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« Elle n’a pas même épargné ses membres ! » Parliamentary Purging at the National Convention between 1793 and 1795

Pages 77 to 105

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  • Harder, M.,
  • Translated from the French by Johnson, J.
(2015). « Elle N’a Pas Même Épargné Ses Membres ! » Parliamentary Purging at the National Convention Between 1793 and 1795. Annales historiques de la Révolution française, No 381(3), 77-105. https://doi.org/10.4000/ahrf.13615.

  • Harder, Mette.,
  • et al.
« “Elle n’a pas même épargné ses membres !” Parliamentary Purging at the National Convention between 1793 and 1795 ». Annales historiques de la Révolution française, 2015/3 No 381, 2015. p.77-105. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/journal-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2015-3-page-77?lang=en.

  • HARDER, Mette,
  • Translated from the French by JOHNSON, Joan,
2015. « Elle n’a pas même épargné ses membres ! » Parliamentary Purging at the National Convention between 1793 and 1795. Annales historiques de la Révolution française, 2015/3 No 381, p.77-105. DOI : 10.4000/ahrf.13615. URL : https://shs.cairn.info/journal-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2015-3-page-77?lang=en.

https://doi.org/10.4000/ahrf.13615


Notes

  • [1]
    For the debate on the existence and composition of a “Girondin” group, see M.J. Sydenham, The Girondins (London: University of London Athlone Press, 1961); Alison Patrick, The Men of the First French Republic: Political Alignments in the National Convention of 1792 (Baltimore: Johns Hopkins University Press, 1972). See also: Sydenham, “The Montagnards and Their Opponents: Some Considerations on a Recent Reassessment of the Conflicts in the French National Convention, 1792-93,” in The Journal of Modern History 43, No. 2 (Jun., 1971), p. 287-293; Sydenham, “The Girondins and the Question of Revolutionary Government: A New Approach to the Problem of Political Divisions in the National Convention,” in French Historical Studies 10, No. 2 (Autumn, 1977), p. 342-348; Patrice Higonnet, “The Social and Cultural Antecedents of Revolutionary Discontinuity: Montagnards and Girondins,”, in The English Historical Review 100, No. 396 (Jul., 1985), p. 513-544; Michael S. Lewis-Beck; A. Hildreth; Alan B. Spitzer, “Was There a Girondist Faction in the National Convention, 1792-1793?,” in French Historical Studies, 15, No. 3 (Spring, 1988), p. 519-536.
  • [2]
    « La république doit se purger des crimes qui l'infectent. » Georges Couthon, Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité, séant aux ci-devant Jacobins de Paris, séance du 11 germinal II, Réimpression de l'ancien Moniteur [Réimpression] (Paris: Plon Frères, 1847), Vol. 20, p. 135.
  • [1]
    Michel Biard, La Liberté où la mort: Mourir en député 1792-1795 (Paris: Tallandier, 2015); Michel Biard, Hervé Leuwers (ed), Visages de la Terreur (Paris: Armand Colin, 2014); Marisa Linton, Choosing Terror: Virtue, Friendship and Authenticity in the French Revolution (Oxford: Oxford University Press, 2013); Colin Jones, “The Overthrow of Maximilien Robespierre and the “Indifference” of the People,” in The American Historical Review 119, No. 3 (2014): p. 689-713; Jones, “9 Thermidor: Cinderella among Revolutionary Journées,” in French Historical Studies 38, No. 1 (2015): p. 9-31.
  • [2]
    With the notable exception of works on the `last Montagnards' by Françoise Brunel. See, for example, Françoise Brunel and Sylvain Goujon, Les Martyrs de Prairial: Textes et documents inédits (Genève: Georg, 1992); Brunel, “Mélanges sur l'historiographie de la Réaction thermidorienne pour une analyse politique de l'échec de la voie jacobine,” in AHRF LI (1979), p. 456-474; Brunel, “L'épuration de la Convention nationale en l'an III,” in Michel Vovelle (Ed.), Le Tournant de l'an III – Réaction et Terreur blanche dans la France révolutionnaire (Paris: CTHS, 1997), pp. 15-26.
  • [3]
    « Que vous demandaient les factieux après le 31 mai ? Ils vous disaient : Epurez-vous, et cent de nos collègues ont été proscrits, et la France a été couverte de bastilles et d'échafauds […]. Trop longtemps […] comprimés par la terreur, vous avez enfin abattu la tyrannie […]. Eh bien, depuis cette époque, que vous a-t-on demandé ? de vous épurer. Cent autres députés ont été proscrits, et l'on vous demande de vous épurer encore. On ne cessera de le demander avec une nouvelle fureur, tant que vous fendrez de croire en avoir besoin. » Edmond-Louis-Alexis Dubois-Crancé, Réimpression, Vol. 25, p. 411.
