7. L’introuvable alternative à l’UPC
Pages 167 à 190
Citer ce chapitre
- DELTOMBE, Thomas,
- DOMERGUE, Manuel
- et TATSITSA, Jacob,
- Deltombe, Thomas.,
- et al.
- Deltombe, T.,
- Domergue, M.
- et Tatsitsa, J.
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- Deltombe, T.,
- Domergue, M.
- et Tatsitsa, J.
- Deltombe, Thomas.,
- et al.
- DELTOMBE, Thomas,
- DOMERGUE, Manuel
- et TATSITSA, Jacob,
Notes
-
[1]
François Mitterrand, Présence française et abandon, Plon, Paris, 1957, p. 179 sq.
-
[2]
Richard Joseph, Le Mouvement nationaliste au Cameroun, op. cit., p. 166.
-
[3]
Claude GÉrard, Les Pionniers de l’indépendance, Éditions Intercontinents, Paris, 1975, p. 169-177.
-
[4]
Pierre Messmer, Les Blancs s’en vont, op. cit., p. 83.
-
[5]
AFP, 9 février 1950 (CARAN, microfilm 200 MI 2132) (cité in Frédéric Grah Mel, Félix Houphouët-Boigny, Maisonneuve et Larose, Paris, 2003, p. 583).
-
[6]
Georgette Elgey, La République des illusions, tome 1, op. cit., p. 618-619.
-
[7]
François Mitterrand, Aux frontières de l’Union française, op. cit., p. 25.
-
[8]
François Mitterrand, Ma part de vérité, Paris, 1969, p. 27 et 39.
-
[9]
Paul-Henri Sirieix, Félix Houphouët-Boigny. L’homme de la paix, Seghers, Paris, 1975, p. 142.
-
[10]
« Synthèse historique : l’évolution politique et des partis politiques dans la zone de défense AOF-Togo. Notice à l’usage des officiers du 2e bureau », 2e trimestre 1954, p. 89 (SHAT, 6H238).
-
[a]
Ce qui n’empêche pas l’UPC de continuer pendant des années, jusqu’à son exclusion formelle à l’été 1955, à se définir comme la « section camerounaise du RDA », comme pour mieux souligner qu’elle reste fidèle, elle, à la vocation originelle du mouvement.
-
[12]
François Mitterrand, Présence française et abandon, op. cit., p. 179 sq.
-
[13]
Afrique nouvelle, 11 mars 1953 (cité in Moussa Paye, « De l’AOF à la Communauté. L’Union sera française ou ne sera pas », in Charles Becker, Saliou Mbaye, Ibrahima Thioub (dir.), AOF, réalités et héritages. Sociétés ouest-africaines et ordre colonial. Actes du colloque sur le centenaire de l’AOF, Dakar, 1997, p. 425).
-
[14]
Assemblée nationale, 9 août 1951.
-
[15]
Voir François-Xavier Verschave, La Françafrique, op. cit.
-
[16]
Pierre Messmer, Après tant de batailles. Mémoires, Albin Michel, Paris, 1992, p. 211.
-
[17]
Cité in Paul-Henri Sirieix, Félix Houphouët-Boigny, op. cit., p. 123.
-
[18]
André Moutiez, « Rapport annuel de 1953 de la région Bamiléké », p. 41 (ANY, 3AC3292).
-
[19]
Entretiens des auteurs avec Paul Audat, Ferrières-les-Verreries, 25-26 juin 2007.
-
[20]
« Procès-verbal de la réunion du bureau du Kumzse, Foréké-Dschang », 7 août 1948 (ANY, APA 11337/A).
-
[21]
« Note de renseignements nº 1823/8/PS2 », p. 9 (ADD).
-
[22]
Laborde, « Note de renseignements », p. 16 (ANY, 2AC4193).
-
[23]
« Procès-verbal de passation de service de Granier à Borne », 10 novembre 1951 (CADN, FHCC/1).
