Remerciements
- Par Ethan B. Katz
Pages 561 à 570
Citer ce chapitre
- KATZ, Ethan B.,
- KATZ, Ethan B.,
- PESCHANSKI, Denis,
- ROUSSO, Henry
- et KATZ, Ethan,
- Katz, Ethan B..
- Katz, E.-B.
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- Katz, E.-B.
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- KATZ, Ethan B.,
- KATZ, Ethan B.,
- PESCHANSKI, Denis,
- ROUSSO, Henry
- et KATZ, Ethan,
1 Ce livre est le fruit de dix années de travail. C’est un grand plaisir que d’honorer ici les nombreuses dettes intellectuelles et personnelles accumulées en cours de route.
2 J’ai eu l’immense chance de bénéficier d’aides universitaires et de mentors sans lesquels ce livre n’existerait pas. À Amherst College, Ronald Rosbottom m’a aidé à cultiver une fascination pour la culture française et l’histoire de France, Gordie Levin m’a appris à appréhender de manière complexe l’histoire d’Israël et les relations judéo-arabes, David Blight et Lawrence Douglas m’ont poussé à explorer la dimension lyrique de l’histoire, et Catherine Epstein m’a incité à réécrire sans cesse et à choisir les perspectives les plus larges. Le poids de la fraternité a commencé à prendre forme à l’université du Wisconsin-Madison, où un groupe extraordinaire d’enseignants et d’étudiants a fortement influencé ma manière de faire de la recherche, d’envisager le passé et d’écrire l’histoire. J’ai eu la chance d’avoir deux directeurs de thèses exceptionnels, Laird Boswell et David Sorkin. Les ratures rouges de Laird sur mes premiers jets (pour lesquelles tous ses doctorants finissent par avoir une sorte d’affection) m’ont enseigné la concision d’écriture et de pensée, et m’ont appris à éviter les raccourcis. Laird m’a toujours invité à envisager des questions et des perspectives plus larges dans l’histoire de France. Une exigeante suggestion de David m’a poussé à repenser d’emblée toute la chronologie de l’ouvrage. J’ai bénéficié à maintes reprises de la scrupuleuse attention qu’il porte à la manière dont on compose efficacement une histoire à la fois sociale, culturelle et politique, et m’a fait comprendre les répercussions possibles de ma recherche sur l’histoire moderne des juifs. Suzanne Desan et Lou Roberts m’ont tous deux fait sortir de ma zone de confort intellectuel de manière à la fois productive et bienveillante, et m’ont aidé à repenser certains aspects essentiels de ce livre. Sans jamais se départir de leur bonne humeur, Laird, David, Suzanne et Lou ont toujours été pour moi de véritables mentors et de solides soutiens. Parmi les doctorants de Madison, Holly Grout, Adam Malka, Hunter Martin, Bill Meier et Sarah Segev-Wobick se sont montrés particulièrement généreux en temps, en amitié et en conseils.
3 Deux des années passées sur ce livre se sont déroulées à l’étranger, l’une en France et l’autre en Israël. Pendant mon année en France, j’ai renoué avec ma « famille française », les Tahar, chez qui j’avais vécu des années plus tôt comme étudiant étranger. C’est autour de leur table, en mangeant des plats comme le couscous et la tafina et en écoutant leurs souvenirs de Tunisie, que j’ai commencé à formuler les questions qui ont mené à ce livre. Entre ces deux séjours, d’abord avec Danielle et Richard à Paris, puis avec leur fille Isabelle et sa famille à Philadelphie, j’ai toujours pu compter sur un deuxième foyer. Mon année d’études en France m’a également fait rencontrer, à Strasbourg, la famille Engel – qui m’a offert un abri, mais aussi des histoires éclairantes sur la vie juive en Alsace et divers contacts dans cette ville. À Strasbourg toujours, Simon Dahan m’a raconté ses propres souvenirs, mais il m’a aussi donné accès au monde (et aux archives privées) du fascinant club sportif qu’est l’A. S. Menora. À Marseille, Bernard Sperro m’a offert un lieu à la fois confortable et abordable où me reposer après d’épuisantes journées de recherche, et m’a aimablement fait profiter de ses souvenirs et de ses contacts.