  • [4]
    See, for example, Stephen Clay, “Vengeance, justice and the reactions in the Revolutionary Midi,” in French History 23, No. 1(2009): p. 22-46.
  • [5]
    Jean-Clément Martin, Violence et Révolution: Essai sur la naissance d'un mythe national (Paris: Seuil, 2006); Annie Jourdan, “Les discours de la terreur à l'époque révolutionnaire (1776-1798): Etude comparative sur une notion ambiguë,” French Historical Studies 36, No. 1 (2013): p. 51-81.
  • [6]
    « Je vis Saint-Just et Dumas conduits par détachement armé et suivis de la foule. Accouplés par une corde, ils marchaient la tête baissée, l'air honteux, comme des filous pris sur le fait. C'était un spectacle pénible que celui d'un jeune homme de 26 ans, d'une figure intéressante, spirituel, instruit, d'un caractère ardent et fort, plein d'avenir, traîné à l'échafaud […]. » Antoine-Claire Thibaudeau, Mémoires sur la convention et le directoire, edited by François Pascal (Paris: SPM, 2007), p. 119.
  • [7]
    « Voyez quelle fut jusqu'ici le prix de ses longs et pénibles travaux : de tous ses membres, la plupart ont été frappés de proscription : les uns ont été conduits à l'échafaud, les autres forcés de se donner eux-mêmes la mort : ceux-ci, vous les avez vu plongés dans les cachots, ceux-là n'ont trouvé d'azyle [sic] que dans des cavernes obscures et souterraines […]. Quel bataillon est jamais revenu plus mutilé d'un combat ? » Anon., Les Adieux de la Convention nationale au peuple français. Paris: De l'Imprimerie Française, [1795]), p. 3-4. BNF 8- LB41- 4622.
  • [8]
    Biard, La Liberté où la mort, p. 195.
  • [9]
    Selon le Conventionnel Baudot, les expulsions et les arrestations frappent surtout « les membres les plus éloquents de la Convention » qui ont « presque tous péri dans les luttes orageuses de cette Assemblée, parce qu'ils étaient les plus en vue et, par conséquent, les plus exposés aux passions haineuses, tels que Vergniaud, Guadet, Gensonné, Condorcet, Danton, Billaud-Varennes, Saint-Just, Robespierre même et d'autres. » Marc-Antoine Baudot, “Les orateurs de la Convention,” in Notes Historiques sur la Convention Nationale, le Directoire, l'Empire et l'Exil des Votants (Paris: D. Jouaust, 1893), p. 293.
  • [10]
    Charles Walton, Policing Public Opinion in the French Revolution: The Culture of Calumny and the Problem of Free Speech (Oxford ; New York: Oxford University Press, 2009), p. 153-157; p. 216.
  • [11]
    « Les représentants de la nation sont inviolables : ils ne pourront être recherchés, accusés ni jugés en aucun temps, pour ce qu'ils auront dit, écrit ou fait dans l'exercice de leurs fonctions de représentants. » “Constitution des 3-14 Septembre 1791. SECTION V. Réunion des représentants en Assemblée nationale législative. Art. 7,” Reprinted in Jean Tulard, Jean.-François Fayard, Alfred Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 (Paris: R. Laffont, 1987), p. 681.
  • [12]
    See Walton, Policing Public Opinion, p. 154-157.
  • [13]
    R.R. Palmer, Twelve Who Ruled – The Year of the Terror in the French Revolution (Princeton, Princeton UP, 1989), p. 132.
  • [14]
    For a good example of this type of language, see, for example, Thibaudeau's reference to the « caractère sacré du représentant du peuple » Antoine-Claire Thibaudeau, Réimpression, Vol. 24, p. 522. See also Jacobin Club 18 nivôse II, Réimpression, Vol. 19, p. 166-167; Georges Couthon, Réimpression, Vol. 19, 13.
  • [15]
    See M.J. Sydenham, Léonard Bourdon – The Career of a Revolutionary, 1754-1807 (Waterloo, Ontario: Wilfrid Laurier University Press, 1999), p. 149.
  • [16]
    C.N. 1 germinal III, Réimpression, Vol. 24, p. 34. For further discussion of this law, see also Paul Friedland, Political Actors – Representative Bodies and Theatricality in the Age of the French Revolution (Ithaca; London: Cornell University Press, 2002), p. 298.
  • [17]
    `In the Convention, it was open war from the start.' Norman Hampson, “Robespierre and the Terror”, in Colin Haydon; William Doyle (Eds.), Robespierre (Cambridge: Cambridge University Press, 1999), p. 163.
  • [18]
    See J.-D. Schubert, Faustkampf des National Convents in Paris im December 1792 (s.l.n.d, Germany, 1793-1795). BNF Richelieu. Estampes et photographie. QB-1 (1792-12)–FOL. MFILM M-101769.
  • [19]
    Jean-François-Bertrand Delmas, Réimpression, Vol. 16, p. 112-113.
