en transmet les détails de l’application aux infirmiers et gardiens, ainsi donc l’action se coordonne dans une unité favorable au service. Le médecin ne soigne pas directement, il n’agit pas lui-même ; il dit la manière dont il faut soigner et dont on doit agir ; il surveille la manière dont on soigne et dont on agit. Le surveillant est dépositaire immédiat de la pensée du médecin dans son application aux soins des aliénés ; il ne peut la transformer, lui donner une autre portée, un but contraire ; il ne peut que la détailler, la développer et la traduire en faits ».
En entrant à la division baptisée Rambuteau, Hersilie entre donc d’abord et surtout « chez Trélat ». Mais, avant même de rencontrer cet aliéniste réputé, il lui faut d’abord prendre le costume des malades mentales indigentes du département de la Seine, une triste vêture grise, de drap rêche et lourd. Depuis 1842, les sabots blessants ont été remplacés soit par une paire de chaussures de cuir, soit par des chaussures dites anglaises, conçues pour ne pas être retirées par le…
Date de mise en ligne : 01/12/2015
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