4 À Paris, à l’École pratique des hautes études, Esther Benbassa est devenue un mentor et m’a traité comme l’un de ses étudiants. Jean Laloum a facilité mes divers entretiens et m’a prodigué de précieux conseils. M’ayant reçu chez eux pendant une dizaine de jours, Gérard et Anne Chiffert ont manifesté un vif intérêt pour mon livre, et nous sommes restés amis depuis lors. À Paris toujours, Jean-Paul Keane, Daniella Doron et Naomi Davidson ont rendu agréable les recherches dans les archives et m’ont donné des conseils précieux. Martine Bernheim et Derri Berkani ont généreusement partagé leurs travaux de recherche et leurs conseils sur l’histoire de la Grande Mosquée de Paris. À Paris, à Marseille, à Strasbourg et ailleurs, j’ai eu l’occasion d’interroger nombre de musulmans, de juifs et de chrétiens et d’écouter leurs histoires. Ces personnes, dont le nom apparaît souvent dans ce livre, m’ont donné un aperçu, non seulement de leur vie fascinante, mais de la plus large réalité des interactions judéo-musulmanes en Méditerranée française.
5 Pendant mon année en Israël, j’ai bénéficié de la chaleur et de la gentillesse extraordinaires de gens qui font désormais partie de ma famille : Chaim, Iris, Adi (et Hagit) Caspi, ainsi que leur famille étendue. J’ai une dette spéciale à l’égard de Zvi et de Halah Caspi, les regrettés grands-parents de mon épouse, qui m’ont invité chaque semaine pour le déjeuner du shabbat, et de Dov Zanutski, qui m’a accueilli et encouragé lors d’une mémorable visite à Haïfa. À l’École internationale Rothberg de l’Université hébraïque de Jérusalem, j’ai beaucoup appris de mes enseignants de l’ulpan, à propos de la culture hébraïque mais aussi israélienne. Le séminaire de Jay Berkovitz à l’École Rothberg m’a permis de rencontrer un autre mentor. Mes amis et collègues Scott Ury et Ofer Ashkenazi m’ont aidé à me frayer un chemin dans les institutions israéliennes, et nos discussions ont régulièrement affiné mon analyse.
6 J’ai eu la chance de passer l’année universitaire 2009-2010 en qualité d’enseignant post-doctorant au Katz Center for Advanced Judaic Studies de l’université de Pennsylvanie. Je sais gré au directeur du centre, David Ruderman, de m’avoir invité à prendre part aux débats consacrés cette année-là au sujet « La laïcité et ses insuffisances : le point de vue des études juives », et d’avoir rendu mon séjour aussi agréable que stimulant. Mes discussions avec d’autres enseignants du centre m’ont ouvert de nouvelles perspectives sur l’histoire juive en général, et m’ont fait mieux voir les questions essentielles qui fondent ce livre. Je suis notamment redevable aux conseils, aux idées et au soutien d’Annette Aronowicz, de David Myers, d’Amnon Raz-Krakotzkin et de Yael Zerubavel. En dirigeant un ouvrage collectif avec Ari Joskowicz, j’ai appris bien des choses que l’on retrouvera ici, et Ari m’a donné des conseils extrêmement précieux après avoir lu certaines parties du manuscrit. Pendant mon année à l’université de Pennsylvanie, j’ai eu l’immense chance de rencontrer un merveilleux ami et compagnon intellectuel, Jonathan Gribetz. Il m’a toujours poussé à renouveler mon approche de mon sujet, a lu et relu des passages de mon manuscrit avec une rigueur sans égale, m’a offert des conseils avisés dans bien des cas, et m’a soutenu quand j’en avais le plus besoin.
7 Depuis mon arrivée à l’université de Cincinnati, je bénéficie de l’environnement intellectuel très riche du département d’Histoire. Le cinquième chapitre de ce livre a été grandement amélioré par des commentaires entendus au séminaire de recherche du département. De nombreux collègues ont discuté avec moi d’autres parties du livre. Particulièrement précieuses ont été les questions et suggestions de Lily Frierson, Maura O’Connor, Steve Porter et Willard Sunderland. Pendant mon année au Taft Center, mes collègues chercheurs – Vanessa Carbonell, Sarah Jackson, Wendy Kline et Adrian Parr – ont porté un regard éclairant sur mes analyses et sur mon écriture. Peu avant la publication de ce livre, Susan Karr a généreusement relu l’intégralité du manuscrit et m’a donné à la fois de nombreux conseils et des encouragements bienvenus. Mes deux assistants de recherche, Yaël Herskowitz à Jérusalem et Jordan Hager-Cuntz à Cincinnati, se sont montrés aussi travailleurs que compétents.