  • [20]
    « Feuille des rapports […] le 30 avril, l'an 2e […] », Rapports de police sur Paris. 1792-an II. AN AF/IV/1470.
  • [21]
    « Je demande que quand Marat parlera a cette tribune, elle soit a l'instant purifiée. » As cited in Jean-Paul Marat, Œuvres de J.-P. Marat (l'Ami du Peuple) Recueillies et Annotées par A. Vermorel (Paris: Décembre-Alonnier, 1869), p. 250.
  • [22]
    See note on Lanjuinais (Jean-Denis), in Auguste Kuscinski, Dictionnaire des Conventionnels (Brueil-en-Vexin: Editions du Vexin Français, 1973), p. 369.
  • [23]
    « Il y a ving-deux membres dans la Convention dont les sections de Paris doivent venir demander l'expulsion. » Camille Desmoulins, Réimpression, Vol. 16, p. 150 ; « les Rabaut, les Buzot, les Camus, les Sieyès, les Brissot, les Vergniaud, les Lasource, les Guadet, les Gensonné, les Kersaint, les Cambon, les Barbaroux, les Biroteau, les Rebecqui, intrigants barbares et cupides ». Jean-Paul Marat, Le Journal de la République Française, No 40, 8 novembre 1792, in Marat, Œuvres, p. 253.
  • [24]
    Marat, Œuvres, 250.
  • [25]
    C.N. 1 April 1793, Réimpression, Vol. 16, p. 30; Biard, La Liberté où la mort, p. 188-189; Address by the Bonconseil section, C.N. 8 April 1793, Réimpression, Vol. 16, p. 87-88.
  • [26]
    « Il ne doit plus exister de privilège. L'inviolabilité est détruite. Il n'y a d'inviolable que le peuple et sa liberté. (On applaudit.) Eh bien, s'il n'y a d'inviolable que le peuple et ses droits, je vous le demande, de quel droit avez-vous établi cette démarcation entre les représentants du peuple et les autres citoyens ? […] je ne vois plus qu'une grande violation de la constitution, qu'une aristocratie nouvelle […]. » Bertrand Barère, Réimpression, Vol. 18, p. 418-419.
  • [27]
    See John Hardman's very detailed analysis of the law of 22 prairial. John Hardman, Robespierre (London; New York: Longman, 1999), p. 190.
  • [28]
    For Boyer-Fonfrède's efforts to prevent a report of accusation against Marat. Réimpression, Vol. 16, p. 139. For proposals that Marat be sent to prison, despite his protests, see Réimpression Vol. 16, p. 140. For a demand that the Conventionnel Salles be purged, Réimpression, Vol. 16, p. 140.
  • [29]
    « Vous allez livrer un représentant du people au glaive de la loi; et comme dans le rapport qui vient de vous être fait, il peut se trouver des faits inexacts, je demande l'impression, l'envoi aux départements et aux armées, et l'ajournement de la discussion mercredi. » Louis-Joseph Charlier, Réimpression, Vol. 16, p. 150.
  • [30]
    « […] il est question de mettre en état d'accusation un représentant du people. Faites-le avec maturité, avec dignité. » Michel-Mathieu Lecointe-Puyraveau, Réimpression, Vol. 16, p. 151.
  • [31]
    « […] comme étant habituellement dénouncés dans les journaux de Marat. » Réimpression, Vol. 16, p. 151.
  • [32]
    Maximilien Robespierre, Réimpression, Vol. 16, p. 112. See also Patrick, The Men of the First French Republic, p. 296.
  • [33]
    L'Huillier, C.N. 31 May 1793, Réimpression, Vol. 16, p. 536.
  • [34]
    « […] j'étois à Paris, et en traversant la ville, je rencontrois de mes connoissances le fusil sur l'épaule. Je leur demandoit pourquoi toute la ville étoit armées. Chacun répondoit, je n'en sais rien. Des citoyen libres qui sur l'ordre d'un henriot, s'assemblent au armes sans savoir pourquoi, qui entourent la convention, sans savoir pourquoi, et qui enfin sans savoir pourquoi, violent la représentation nationale […]. [L]es citoyens qui agissent ainsi en machine, n'ont plus le droit de mépriser les satellites des despotes. (…) » Nécessité de simplifier le gouvernement ; réflexions sur la journée du 31 mai; réflexions sur Barère, Collot d'Herbois, Robespierre et les Jacobins […]. BHVP MS 736, Fol. 198.
  • [35]
    « […] aucun membre de la convention ne pût sortir de l'enceinte; il n'étoit permis, chose bien humiliante, de satisfaire aux besoins de la nature, qu'en présence des satellites des factieux. » Déclaration des députés de la Somme à leurs commettans, sur la journée du 2 juin 1793 (5 June 1793, reprinted by the Conseil-général du département de la Somme, 10 June 1793). AN F/7/4667.
  • [36]
    Réimpression, Vol. 16, p. 550-551.
