La créole fait du cinéma
- Par Jacques Pessis
Pages 40 à 43
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- Pessis, J.
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Octobre 1933… Joséphine reprend le cycle des tournées. Forte du succès de La Joie de Paris, elle est engagée à Londres, puis se rend à Stockholm, au Caire, à Athènes et à Rome, où Mussolini s’était pourtant juré de faire interdire son spectacle. Devant la pression populaire, le Duce a préféré céder.
Au début de l’année 1934, Pepito, véritable as du marketing avant la lettre, comprend qu’il est temps pour Joséphine de s’engager dans une nouvelle voie. Il demeure ainsi fidèle à un principe très simple : pour demeurer en haut de l’affiche, elle doit toujours aller de l’avant dans tous les domaines, y compris les plus novateurs. Il estime ainsi qu’il est temps pour elle de revenir au cinéma. Depuis un peu plus de quatre ans, il est devenu parlant, et même chantant. C’est ainsi que naît Zouzou, l’histoire d’une jeune blanchisseuse créole, qui devient vedette de music-hall, et tombe amoureuse d’un marin, interprété par Jean Gabin. Le duo imaginé par Pepito est d’autant plus crédible que ce jeune acteur en pleine ascension depuis son premier long-métrage, Chacun sa chance, a débuté aux Folies-Bergère quelques années avant Joséphine. Il ne se sentira donc pas dépaysé dans des scènes reconstituant des tableaux créés pour La Folie du Jour. Mis en scène par Marc Allégret, ce film se termine volontairement par la rupture des tourtereaux : « Zouzou appartient à son métier… comme Joséphine », confie alors Pepito aux journalistes, pour expliquer ce dénouement…
L’année suivante, elle reprend le chemin des plateaux, le temps d’une aventure exotico-féerique, imaginée par Pepito, intitulé…
Date de mise en ligne : 04/05/2026
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