8 J’ai été invité à partager ma recherche dans de nombreux cadres où j’ai reçu des retours et des encouragements. Certains d’eux se sont avérés particulièrement profitables pour ce livre : l’atelier d’études juives de l’université d’Illinois – Urbana Champagne, que dirige Matti Bunzl ; un colloque sur le sujet « Juifs et musulmans dans les marges de la nation française », organisé par Sarah Fainberg à l’université de Georgetown ; les séances de présentation des recherches en cours, en Études juives modernes, dans le cadre du colloque de l’Association for Jewish Studies (AJS) organisé par Julia Phillips Cohen et Claire Sufrin ; un colloque organisé par Joshua Cole au Frankel Center de l’université du Michigan ; le groupe d’étude « Les juifs dans l’Europe moderne », au Centre d’études européennes de Harvard, que dirigent Phyllis Cohen Albert et Alex Sagan ; enfin, le séminaire Posen qu’anime Sven-Erik Rose à l’université de Miami. À l’occasion de deux colloques que j’ai co-organisés – le premier : « Race, religion et laïcité dans les relations judéo-musulmanes », avec Jonathan Gribetz au Katz Center de l’université de Pennsylvanie ; le second : « L’histoire juive après la période impériale », avec Lisa Moses Leff et Maud Mandel à l’université Brown –, j’ai tiré grand profit des commentaires et des interventions des autres participants.
9 Certains autres collègues et amis m’ont fourni des conseils précieux au long du chemin. Kimberly Arkin, Rachel Chrastil, Adam Malka, Julia Clancy-Smith, David Myers, Derek Penslar, Paul Silverstein, Joan Wallach Scott, Moshe Sluhovsky, Sarah Abrevaya Stein et Judith Zinsser ont tous lu des passages du manuscrit et transmis des critiques et des suggestions fort utiles. Dès le début, Sarah Sussman m’a généreusement accordé du temps et des conseils. Todd Shepard, dont les travaux ont fortement influencé ma propre réflexion, m’a donné des conseils avisés à propos de l’Introduction. J’ai eu la chance de rencontrer Paris Papamichos Chronakis, qui a généreusement relu le chapitre 2 et m’a ouvert de nouvelles perspectives grâce à sa connaissance intime de l’histoire de la Méditerranée. Chris Silver a aimablement partagé son savoir en matière de musique arabe. Depuis que j’ai commencé ce livre, Rena Lauer, Lisa Moses Leff et Jessica Marglin sont devenues des amies très chères et des interlocutrices irremplaçables. Chacune d’elles a lu de larges parties du livre, m’a offert de précieux conseils et un indispensable soutien. Daniel Sherman a été pour moi un enviable mentor. Ses commentaires incisifs m’ont permis d’améliorer l’Introduction, et ses conseils se sont avérés essentiels quand il s’est agi de trouver un éditeur pour ce livre.
10 Je me féliciterai toujours d’avoir consulté un peu trop longtemps un inventaire d’archives, à Aix-en-Provence, incitant ainsi Joshua Cole à venir me parler à ma table de travail. Depuis, nos échanges de ce jour-là sur les émeutes de 1934 à Constantine se sont mués en une longue discussion sur bien d’autres sujets qui nous intéressent tous deux. Josh a lu l’intégralité du manuscrit et, en maintes occasions, m’a beaucoup appris sur la manière dont il convient d’écrire à propos de l’Algérie coloniale, de la race, de l’ethnie et de bien d’autres sujets historiques délicats. Les dernières phases de la rédaction de livre ont profité de l’énergie de Daniel Schroeter. Ses commentaires subtils et avisés à propos du manuscrit sont à l’origine de nombreuses améliorations, petites et grandes. En découvrant, il y a une dizaine d’années, que Maud Mandel commençait son propre livre sur les juifs et les musulmans en France, je n’aurais pu imaginer quelle chance cela serait pour moi. Cette collègue d’une générosité extraordinaire est devenue un mentor précieux et une amie très chère, et ce livre doit beaucoup à sa collaboration. Elle a lu pratiquement chaque mot du manuscrit, partagé ses propres brouillons, ses sources et ses idées, et a collaboré avec moi sur divers projets associés.