  • [37]
    Réimpression, Vol. 16, p. 536.
  • [38]
    René Levasseur, Réimpression, Vol. 16, p. 551.
  • [39]
    « La Convention était, pendant leur règne, le scandale de l'Europe ; depuis elle est calme et grande […] » Georges Couthon, Lettre aux membres du Conseil Général de la commune de Clermont-Ferrand, No. CXXII, Paris, 25 June 1793, in François Mège (Ed.), Correspondance de Georges Couthon (Paris: Aug. Aubry, 1872), p. 241.
  • [40]
    « […] je le déclare, si mon sang était nécessaire pour sauver la patrie, sans bourreau, je porterais ma tête sur l'échafaud, et moi même je ferais filer le fer fatal qui devrait trancher le cours de ma vie. […] eh bien ! Je me suspends, moi, et je ne veux d'autre sauvegarde que celle du peuple pour qui je me suis constamment sacrifié. » Henri-Maximin Isnard, Réimpression, Vol. 16, p. 553.
  • [41]
    « Comme en l'an II, les Montagnards se sont laissés enfermer dans le filet contraignant de leur constant souci de légitimité. Héritage rousseauiste qui condamne le législateur à être « au-dessus des intérêts de corps et des passions » […]. » Françoise Brunel, “Mélanges sur l'historiographie de la Réaction thermidorienne,” p. 471; see also p. 472-473.
  • [42]
    Claude Mossé, L'Antiquité dans la Révolution française (Paris: Editions Albin Michel, 1989), p. 127.
  • [43]
    « Il faut être pur pour offrir des sacrifices à la patrie; c'est à moi, vrai martyr de la liberté, à me dévouer. J'offre donc ma suspension du moment ou vous aurez ordonné la détention des contre-révolutionnaires […]. » J.-P. Marat, Réimpression, Vol. 16, p. 553.
  • [44]
    « […] martyr eternel de la liberté » ; « […] l'honneur de donner l'exemple d'un généreux dévouement au bien public. » Marat, Réimpression, Vol. 16, p. 555.
  • [45]
    `[Marat's] legitimacy as a popular journalist [comes] from a sacrificial sovereignty in which the gift of his own blood justifies the call for a dictatorship and a purge, justifies his terrorist discourse of denunciation and the return to an archaic form of power: the `devotio' of the Roman military leader, the pact with the nether powers.' Eric WALTER, in a discussion of Lynn Hunt, “Discourses of Patriarchalism and anti-Patriarchalism in the French Revolution”, in John Renwick, Language and Rhetoric of the Revolution (Edinburgh: Edinburgh University Press, 1990), p. 48.
  • [46]
    `(…) Indeed, it is not enough to say that it [the victim] represents him: it is merged in him. The two personalities are fused together.' H. Hubert; M. Mauss, Sacrifice: Its Nature and Functions (Chicago: Chicago University Press, 1964), p. 31-32.
  • [47]
    « Quel est l'homme qui doutera que la Convention nationale se soit vouée au salut de la patrie, puisqu'elle n'a pas même épargné ses membres! » Maximilien Robespierre, Réimpression, Vol. 18, p. 38.
  • [48]
    Linton, Choosing Terror.
  • [49]
    « La Convention doit être grande, en même temps qu'elle fait un acte de justice. Il faut que le décret qu'elle va prononcer soit rendu aussi solennellement que celui qui envoya le tyran à l'échafaud. Il faut que chacun se prononce dans cette circonstance, et s'arme du poignard qui doit percer le sein des traîtres. » Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, Réimpression, Vol. 18, p. 37.
  • [50]
    Louis-Antoine Saint-Just, Rapport au nom du comité de salut public et du comité de sûreté générale sur la conjuration ourdie depuis plusieurs années par les factions criminelles […],11 germinal II, in Michèle Duval (Ed.), Saint-Just – Œuvres complètes (Paris: Editions Ivrea, 2003), p. 706.
  • [51]
    « […] c'est au plus jeune de mourir et de prouver son courage et sa vertu ». Saint-Just, Fragments d'institutions républicaines, in Duval (Ed.), Saint-Just, p. 1007.
  • [52]
    « Convention nationale. Comité de Sureté générale. Section de la Police de Paris. Du 20 Germinal l'an trois […]. Interrogation of Etienne Fournier agé de vingt-six ans et demi; charpentier. A lui demandé pourquoi et à quelle intention il s'étoit permis vers la fin de Ventôse les propos les plus injurieux contre la Convention nationale en disant: qu'elle n'étoit composée que de coquins en générale, qu'elle soutenoit les muscadins parce qu'ils étoient tous de la même clique, tous royalists, qui vouloient affamer le people, que sous peu il y auroit un coup […] » AN F/7/4711.
