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III. La quête de l’inclusion

Pages 61 à 86

Citer ce chapitre


  • Magnette, P.
(2006). III. La quête de l’inclusion. Judith Shklar : Le libéralisme des opprimés (p. 61-86). Michalon. https://shs.cairn.info/judith-shklar--9782841863327-page-61?lang=fr.

  • Magnette, Paul.
« III. La quête de l’inclusion ». Judith Shklar Le libéralisme des opprimés, Michalon, 2006. p.61-86. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/judith-shklar--9782841863327-page-61?lang=fr.

  • MAGNETTE, Paul,
2006. III. La quête de l’inclusion. In : Judith Shklar Le libéralisme des opprimés. Paris : Michalon. Le Bien Commun, p.61-86. URL : https://shs.cairn.info/judith-shklar--9782841863327-page-61?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « Positive Liberty, Negative Liberty… », op. cit., p. 115.
  • [2]
    Cf. « The Liberalism of Fear », op. cit., pp. 10-11.
  • [3]
    Ibid., p. 10.
  • [4]
    « Positive Liberty, Negative Liberty… », op. cit., p. 124.
  • [5]
    Ibid., p. 123.
  • [6]
    « What is the Use of Utopia ? », op. cit., p. 189
  • [7]
    Ibid., p. 188 et p. 190.
  • [8]
    « Positive Liberty, Negative Liberty… », op. cit., p. 115.
  • [9]
    « Rethinking the Past », op. cit., pp. 357-358.
  • [10]
    « Hannah Arendt as Pariah » (1983), in Political Thought and Political Thinkers, op. cit., p. 373.
  • [11]
    « Life of Learning », op. cit., p. 277.
  • [12]
    « Positive Liberty, Negative Liberty… », op. cit., p. 112.
  • [13]
    Judith N. Shklar, American Citizenship, The Quest for Inclusion, Cambridge, Harvard University Press, 1991, p. 8.
  • [14]
    « Positive Liberty, Negative Liberty… », op. cit., p. 120.
  • [15]
    Ibid., p. 112.
  • [16]
    Seyla Benhabib, « Judith Shklar’s Dystopic Liberalism », in Bernard Yack (dir.), Liberalism without Illusions, op. cit., p. 57.
  • [17]
    Faces of Injustice, op. cit., p. 37.
  • [18]
    Ibid., p. 90.
  • [19]
    Ibid., p. 57.
  • [20]
    Ibid., p. 58.
  • [21]
    Ibid., p. 83.
  • [22]
    Id.
  • [23]
    Faces of Injustice, op. cit., p. 12.
  • [24]
    Ibid., p. 101.
  • [25]
    Ibid., p. 38.
  • [26]
    Ibid., p. 126.
  • [27]
    Ibid., p. 55.
  • [28]
    Ibid., p. 65.
  • [29]
    Ibid., p. 81.
  • [30]
    Ce premier argument n’est pas l’essentiel pour Shklar, qui note que « révéler les promesses non tenues des traditions idéologiques n’est certainement pas la seule forme de critique sociale efficace, ni, généralement, la plus appropriée », in American Citizenship, op. cit., p. 99.
  • [31]
    Judith N. Shklar, « Jean-Jacques Rousseau and Equality » (1978), in Political Thought and Political Thinkers, op. cit., p. 289.
  • [32]
    American Citizenship, op. cit., p. 100. Shklar ajoute « mais sans doute ne le ferons-nous pas ».
  • [33]
    Ibid., p. 63.
  • [34]
    Ibid., p. 72.
  • [35]
    Ibid., p. 94.
  • [36]
    Ibid., p. 98.
  • [37]
    Ibid., p. 99.
  • [38]
    Michael Walzer, « On Negative Politics »in Bernard Yack, Liberalism without Illusions, op. cit., p. 21.
  • [39]
    Faces of Injustice, op. cit., p. 49.
  • [40]
    Ibid., p. 55.

En apparence, le libéralisme de Shklar ressemble à la défense de la « liberté négative », telle que Isaiah Berlin notamment l’a définie. En se concentrant sur l’évitement du pire, Shklar paraît s’inscrire dans une conception classiquement libérale de l’État : il s’agit de prévenir les atteintes à l’intégrité et à l’autonomie de l’individu, rien de plus. Partageant les doutes de Berlin quant à notre faculté de connaître l’homme et la vie sociale, sa conscience de l’irréductibilité des conflits moraux, et sa méfiance instinctive à l’égard des bonnes intentions politiques, toujours susceptibles d’anéantir la liberté de l’individu sous prétexte de faire son bonheur, Shklar appartient bien en effet à la grande tradition du scepticisme politique. Ce qui, par ailleurs, la distingue de cette lignée intellectuelle et donne à sa pensée une coloration singulière c’est sa volonté d’échapper au conservatisme des sceptiques qui, comme Isaiah Berlin parfois et surtout Michael Oakeshott, choisissent l’immobilisme par peur des conséquences néfastes de l’action publique.
À la conception négative de la liberté défendue par Berlin, Shklar adresse deux critiques fondamentales. La première, d’ordre épistémologique, consiste à nuancer le scepticisme de Berlin. S’il est vrai, comme il le soutient, que les conceptions morales de nos sociétés postmétaphysiques sont variées et souvent irréconciliables, il est excessif d’en déduire que nous n’avons aucun moyen de former un choix politique juste. Shklar concède – avec une certaine ironie dans le ton – qu’elle partage « la crainte de ceux qui pensent que si l’on fait la moindre concession à la liberté positive, on est déjà sur la pente glissante qui conduit à l’enfer totalitair…


Date de mise en ligne : 15/09/2019

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