11 Tout auteur envierait l’aide que j’ai reçue au cours de la préparation et de la production de ce livre. Aux éditions Harvard University Press, mon éditeur Andrew Kinney s’est aussitôt intéressé au projet, qu’il a défendu avec enthousiasme du début à la fin. En cours de route, il m’a prodigué d’utiles conseils éditoriaux portant sur le fond comme sur la forme. Katrina Vassallo m’a aidé à obtenir nombre d’images et d’autorisations. Dans les dernières étapes, Kimberly Giambattisto s’est révélée une relectrice hors pair. Andrew, Katrina et Kimberly se sont tous montrés d’une grande patience. Isabelle Lewis a su créer des cartes qui rendent bien plus compréhensibles les espaces urbains évoqués dans ce livre.
12 J’aimerais remercier mes collègues de France, des États-Unis et d’Israël qui ont bien voulu considérer ce livre avec bienveillance dans sa version anglaise et lui ont assuré une place parmi les études françaises et les études juives. Je suis heureux que ce livre soit accessible en langue française. J’ai particulièrement apprécié l’enthousiasme immédiat d’Henry Rousso et Denis Peschanski que je remercie vivement. Ils ont considéré que ce livre pourrait intéresser le public français et m’ont aidé avec rigueur et attention pour cette édition. Mon traducteur, Patrick Hersant, a dépassé toutes mes attentes. Sa prose a respecté les nuances et surpassé en élégance le texte original. Plus encore, il a recherché sans relâche les références et citations, m’épargnant du temps et quelques migraines.
13 J’ai reçu pour ce livre le généreux soutien financier de plusieurs institutions. Au cours de mon doctorat : la bourse George L. Mosse, à l’université du Wisconsin – Madison puis à l’Université hébraïque de Jérusalem ; la bourse Chateaubriand du ministère français des Affaires étrangères ; la bourse d’étude Vilas de l’école doctorale de l’université du Wisconsin ; le prix John B. and Theta H. Wolf de la Society for French Historical Studies ; la bourse de thèse Maurice et Marilyn Cohen de la Fondation pour la culture juive ; une bourse doctorale de la Memorial Foundation for Jewish Studies m’a financé par deux fois. Après l’obtention du doctorat : le Katz Center for Advanced Judaic Studies à l’université de Pennsylvanie ; la bourse annuelle Charles Phelps du Taft Research Center à l’université de Cincinnati ; une bourse de recherche Taf pour un été ; et le UC Faculty Development Council.
14 De nombreux archivistes et bibliothécaires se sont donné du mal pour m’apprendre le fonctionnement de leur système d’archives, m’aider à faire le lien entre leurs trésors et mon projet (tâche souvent décourageante) et à localiser des dossiers pour moi. Je songe notamment aux personnels des établissements suivants : à Paris et ses environs, les Archives de l’Alliance israélite universelle (en particulier Rose Levyne et Jean-Claude Kuperminc), le Centre de documentation juive contemporaine au Mémorial de la Shoah (notamment Lior Lalieu Smadja), les Archives du Consistoire israélite central de France (notamment Jean-Marc Lévy), les Archives de la Préfecture de Police, les Archives du ministère des Affaires étrangères, les Archives de l’association Génériques, les Archives nationales, la Bibliothèque nationale, les Archives de la Ville de Paris, les Archives du CASIP-COJASOR (notamment Laure Politis), le Centre des archives contemporaines et le Centre culturel Algérien ; à Marseille, les Archives départementales des Bouches-du-Rhône, les Archives municipales de Marseille, les Archives de la chambre de Commerce et la Bibliothèque de l’Arsenal ; à Strasbourg, les Archives départementales du Bas-Rhin, les Archives du Consistoire du Bas-Rhin, les Archives de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg et la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg ; à Aix-en-Provence, le Centre des Archives d’Outre-mer ; à Nantes, le Centre des Archives diplomatiques de Nantes ; à Jérusalem, les Archives de l’American Joint Distribution Committee, les Central Zionist Archives et la Bibliothèque nationale de l’Université hébraïque ; à Madison, la Memorial Library de l’université du Wisconsin ; et à Cincinnati, la Klau Library du Hebrew Union College – Jewish Institute of Religion (notamment Dan Rettberg) et la bibliothèque Langsam de l’université de Cincinnati (notamment Sally Moffitt). Je sais gré à plusieurs de ces institutions de m’avoir autorisé à reproduire des images dans ce livre. Nous avons tout fait pour retrouver les ayants droit et obtenir l’autorisation de reproduction de certaines images. Je m’excuse par avance pour toute erreur éventuelle ; toute correction demandée sera dûment reportée dans les futures éditions de ce livre.