  • [53]
    Antoine-Louis Albitte, Albitte L'Ainé, Représentant du Peuple, A Qui Il Appartiendra (Paris, le 2 Prairial, an 3e de la République, 1795). BNF 4-LB41-1823. Accessed through Gallica.bnf.fr, ark:/12148/bpt6k6309089g
  • [54]
    Henri Larivière, Réimpression, Vol. 24, p. 570.
  • [55]
    Albitte, Albitte L'Ainé.
  • [56]
    « […] il ne connoissoit que l'obéissance aux loix, il s'en empressé de se rendre chez lui […]. » « L'an mil-sept cent quatre vingt treize […] le jeudi vingt deux aout, dix heures du matin, en exécution du décret rendu le jour d'hier par la Convention Nationale […] nous Jean Jacques fantin, Juge de paix de la section des Thuilleries […] » AN BB/3/30.
  • [57]
    « […] A quoi le dit Privas Garilhe nous a repondu etre trop fidel observateur des Loix pour en sa qualité de Legislateur ne pas s'empresser d'obéir aux autorités constituées, et de suite nous ayant fait l'ouverture des commodes, tables, armoires et malle étant dans le seul appartement qu'il occupe […]. Guellard. » Garilhe deputé. L'an deuxième de la Republique françoise le vingt-quatre Germinal, onze heures du matin, AN BB/3/30.
  • [58]
    « […] jamais je ne quittai mon poste quel que part qu'il fut: j'ai été mis en arrestation, le deux juin. J'y suis resté tant que la Convention juge convenable: j'étoit bien innocent. » Lettre de Gomaire député a la Conventional Nationale au Citoyen Gohier Ministre de la Justice, au sujet de son arrestation, il lui demande aussi que son nom soit rayé de la liste des députés qui se sont enfuit, 8 avril 1794 ou 19 germinal an 2. AN D/III/349-350.
  • [59]
    « Je méprise la poussière qui me compose et qui vous parle. On pourrait la persécuter et faire mourir cettre poussière, mais je défie qu'on m'arrache la vie indépendante que je me suis donnée dans les siècles et dans les cieux. » Saint-Just, Fragments d'Institutions Républicaines, in Duval (Ed.), Saint-Just, p. 986.
  • [60]
    Biard, La Liberté Ou La Mort.
  • [61]
    Claude Perroud, La Proscription des Girondins (1793-1795) (Toulouse ; Paris: Edouard Privat; Félix Alcan, 1917), p. 42-43.
  • [62]
    Perroud, La Proscription, p. 81, n.2
  • [63]
    B. Dumesnil, Copie de la lettre Ecrite par Le Lieutenant=Colonel Commandant la Gendarmerie Nationale près les Tribunaux et à la Garde des Prisons de Paris aux Citoyens Membres Composant le directoire du Département du Finistere, Paris le 22 aout l'an 2eme. AN BB/3/30.
  • [64]
    La Commission de l'Administration Civile, Police et Tribunaux.
  • [65]
    Albitte, Albitte L'Ainé.
  • [66]
    A.N. W 292/B. Affaire des Girondins. 3e partie.
  • [67]
    Arrêté à Bordeaux en Brumaire an II, Biroteau s'échappe de nouveau et quand `il a été [encore] arrêté au coin de la rue Saint Remy, par un volontaire', il essaye à lui « brûler la cervelle avec un pistolet qu'il avoit soigneusement caché. » See Procès-verbal d'arrestation de Biroteau [sic] et de Girey-Dupré, Extrait des minutes du Secrétariat de la Commission Militaire séante à Bordeau, A.N. AD/I/108 [Collection Rondonneau]; see also: Les représentants du peuple, délégués dans le département de la Gironde, à la Convention nationale. Bordeaux, le troisième jour du deuxième mois, signé Isabeau et Tallien, Réimpression, Vol. 18, p. 283; and for further information on this incident: Réimpression, Vol. 18, p. 324; Réimpression, Vol. 18 p. 661.
  • [68]
    « au Citoyen Duhem avec la décence due à un prisonnier, je voulus lui faire entendre qu'il serait douloureux pour moi d'employer des moyens de Rigueur (…). Au même instant, je fus entouré de 10 a 12 prisonniers qui tous criaient à l'oppression à l'arbitraire et à la resistance ; Chales particulierement me dit que ceux qui executaient de pareils ordres etaient aussy coupables que ceux qui les donnaient, et qu'un jour il me trainerait à l'Echaffaud et applaudirait en voyant tomber ma tête. […] Choudieu termina pour dire quil ne sortirait que par la force des Bayonnettes. Désesperé de voir mes intentions si mal reçues je me retirai et ordonnait au commandant d'exécuter votre arreté. […] » Paris le 21 floréal 3ème année Républicaine. L'adjudant général Margason. AN F/7/4443, pl.5.
