Chapitre d’ouvrage

Le Baiser

Pages 212 à 224

Citer ce chapitre


  • Sanchez, S.
(2017). Le Baiser. Klimt (p. 212-224). Gallimard. https://shs.cairn.info/klimt--9782070462704-page-212?lang=fr.

  • Sanchez, Serge.
« Le Baiser ». Klimt, Gallimard, 2017. p.212-224. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/klimt--9782070462704-page-212?lang=fr.

  • SANCHEZ, Serge,
2017. Le Baiser. In : Klimt. Paris : Gallimard. Folio Biographies, p.212-224. URL : https://shs.cairn.info/klimt--9782070462704-page-212?lang=fr.

Notes

  • [1]
    B. Bettelheim, « La Vienne de Freud », art. cit., p. 45.
  • [2]
    Les portraits constituent à peu près un tiers de la production de Klimt d’après E. di Stefano, Gustav Klimt : l’or de la séduction, p. 136.
  • [3]
    F. Whitford, Gustav Klimt, p. 134.
  • [4]
    C. E. Schorske, Vienne fin de siècle : politique et culture, p. 261.
  • [5]
    Wolfgang G. Fischer, Gustav Klimt and Emilie Flöge : An Artist And His Muse, Woodstock (N. Y.), Overlook Press, 1992, cité dans Gustav Klimt. Vers un renouvellement de la modernité, p. 205-206.
  • [6]
    S. Partsch, Klimt. Sa vie et son œuvre, p. 275.
  • [7]
    Témoignage rapporté par C. M. Nebehay, Klimt, p. 196-197.
  • [8]
    Les biographes de Klimt ne situent pas tous à la même date la rencontre avec Egon Schiele. Christian M. Nebehay retient 1909 (Klimt, p. 181). Mais la plupart donnent l’été de 1907, voir John Collins, Gustav Klimt. Vers un renouvellement de la modernité, p. 206, et Erwin Mitsch, Egon Schiele, traduit de l’allemand en anglais par W. Keith Haughan, Londres, Phaidon, 2006, p. 7.
  • [9]
    F. Whitford, Gustav Klimt, p. 203.
  • [10]
    Minuscule insecte dont la larve se construit un fourreau de protection composé d’éléments divers, végétaux ou minéraux, récoltés au fond de la rivière qui est son élément naturel. Cette carapace peut ressembler à une mosaïque.
  • [11]
    Il était alors intitulé Liebespaar : « Le Couple », ou « Les Amants ».
  • [12]
    Parus à Leipzig, chez Zeitler.

« Je ne connais aucune autre ville au monde où les plus grands artistes du moment furent appelés à créer le bâtiment le plus moderne et le plus beau pour le seul usage des malades mentaux », écrivit Bruno Bettelheim avec, semble-t-il, une pointe d’admiration. La ville, bien sûr, c’était Vienne ; et le bâtiment, l’hôpital psychiatrique du Steinhof. Au centre de l’établissement, et dominant tout le paysage alentour, fut bâtie entre 1905 et 1907 l’église Saint-Léopold, un des monuments les plus importants de l’Art nouveau.
Ce chantier avait été confié à Otto Wagner qui s’entoura d’artistes et d’artisans gravitant autour de l’Atelier viennois. Kolo Moser réalisa des vitraux, Othmar Schimkowitz et Richard Luksch, des sculptures, Remigius Geyling et Leopold Forstner, des mosaïques, tandis que Rudolf Jettmar concevait les autels latéraux de l’église, dont le dôme de bronze doré pouvait rappeler celui du temple de la Sécession. À la même époque, Otto Wagner travaillait sur l’une de ses plus marquantes réalisations, la Caisse d’épargne de la Poste, qui fut inaugurée en décembre 1906 : avec cette construction de béton et d’aluminium, l’architecte confirmait un modernisme visionnaire dont il naîtrait le meilleur comme le pire.
Toujours vers la même période, un dandy un peu raté et incertain de son avenir arpentait les rues de Vienne. Sa moustache serait un jour célèbre. Admirateur de Karl Lueger, le maire antisémite de la ville, le jeune Adolf Hitler envisageait de devenir peintre et d’acquérir une notoriété au moins égale à celle du célèbre Klimt, quoique ses goûts l’attirassent vers des œuvres moins audacieuses…


Date de mise en ligne : 22/07/2021

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