-
[24]
Pierre Divol, « Étude sur l’Assemblée traditionnelle du peuple Bamiléké ou Kumzse », 19 août 1952, p. 13.
-
[25]
Ibid., p. 16.
- [26]
-
[27]
Emmanuel Mouterde, « Rapport annuel de la subdivision de Dschang », 1953, p. 33 (ANY, 3AC3291).
-
[28]
René Borne, « Rapport annuel de 1952 de la région Bamiléké », p. 24 (ANY, 3AC3292).
-
[29]
Lettre d’Hubert à Morel, 12 mars 1955, reproduite dans un courrier d’Ernest Ouandié à ses camarades, le 13 avril 1955 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[30]
Note de Georges Becquey, 12 octobre 1955 (ANY, 2AC4193).
-
[31]
René Borne, « Rapport annuel de 1952 de la région Bamiléké », loc. cit.
-
[32]
« Les émeutes de Mai. Livre blanc du gouvernement français », Yaoundé, 1955, p. 7 (cité par Richard Joseph, Le Mouvement nationaliste au Cameroun, op. cit., p. 192).
-
[33]
« Activités de l’Indecam » (ANY, 2AC81) (cité in Achille Mbembe, La Naissance du maquis au Sud-Cameroun, op. cit., p. 271).
-
[34]
Pierre Divol, « Rapport mensuel de septembre 1953 », direction de la Sûreté, p. 11 (ANY, 1AC306/UPC 1953/3).
-
[35]
Pierre Divol, « Études concernant des incidents de mai 1955 au Cameroun », 23 juin 1955 (CAOM, PA19).
-
[36]
Cité par Pierre PÉan, L’Homme de l’ombre. Éléments d’enquête autour de Jacques Foccart, l’homme le plus mystérieux et le plus puissant de la Ve République, Fayard, Paris, 1990, p. 200.
-
[37]
Discours prononcé par Emah Ottu, le 15 janvier 1962, à l’occasion de l’ouverture du IIIe Congrès national de l’UPC (Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales, Fonds publics de Jacques Foccart, FPU 466 – les références à ce fonds seront par la suite notées « CARAN, FPU ••• », ou « CARAN, FPR ••• »).
-
[38]
Jean Versel, Mémoires, non publié, p. 49-50.
-
[39]
« Note de renseignements », 2 septembre 1952 (ANY, 2AC4133).
-
[40]
Ibid.
-
[41]
Propos du chef supérieur de Manjab, membre de l’Esocam, en 1950 (cité in Achille Mbembe, La Naissance du maquis au Sud-Cameroun, op. cit., p. 279).
-
[42]
« Synthèse historique : l’évolution politique et des partis politiques dans la zone de défense AOF-Togo. Notice à l’usage des officiers du 2e bureau », loc. cit.
-
[43]
Ruben UmNyobÈ, « Pour le dénouement de la crise kamerunaise. Lettre à M. André-Marie Mbida, Premier ministre », 13 juillet 1957 (sous maquis), p. 30 (cité in Achille Mbembe, « Pouvoir des morts et langage des vivants. L’errance de la mémoire nationaliste au Cameroun », loc. cit., p. 49).
-
[a]
En référence à l’expression de Guy Mollet à la recherche de nationalistes algériens avec qui dialoguer en 1955
-
[45]
Guy Georgy, Le Petit Soldat de l’empire, op. cit., p. 45.
-
[46]
Entretien des auteurs avec André Bovar, Nantes, 5 février 2008.
-
[47]
Entretien des auteurs avec Paul Audat, Ferrières-les-Verreries, 25 et 26 juin 2007.
-
[48]
Lettre de Delavignette au ministère de la France d’outre-mer, 25 janvier 1945 (CAOM, 19PA).
- [49]
-
[50]
Richard Joseph, Le Mouvement nationaliste au Cameroun, op. cit., p. 314.
-
[51]
Entretien des auteurs avec André Bovar, Nantes, 5 février 2008.