  • [69]
    With the exception of Brunel, `L'épuration de la Convention nationale en l'an III', p. 15-26; Brunel, “Les derniers Montagnards et l'unité révolutionnaire,” in Albert Soboul (Ed.), Actes du Colloque Girondins et Montagnards (Paris: Société des Etudes Robespierristes, 1980), p. 297-316; Gilbert Romme, actes du colloque de Riom (19-20 mai 1995), AHRF 304 (April-June 1996); Ewa Lajer-Burcharth, Necklines: the art of Jacques-Louis David after the Terror (New Haven, Conn.; London: Yale University Press, 1999). See also Edgar Quinet, La Révolution (Paris: Librairie Belin, 1987), p. 603-64; Jules Claretie, Les derniers Montagnards, histoire de l'insurrection de prairial an III (Paris: Librairie internationale Lacroix et Verboeckhoven, 1867).
  • [70]
    See for example: J.G. Petit; C. Fargeron; M. Pierre, Histoire des prisons en France: 1789-2000 (Toulose: Privat, 2002); Olivier Blanc, La dernière lettre – prisons et condamnés de la Révolution 1793-1794 (Paris: Editions Robert Laffont, 1984); Blanc, La corruption sous la Terreur – 1792-1794 (Paris: R. Laffont, 1992), J.C. Vimont, La prison politique en France – Genèse d'un mode d'incarcération spécifique XVIIIe-XXe siècles (Paris: Anthropos-Economica, 1993); F. Lenormand, La pension Belhomme: une prison de luxe sous la Terreur (Paris: Fayard, 2002); Lenormand, Douze tyrans minuscules: les policiers de Paris sous la terreur (Paris: Fayard, c2003).
  • [71]
    « Paris 29 Vendémiaire l'an 3 (…). Citoyen Président. Le 3 Octobre 1793 (v.S) j'ai été mis en état d'arrestation avec plus de 70 autres de mes collègues […] et quoique pendant plus de six mois après j'aye resté presque sans force et sans mouvement, cela n'a pas empêché que le Comité révolutionnaire de la Section des Tuileries m'ai entouré de deux gardiens dont la taxe hors de toute mesure a dévoré mon indemnité ma seule et unique ressource ; la vie ne tarda pas à devenir pour moi un fardeau, mon épouse périt de chagrin et de misère sur la fin du mois Germinal, un de nos enfans la suivit immédiatement. Ma chambre fit par des ordres rigoureux transformé en un cachot, je n'habitois que mon grabat où toutes les communications me furent interdites, mes souffrances y ont été [nourries] et Prolongées ; ji ai manqué des soins nécessaires à une longue et dangereuse maladie […] Ribereau. » AN C/323, Dossier 1381, pièce XIII.
  • [72]
    Committee of General Security, Représentants du peuple en état d'arrestation, 15 ventôse III. AN F/7/4443, Pl. 2. See also Michel Biard, Collot d'Herbois – Légendes noires et Révolution (Lyon: Presses universitaires de Lyon, 1995), p. 189.
  • [73]
    Les députés détenus à la Maison d'arrêt des Benedictins anglois à leurs collègues des Comités de Salut Public & de Sûreté générale, 12 Thermidor II. AN F/7/4444, pl. 3.
  • [74]
    « De quel droit s'est-on permis une pareille action ? quel décret l'autorise ? […] me dépouiller de mon écharpe ! cette écharpe, qui aux armées indiquoit la route de la victoire ! cette écharpe, où le sang ennemi dont elle fut teinte, atteste l'usage que j'en ai fait ! & on me l'enlève ! » Ricord, Représentant du Peuple, A la Convention Nationale (Paris: Imprimerie d'Hacquart, 2 Vendémiaire IV). AN AD/XVIII/c/254.
  • [75]
    «  […] nos collegues agés ou valétudinaires ne purent pas même obtenir du sirop de vinaigre malgré l'excessive chaleur dont nous étions accablés. Sur l'observation que les détenus firent à l'administrateur que la loi n'en deffendoit pas l'entrée, il répondit « Si la loi ne le deffend pas, je le deffends, moi. » Les députés détenus à la Maison d'arrêt des Benedictins anglois à leurs collègues des Comités de Salut Public & de Sûreté générale, 12 Thermidor II. AN F/7/4444, pl. 3.
  • [76]
    « […] Une partie de nos lits & effets ne nous parvint que trois à quatre jours apres notre arrivé. On nous donna pour motif de ce retard la fatigue des chevaux, tout fut visité à l'entrée. On saisit à notre collegue de la marre un compas à rouler les cheveux & une paire de ciseaux épointés, d'après l'ordre de l'administrateur qui se trouvoit en ce moment au guichet & qui voyant l'incertitude de celui qui faisoit la visite lui dit : « fais ton devoir révolutionnairement. » Sur l'observation de notre collegue que le compas n'étoit point un arme dangereuse l'administrateur quitta le guichet en disant au gardien il faut révolutioner [sic]. » Les députés détenus à la Maison d'arrêt des Benedictins anglois à leurs collègues des Comités de Salut Public & de Sûreté générale, 12 Thermidor II. AN F/7/4444, pl. 3.
