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Séparation et résonance : peinture et écriture en Occident et en Extrême-Orient

Deux Japonaiseries de Vincent Van Gogh

Pages 323 à 328

Citer ce chapitre


  • Miura, A.
(2017). Séparation et résonance : peinture et écriture en Occident et en Extrême-Orient Deux Japonaiseries de Vincent Van Gogh. Dans
  • P. De Biasi
  • et A. Herschberg Pierrot
L’œuvre comme processus (p. 323-328). CNRS Éditions. https://doi.org/10.3917/cnrs.biasi.2017.01.0323.

  • Miura, Atsushi.
« Séparation et résonance : peinture et écriture en Occident et en Extrême-Orient : Deux Japonaiseries de Vincent Van Gogh ». L’œuvre comme processus, CNRS Éditions, 2017. p.323-328. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-%C5%93uvre-comme-processus--9782271079695-page-323?lang=fr.

  • MIURA, Atsushi,
2017. Séparation et résonance : peinture et écriture en Occident et en Extrême-Orient Deux Japonaiseries de Vincent Van Gogh. In :
  • DE BIASI, Pierre-Marc
  • et HERSCHBERG PIERROT, Anne,
L’œuvre comme processus. Paris : CNRS Éditions. Hors collection, p.323-328. DOI : 10.3917/cnrs.biasi.2017.01.0323. URL : https://shs.cairn.info/l-%C5%93uvre-comme-processus--9782271079695-page-323?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cnrs.biasi.2017.01.0323


Notes

  • [1]
    Michel Foucault, Ceci n’est pas une pipe, Montpellier, Fata Morgana, 1973, 1986, p. 39.
  • [2]
    Jean-Claude Lebensztejn, « La signature peinte : esquisse d’une typologie », Revue de l’art, n˚ 26, 1974, p. 48.
  • [3]
    Sur la peinture japonaise en général, on peut se référer, en langue française, aux ouvrages suivants : Terukazu Akiyama, La Peinture japonaise, Genève, Skira, 1977 ; Miyeko Murase, L’Art du Japon, Librairie générale française, 1996 ; Christine Shimizu, L’Art japonais, Paris, Flammarion, 2001.
  • [4]
    Niriko Takahashi, « Shigajiku no kôzô to ba (Structure et lieu des rouleaux verticaux de poème et peinture) » (en japonais), dans Ryûsaku Nagaoka (dir.), Studies in the History of Japanese Art 4, Sites of Artistic Production and Reception, University of Tokyo Press, 2005, p. 151-179.
  • [5]
    Charlotte van Rappard-Boon, Willem van Gulik, Keiko van Bremen-Ito, Catalogue of the Van Gogh Museum’s collection of Japanese prints, Amsterdam, Van Gogh Museum, 1991, p. 64.
  • [6]
    Sur le japonisme dans l’art occidental, voir notamment Geneviève Lacambre et al., Le Japonisme, catalogue d’exposition, Galeries nationales du Grand Palais, Paris ; Musée national d’art occidental, Tokyo, 1988.
  • [7]
    Voir Vincent Van Gogh, catalogue d’exposition, The National Museum of Western Art, Tokyo, 1985, p. 178-181 ; Vincent Van Gogh and Japan, catalogue d’exposition, The National Museum of Modern Art, Kyoto ; Setagaya Art Museum, Tokyo, 1992, p. 76-77.
  • [8]
    Vincent Van Gogh and Japan, op. cit., p. 81.
  • [9]
    Utagawa Yoshimori, La Courtisane Nishikigi de la Maison Daikoku, époque d’Edo, collection privée. Voir aussi Catalogue of the Van Gogh Museum’s collection of Japanese prints, op. cit., p. 297.
  • [10]
    Catalogue of the Van Gogh Museum’s collection of Japanese prints, op. cit., p. 208.
  • [11]
    Voir Atsushi Miura, « Les modalités de l’écriture dans la peinture française de la seconde moitié du xixe siècle », Textuel, n° 54, 2007, p. 113-131, repris dans Atsushi Miura, Histoires de peinture entre France et Japon, The University of Tokyo, collection UTCP, 2009, p. 147-164.

L’approche génétique de l’histoire de l’art nous oblige à repenser les rôles joués par l’écriture dans la peinture, qu’il s’agisse de la signature, du titre, ou des inscriptions de types variés. La peinture est complétée et modifiée par l’écriture, ce qui amène à penser que la genèse même de la peinture est étroitement liée à l’écriture. Ces modalités de l’écriture dans la peinture sont cependant absolument différentes en Occident et en Extrême-Orient, particulièrement au Japon.
Dans son essai sur René Magritte, Ceci n’est pas une pipe, Michel Foucault écrit : « Deux principes ont régné, je crois, sur la peinture occidentale depuis le quinzième jusqu’au vingtième siècle. Le premier affirme la séparation entre représentation plastique (qui implique la ressemblance) et référence linguistique (qui l’exclut). […] Les deux systèmes ne peuvent ni s’entrecroiser ni se fondre. » La remarque du penseur est confirmée par l’historien d’art, Jean-Claude Lebensztejn : « Dans l’espace de la représentation classique, de Raphaël à Cézanne, les inscriptions dans les tableaux sont rarement des inscriptions plaquées sur l’image, ou insérées arbitrairement dans celle-ci ; ce sont plutôt des représentations d’inscriptions figurant au titre d’objets réels dans l’espace des choses représentées. […] Dans cet espace iconique dont l’écriture est exclue, une exception, discrète mais insistante : la signature. » La séparation entre image et écriture, ou plutôt l’exclusion de l’écriture dans l’image, à l’exception de la signature (et parfois de la date, de la localisation e…


Date de mise en ligne : 29/09/2025

https://doi.org/10.3917/cnrs.biasi.2017.01.0323

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