Chapitre d’ouvrage

41. Lieutenant général de l’empereur

Pages 403 à 410

Citer ce chapitre


  • Lentz, T.
(2016). 41. Lieutenant général de l’empereur. Joseph Bonaparte (p. 403-410). Perrin. https://shs.cairn.info/joseph-bonaparte--9782262048730-page-403?lang=fr.

  • Lentz, Thierry.
« 41. Lieutenant général de l’empereur ». Joseph Bonaparte, Perrin, 2016. p.403-410. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/joseph-bonaparte--9782262048730-page-403?lang=fr.

  • LENTZ, Thierry,
2016. 41. Lieutenant général de l’empereur. In : Joseph Bonaparte. Paris : Perrin. Biographies, p.403-410. URL : https://shs.cairn.info/joseph-bonaparte--9782262048730-page-403?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Julie à Nicolas Clary, 10 juillet 1813, Catalogue de vente Piasa, 8 novembre 1999, no 351.
  • [2]
    Napoléon à Savary, 20 juillet 1813, L. Lecestre, Lettres inédites de Napoléon Ier, t. II, p. 272.
  • [3]
    Napoléon à Savary, 23 octobre 1813, L. Lecestre, ibid., t. II, p. 291.
  • [4]
    Mémoires du comte Miot de Melito, t. III, p. 304.
  • [5]
    Citée par G. Girod de l’Ain, Joseph Bonaparte, le roi malgré lui, p. 296.
  • [6]
    Roederer à Joseph, 3 et 5 décembre 1813, Œuvres du comte Roederer, 1854, t. III, p. 584, 585.
  • [7]
    Napoléon à Maret, 12 novembre 1813, L. Lecestre, Lettres inédites de Napoléon Ier, t. II, p. 295.
  • [8]
    Napoléon à Ferdinand, ibid., p. 296.
  • [9]
    Voir les deux comptes rendus de Roederer, datés des 12 et 17 novembre 1813, Œuvres du comte Roederer, t. III, p. 580-583.
  • [10]
    Joseph à Napoléon, 30 novembre 1813, dans A. Du Casse, Les Rois frères de Napoléon, p. 62, 63.
  • [11]
    Le 23 mars 1814, Ferdinand VII arrivera à Figueras. Pour ne pas avoir à prêter serment à la Constitution qu’il désapprouvait, il ira longuement séjourner à Valence (16 avril) pour regrouper ses fidèles libérés eux aussi par la France, avant de rentrer à Madrid. Le 11 mai 1814 sera publié un décret signé le 4 déclarant « nuls, d’aucun effet ni valeur » la Constitution de Cadix et les décrets qui l’avaient suivie.
  • [12]
    A. L. A. Fée, Souvenirs de la guerre d’Espagne. 1809-1813, p. 83.
  • [13]
    Selon l’expression d’E. La Parra, La imagen del poder. Reyes y regentes en la España del siglo XIX, p. 29.
  • [14]
    Joseph à Louis, 2 janvier 1814, A. Du Casse, Les Rois frères de Napoléon, p. 63.
  • [15]
    Joseph à Napoléon, 29 décembre 1813, Napoléon et Joseph. Correspondance intégrale, no 1396.
  • [16]
    Joseph à Napoléon, 1er janvier 1814, ibid., nos 1397 et 1398.
  • [17]
    Joseph à Napoléon, 7 janvier 1814, ibid., no 1400.
  • [18]
    Napoléon à Joseph, 7 janvier 1814, ibid., no 1401.
  • [19]
    Napoléon à Joseph, 10 janvier 1814, ibid., no 1402.
  • [20]
    Par un sénatus-consulte du 5 février 1813, Napoléon avait modifié les règles constitutionnelles de la régence qui ne s’appliquaient à l’origine qu’en cas d’avènement d’un empereur mineur, au profit du prince « le plus proche en degré, dans l’ordre de l’hérédité ». La réforme ouvrait la possibilité d’une régence de l’impératrice lors des absences de l’empereur. Elle était alors flanquée d’un Conseil de régence composé « du premier prince du sang, des princes du sang […], des princes-grands dignitaires de l’Empire » et de tout autre membre que l’empereur y nommerait. Au début de 1814, étaient donc membres de droit du Conseil de régence et présents à Paris : Cambacérès (archichancelier), Joseph (grand électeur), Lebrun (architrésorier) et Talleyrand (vice-grand électeur). L’empereur leur avait adjoint les ministres.
  • [21]
    Décret du 28 janvier 1814, dossier de carrière de Joseph Bonaparte, SHD Terre, 7 Yd 432.
  • [22]
    Mémoires du duc de Rovigo, t. VI, p. 311, 312, et Mémoires de la reine Hortense, t. II, p. 175-178.
  • [23]
    Napoléon à Joseph, 7 février 1814, Napoléon et Joseph. Correspondance intégrale, no 1422.
  • [24]
    Note sur l’état de la France, 12 janvier 1814, Correspondance de Napoléon Ier publiée par ordre de l’empereur Napoléon III, no 21090.

Après quelques jours passés à Bayonne, Joseph pris ses quartiers au château de Poyanne, isolé dans la campagne landaise. Sa protection était assurée par un détachement de sa garde royale. Cocarde rouge au chapeau, une suite d’une centaine de personnes faisait survivre sa maison. Il parvint à solder et à gratifier tout son monde au moyen de fonds prélevés sur le prêt mensuel de 500 000 francs que versait l’empereur pour les armées d’Espagne et, pour 500 000 francs supplémentaires, sur ses fonds personnels. Il avait semble-t-il à nouveau changé d’avis sur sa prochaine destination puisque, à peine installé, il ouvrit des négociations en vue de l’achat du château dont le jardin et le parc lui plaisaient, comme s’il souhaitait attendre désormais près de la frontière que la situation s’améliore ! Mais ces tractations n’allèrent pas bien loin. Le roi fut en effet informé par le préfet des Landes, Angosse, que Napoléon l’autorisait à rentrer à Mortefontaine, sous le pseudonyme de « comte de Survilliers », du nom d’une de ses propriétés. Il se mit en route discrètement, le 24 juillet 1813, et arriva à destination six jours plus tard, toujours flanqué d’un fort contingent espagnol, dont les ministres Azanza et Hervás, ses aides de camp et plusieurs chambellans. De retour d’une cure à Vichy, la souffreteuse Julie le rejoignit le 2 août.
Sans que l’expression soit jamais prononcée, le roi était assigné à résidence, avec interdiction de se rendre à Paris : « [S’il y] venait, vous feriez en sorte de le faire arrête…


Date de mise en ligne : 04/09/2019

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