  • [77]
    For references to these paintings, see J. de Cayeux; C. Boulot, Hubert Robert (Paris: Librairie Arthème Fayard, 1989), p. 289.
  • [78]
    Lajer-Burcharth, Necklines, p. 88-118.
  • [79]
    « Copie de la Lettre des Représentans du Peuple Ruamps, Le Vasseur (de la Sarthe) [sic] et Maribon-Montaut Représentans du people détenus à la Citadelle de Bezancons, datée du 19 Thermidor an 3ème de la République […]. Aux Représentans du Peuple composant le Comité de Salut Public. Citoyens Collègues. Depuis un mois nous avons écrit trois fois au Comité de Sûreté générale pour l'inviter à nous faire passer notre indemnité. Trois mois nous sont dus. Nous n'avons plus de quoi fournier à notre nourriture: nous en devons une partie toujours au Secret, nous ne pouvons communiquer avec nos familles pour faire venir des fonds. Nous avions défriché et serré des légumes dans un coin de terre attenant notre chambre, nous n'avons pas la liberté d'y aller, toute correspondance avec nos familles nous étant interdite, nous ne pouvons prendre des Engagements pour faire payer nos impositions […: pourquoi tant de Rigueur envers des hommes qui tendoient au même but que vous êtes sur le point d'atteindre, l'affermissement de la République ? (…) Signé Levasseur (de la Sarthe), Ruamps, L. Maribon (dit Montaut). Pour copie conforme. » AN F/7/4443, pl. 10.
  • [80]
    See J.-C. Vimont, La prison politique en France – Genèse d'un moded'incarcération spécifique XVIIIe – XXe siècles (Paris: Anthropos-Economica, 1993), p. 44.
  • [81]
    A process noted by C.H. Church, who describes the 'expansion', 'autonomy' and 'relative a-politicization forced on the bureaucracy by factional struggles'. C.H. Church, Revolution and Red Tape, The French Ministerial Bureaucracy 1770-1850 (Oxford: Clarendon Press, 1981), p. 99.
  • [82]
    « Chailly – que les plaintes se reiterent [sic] tous les jours, et qu'on tourne en ridicule l'épuration actuelle de la Convention. » Commission de Police administrative de Paris, Rapport de Surveillance générale, Paris, 25 thermidor III. AN F/1cIII/SEINE/16.
  • [83]
    « Massard. Une foule de citoyens, armés de piques et de sabres, s'est opposée au départ des représentants du peuple mis en arrestation, parce que, disait-on, les députés fuyaient de Paris par toutes les barrières […]. » Rapport du 14 germinal. Surveillance, as cited in Alphonse Aulard, Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire – recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (Paris: L. Cerf [etc.], 1898), Vol.1, p. 632-633.
  • [84]
    « Il me semble que nous nous occupons beaucoup trop de ces misérables individus. Je sais bien qu'ils voudraient que la république ne pensât qu'à eux seuls ; mais la république ne s'occupe que de la liberté. (…) » Maximilien Robespierre, Réimpression, Vol. 16, p. 748.
  • [85]
    « Je pense que la Convention n'aurait pas dû ordonner ,la translation de nos collègues hors de Paris. L'arrestation que vous avez prononcée contre eux n'est qu'une mesure de discipline intérieure. Antoine-Claire Thibaudeau, Réimpression, Vol. 24, p. 121.
  • [86]
    « […] comme si le décret qui venait de les frapper les avait mis hors l'espèce humaine. » Georges Lenôtre, Paris révolutionnaire (Paris: Librairie Académique Didier; Perrin et Cie, 1903), p. 109-110.
  • [87]
    « Convention nationale. Comité de Sureté [sic] Générale. Du 9 frimaire l'an trois de la République. AN F/7/4443.
  • [88]
    « Paris le 16 Germinal l'an 3e de la républic [sic] française. Hamel, lieutenant de la 29ème division de Gendarmerie aux Citoyens Membres composant le Comité de Sûreté Générale. AN F/7/4444, Pl.1.
  • [89]
    For details of the deportation of Collot d'Herbois and his colleagues: AN F/7/4651.
  • [90]
    « Le citoyen Dugenne, député du département du Cher, a été arrêté hier sur les six heures du soir, près le Pont-Neuf, par plusieurs citoyens des sections de Montreuil, Quinze-Vingt et Bagnolet. […] » Rapport du 3 Prairial. Surveillance, as cited in Aulard, Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire, vol.1, p. 737-738.
  • [91]
    « […] La mort des 61 députés n'étoit demandés que pour accoutumer le peuple à voire des Représentants disparaître de ce monde, et y comprendre ceux des deux Comités à qui on en vouloit bien plus. […] » Letter from a prison informant in the year II, used against Montmoro during the trial of the Hébertistes. AN W/76, Pl. 3.