15 De courts passages de ce manuscrit ont paru dans diverses publications. Des passages de mon développement sur les émeutes de Constantine, au chapitre 2, ont paru sous le titre « Constantine Riots (1934) » dans Norman Stillman (dir.), Encyclopedia of the Jews in the Islamic World (Boston, Brill, 2010) et « Between Emancipation and Persecution : Algerian Jewish Memory in the Longue Durée » dans le Journal of North African Studies, vol. 17, n° 5 (2012), p. 793-820. Des passages du chapitre 3 ont paru sous une forme très différente dans « Did the Paris Mosque Save Jews ? A Mystery and Its Memory », Jewish Quarterly Review, vol. 102, n° 2 (2012), p. 256-287 (traduction française, avec quelques corrections mineures : « La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs ? Une énigme, sa mémoire, son histoire », trad. Anny Bloch-Raymond, Diasporas, n° 21, 2013, p. 128-155) et « Secular French Nationhood and its Discontents : Jews as Muslims and Religion as Race », dans Ari Joskowicz et Ethan Katz (dir.), Secularism in Question : Jews and Judaism in Modern Times (Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2015). Une partie des développements consacrés au sionisme et au nationalisme arabe aux chapitres 1, 2 et 3 ont paru dans « Tracing the Shadow of Palestine : the Zionist-Arab Conflict and Jewish-Muslim Relations in France, 1914-1945 », dans Nathalie Debrauwere-Miller (dir.), The Israeli-Palestinian Conflict in the Francophone World (New York, Routledge, 2010). Quelques éléments du livre sont brièvement abordés dans « In the Shadow of the Republic : A Century of Coexistence and Conflict », dans Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora (dir.), Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours (Paris, Albin Michel, 2013).
16 Mes dettes les plus importantes sont les plus personnelles. Je dois plus à ma famille que je ne saurais l’exprimer ici. Mes grands-parents Floyd Cohn, Ann Cohn et Fred Katz, ma tante Florence et mon oncle Hanley Cohn, ainsi que mes tantes Joanne Katz et Michelle Bartlett, m’ont tous apporté aide et soutien depuis mon plus jeune âge. Non seulement ils m’ont entouré dans le succès comme face aux échecs, mais ils m’ont donné une assise. Mon frère Matthew Katz est devenu mon meilleur ami avant même de savoir marcher. Notre lien est d’une force exceptionnelle et je sais que je peux compter sur lui en toutes circonstances. Il a même promis qu’il lirait ce livre – et il sait bien que, même s’il ne tient pas parole, mon amour fraternel lui est acquis.
17 Mes parents, Allan Katz et Nancy Cohn, ont enseigné à leurs enfants des valeurs – bonté, compassion, travail, citoyenneté – qui continuent de les inspirer chaque jour. De longs voyages en France et en Israël, de passionnantes conversations sur la politique, l’engagement civil, les préjugés et la coexistence, tout cela a profondément marqué mon enfance et mon adolescence ; je pense et j’espère que leur empreinte est perceptible dans ces pages. Parce qu’ils m’ont montré par l’exemple ce qu’est une vie au service des autres, permis de saisir les occasions les plus diverses et apporté leur amour et leur soutien inconditionnels, j’ai pu non seulement suivre le chemin qui a conduit à ce livre, mais penser qu’il y avait là une certaine utilité.
18 Hagit Caspi, ma compagne de toujours, est la personne qui a le plus longtemps vécu avec ce livre. Juifs et musulmans en France a été écrit et réécrit à l’ombre de notre histoire d’amour intercontinentale, puis de notre mariage. Les thèmes et les personnages du livre se sont sans cesse invités dans notre vie. Non contente de partager avec moi toutes les étapes qui ont conduit à ce livre avec une constance sans faille, Hagit m’a offert bien plus d’utiles suggestions, de questions subtiles et de commentaires incisifs qu’elle-même ne s’en doute. Elle a supporté mes absences physiques (et mentales) avec une patience et une bienveillance sans égales.
19 Daniel Ephraim nous a rejoints pour les deux dernières années de ce travail. Sa curiosité, sa douceur, son intelligence précoce et ses cordes vocales ont apporté aux étapes de relecture la couleur, la distraction et la perspective nécessaires. S’il lit un jour ce livre, j’espère qu’il sera fier de son Abba.
20 C’est peu de dire que j’ai reçu beaucoup d’aide tout au long de ce travail. Il va sans dire que je suis seul responsable des éventuelles erreurs ou approximations qui resteraient.
Date de mise en ligne : 29/10/2019