Conclusion
- Par Yves Rey-Herme
Pages 166 à 168
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- REY-HERME, Yves,
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- Rey-Herme, Y.
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Notre cohésion sociale est fragilisée, les pertes de repères s’accroissent et beaucoup d’habitants, en particulier dans les quartiers prioritaires, vivent un sentiment d’inutilité sociale. Sans perspective, sans reconnaissance et sans appui suffisant, beaucoup se résignent, pensant que les hommes politiques s’intéressent peu à leur cas.
D’autres, nombreux se radicalisent, recherchant dans les extrêmes des solutions simplistes. C’est là un indicateur montrant combien notre modèle social atteint sa limite. Le risque d’éclatement est réel. Pour réduire le risque d’une crise profonde, j’ai questionné ici notre cadre d’intervention sociale, en soulignant l’importance de le rendre plus global, exigeant et bienveillant.Global, parce que les causes du malaise urbain sont multiples : sentiment d’injustice et d’impuissance collective, défauts de participation et de reconnaissance, identité évanescente, absence de perspective, défauts d’évaluation et de formation, urbanisme inconséquent, insuffisances médiatiques, etc. Seul un traitement prenant en compte cette globalité peut remettre le navire à flot. Exigeant, parce que l’accroissement des déséquilibres et le besoin de résultats plus tangibles laissent moins de place aux approximations. Le bénévolat est indispensable à la cohésion sociale, et les professionnels travaillant dans le champ socio-éducatif sont souvent qualifiés, généreux et engagés. Pourtant, nous pouvons considérablement renforcer nos interventions à travers une démarche qualité, en ayant l’exigence d’une implication démultipliée des habitants, notamment des jeunes sensibles…
Date de mise en ligne : 01/10/2017
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