Journalisme
Pages 1 à 110
Citer ce chapitre
- VILLEPREUX, Olivier,
- Villepreux, Olivier.
- Villepreux, O.
https://doi.org/10.3917/anamo.ville.2021.01.0001
Citer ce chapitre
- Villepreux, O.
- Villepreux, Olivier.
- VILLEPREUX, Olivier,
https://doi.org/10.3917/anamo.ville.2021.01.0001
Être journaliste, ou l’avoir été, ne garantit pas d’avoir une juste vision du journalisme. Cela permet au moins de placer les questions à l’endroit précis où l’intérêt public rejoint la pratique du métier. Je suis journaliste, mais un journaliste sans journal, et cette condition m’a conduit, ces dernières années, à m’interroger sur ce qu’est devenu le travail qui consiste à produire des informations et à les rendre publiques. On peut, de ce point de vue, partir de la défaite de Donald Trump lors de la dernière élection présidentielle aux États-Unis. Elle a fourni en effet un tableau assez complet du rôle du journalisme. En suivant le processus électoral, dont il est en partie garant (c’est une particularité américaine), et en démontant les mensonges du Président républicain sur les réseaux sociaux, la presse a concouru à la victoire de Joe Biden. Bien sûr, tous les médias n’ont pas lâché Donald Trump, mais ses soutiens les plus jusqu’au-boutistes étaient des publications assez peu sérieuses dans leurs méthodes de travail, au point que Fox News, chaîne conservatrice partisane, qui se devait de rester crédible après Trump, s’est inclinée face à l’évidence, annonçant le 3 novembre 2020 la défaite de son favori dans l’Arizona. En guise de représailles, le déni présidentiel fut repris à son compte notamment par Newsmax (site Internet propriété de l’un de ses amis), qui voyait son audience monter en flèche, quitte à faire de la désinformation.
Dans ce match d’influence entre course à l’audience et information, la presse traditionnelle comme l…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
5,99 €