Rien
- Par Yves Rey-Herme
Page 158
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Notes
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[1]
« Le capital guerrier. Concurrence et solidarité entre jeunes de cité », Thomas Sauvadet, édition A. Colin.
« Quand j’avais 15 ou 16 ans, comment j’étais méchant. C’était l’époque où je me battais avec mon père, et dans la rue, où j’ai dormi dans les caves, où j’ai été éjecté de l’école. Dans la rue je me battais pour n’importe quoi, juste pour avoir le respect. Parce que si j’avais pas été une teigne, j’aurais mangé une dépression (…) Si t’es rien dans la société et rien dans la rue, tu coules rapide. Personne ne tient le coup ! [1] »
2 Pour ne pas être rien, certains jouent les fiers et se rebellent. D’autres se replient, sombrent dans la déprime, les addictions ou le radicalisme.
3 Contrer cette tendance suppose d’affirmer haut et fort que chacun a de la valeur. Le marteler chaque jour, en particulier aux plus résignés. Ces mots positifs sans cesse répétés réduiront sensiblement les coûteuses dérives provoquées par ce sentiment de n’être rien.
4 Questions / pistes d’action locale. Quel serait l’intérêt d’évaluer le nombre de jeunes et le temps qu’ils passent, ancrés dans le sentiment de n’être rien ?
Date de mise en ligne : 01/10/2017