  • [92]
    « J'ai lu & relu la Constitution que le peuple vient d'accepter & dont vous ordonnez chaque jour l'exécution ; je n'ai vu nulle part qu'elle autorise les vexations que j'éprouve, au contraire elle les prohibe. Elle ne veut pas qu'un représentant du peuple soit recherché pour ce qu'il aura fait ou écrit dans l'exercice de ses fonctions ; elle ne permet l'accusation que pour fait de dilapidation ou de trahison ; elle ne veut pas qu'il soit arrêté sans un décret d'accusation ; elle ne veut pas qu'il soit accusé sans un rapport préalable & sans être entendu ; elle veut enfin qu'il soit libre jusqu'au moment de son accusation prononcée d'après les formes qu'elle prescrit […]. Il me semble que si une loi doit être religieusement observée, c'est sur-tout celle oncqui détermine la garantie de la représentation nationale ; violer celle-là c'est ouvrir la porte à la violation de toutes, c'est attendre directement à la souveraineté du peuple exercée pas [sic] ses représentans. » Bernard de Saintes, Représentant du Peuple, A la Convention Nationale (Paris: Imprimerie d'Hacquart, 9 vendémiaire IV). AN AD/XVIII/c/253.
  • [93]
    «  Je ne m'étonne pas qu'une fois la majesté du Peuple ainsi violée, dans l'un de ses représentans, nulle voix ne s'élève parmi les autres pour oser combattre cet attentat, qui suppose la tyrannie établie. » Ricord, Représentant du Peuple, A la Convention Nationale (Paris: Imprimerie Hacquart, 2 vendémiaire IV). AN AD/XVIII/c/254.
  • [94]
    For details on Jeanne Marguerite Nicole Ricard, and on Goujon more generally, see Brunel; Goujon, Les Martyrs de Prairial, p. 453, fn 3.
  • [95]
    « […] est-il encore une garantie pour la représentation nationale ? Est-il un seul de ses membre [sic] qui puisse reposer en paix, en se voyant sans cesse exposé à être arrêté, accusé, sans aucun moyen de défense…que deviendra la garantie de la représentation nationale ? ne sera-t-elle pas plus exposée mille fois qu'aux temps de la plus grande rigueur ? Ne sera-t-elle pas totalement détruite ? et sans la garantie, que deviendra la représentation nationale ? que deviendra la liberté ? » Ricard, veuve Goujon, Réflexions adressées à la Convention nationale sur la question de savoir si elle doit laisser juger par la commission militaire les représentans du peuple, arrêtés le premier Prairial. AN AD/XVIII/c/255.
  • [96]
    « Nous avons tous été quelque peu en prison. Cela nous est arrivé, a vous, a moi, a tout le monde. C'est chose vulgaire que cette gloire. Nos pères nous ont ouvert la route (…). » Philarète Chasles, Mémoires (deuxième édition, Paris: G. Charpentier, 1876), Vol. 1, p. 67.
  • [97]
    « […] récits de 1793, de 1815, et de 1848, ou les fantômes du château de Ham, de Vincennes et de la Bastille » Chasles, Mémoires, Vol. 1, p. 67.
  • [98]
    « Pour moi, j'étais bien enfant quand le nom de Ham retentissait a mon oreille ; c'était la terreur et l'amusement de nos soirées. Je connais ses pierres noires, ses remparts, ses escaliers tortueux et ses plates-formes dominatrices, comme si je les avais bâtis. Je sais la profondeur des fossés ; je vois d'ici la chambre que mon père habitait. » Chasles, Mémoires, Vol. 1, p. 67-69.
English

Between 1793 and 1795, the National Convention purged a great number of representatives from its midst. Accused of political crimes, deputies such as Jean-Paul Marat, the first elected representative to be tried by the Revolutionary Tribunal, those labelled “Girondins” and arrested in June and October 1793, those close to Danton and Robespierre in 1794, the `last Montagnards' and legislators suspected of royalism in 1795 were arrested, imprisoned, tried before tribunals or military commissions and, in certain cases, sentenced to deportation or death. [1] The Revolution devoured not only its own children, but also destroyed its principal political leaders and an important part of France's new republican élite. François Furet, Mona Ozouf and others have interpreted the purges of revolutionary politicians as the natural consequences of Jacobin ideology: Paranoid about plots wanting to regenerate the body politic even in the person of the representative of the people. Hadn't Couthon explained to the Jacobins shortly after Danton's arrest in germinal II that the republic had to `purge itself of the crimes that infect[ed] it'? [2] The insistence on Jacobin ideology as the chief engine behind parliamentary purging fails, however, to explain why the Convention continued to purge itself long after the fall of Robespierre and the Jacobins. Why did more than 100 Conventionnels become the victims of new waves of arrest after the end of the Terror?

Keywords

  • epuration
  • National Convention
  • Terror
  • plot