-
[52]
Philippe Gaillard, Le Cameroun, op. cit., tome 1, p. 187.
-
[53]
Marthe MoumiÉ, Victime du colonialisme français, op. cit., p. 60.
-
[54]
Cité in Pierre Divol, « Rapport mensuel d’octobre 1953 », direction de la Sûreté, p. 18 (ANY, 1AC306/UPC 1953).
-
[55]
Georges Chaffard, Les Carnets secrets de la décolonisation, op. cit., tome 2, p. 354 ; et CARAN, FPU 468.
-
[56]
Jacques Rousseau, Mémoires (non publiés), p. 63.
-
[57]
Entretien des auteurs avec Jacques Rousseau, Paris, 6 février 2008.
-
[58]
Comptes rendus mensuels des séances de l’Académie des sciences coloniales, tome XIV, p. 515.
-
[59]
Cité in Louis Ngongo, Histoire des forces religieuses…, op. cit., p. 207-208.
-
[60]
Capitaine René Dorandeu, « Étude de géographie militaire de Yaoundé », s.d., document fourni par l’auteur.
-
[61]
« Analyse de la situation politique au Cameroun », exposé de M. Ribo, 1955 (SHAT, 6H237).
-
[62]
Lettre de Georges Spénale au secrétariat à la France d’outre-mer, 18 décembre 1954 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[63]
Voir par exemple la lettre qu’il envoie à Pierre Mendès France, alors président du Conseil, le 19 octobre 1954 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[64]
Échange de lettres entre Léon Pignon et Georges Spénale, décembre 1954 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[65]
Ibid.
-
[66]
SDECE, « Note de renseignement », 14 décembre 1954 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[67]
« Propagande et action psychologique des groupements extrémistes au Cameroun », avril 1955 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[68]
Subdivision d’EsÉka, « Rapport politique mensuel », avril 1954 (CAOM, Aff-Pol 3335).
-
[69]
Le Monde, 26 juin 1954.
-
[70]
Lettre de R. de Villelongue au Haut Commissaire de la France au Cameroun, 14 janvier 1955 (CAOM, Aff-Pol 3335).
Entre 1948 et 1954, la lutte acharnée contre l’UPC s’accompagne, de la part de l’administration française, de la recherche permanente d’alternatives camerounaises à même de contrer l’influence croissante des nationalistes. Cette stratégie représente déjà une forme d’aveu d’échec pour le colonialisme, puisque les Blancs du Cameroun admettent peu à peu qu’ils ne peuvent plus diriger seuls le pays, du moins ouvertement et directement, et que des relais locaux crédibles, siégeant à l’Assemblée territoriale du Cameroun (ATCAM), serviraient de contre-feux à la contestation upéciste.
Le premier aveu d’échec est celui des colons. Pour les plus durs d’entre eux, qui avaient rêvé en 1945 de transformer « leur » colonie en Afrique du Sud à la française, c’est-à-dire en dominion accaparé par les colons blancs s’affranchissant de la métropole, le réveil est difficile. Certes, leur poids démographique s’accroît, puisque leur nombre quadruple entre la fin de la guerre et 1952, avant d’augmenter encore de 50 %, grimpant jusqu’à 17 000 en 1956. Omniprésents dans les postes de direction économiques, cadres européens et « petits Blancs » déclassés restent également arc-boutés sur leurs positions politiques, via le premier collège électoral qui leur est réservé. Ils élisent les plus radicaux d’entre eux pour les représenter : à l’Assemblée nationale, Georges Molinatti, ex-président de l’Association des colons du Cameroun (Ascocam) et porte-parole des États généraux de la colonisation, est élu en 1951 (voir chapitre 1) ; et, au Sénat, Henri Chamaulte, élu en 1955, exploitant de caoutchouc au sein de la SAFA à Dizangué et adepte du travail forcé le plus brutal (voir chapitre 2)…
Date de mise en ligne : 25/10/2023
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