« Jérusalem a été négligée par la Jordanie. »
Pages 53 à 59
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- MAALOUF MONNEAU, May,
- Maalouf Monneau, May.
- Maalouf Monneau, M.
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- Maalouf Monneau, M.
- Maalouf Monneau, May.
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Sans aucun doute, la ville de Jérusalem, et plus spécifiquement sa Vieille Ville, occupe une place singulière dans la vie politique jordanienne. Son importance pour ce pays, répond à une triple exigence : religieuse, dynastique et identitaire. Le royaume hachémite accorde tout d’abord une forte signification aux Lieux Saints musulmans, figurant au cœur de la tradition religieuse. Il se considère ensuite comme descendant de la tribu du Prophète ayant par conséquent une responsabilité historique à entretenir : être le gardien des Lieux Saints. Une charge qu’il exerce soigneusement et qui lui confère une légitimité religieuse. Enfin, la ville de Jérusalem a été le point d’ancrage de l’identité jordanienne en pleine élaboration au siècle dernier. La Jordanie, comme la plupart des pays du Moyen-Orient, est mise en place par les grandes puissances de l’époque. C’est la Grande-Bretagne qui contribue à la création de la Jordanie en 1921. À l’origine, ce pays est destiné à faire partie d’un émirat arabe séparé d’une Palestine promise au sionisme politique. C’est aussi un État-tampon voué à accueillir tous les Palestiniens qui fuient la colonisation sioniste. À deux reprises, en 1948 puis en 1967, il voit arriver un exode massif de réfugiés palestiniens. Il est donc juste d’affirmer que Jérusalem constitue un centre d’intérêt majeur pour la Jordanie. Cependant, plusieurs facteurs se sont imposés à travers les années et ont remodelé ce rapport jusqu’à l’altérer. Cette liaison a dû évoluer au rythme des impératifs politiques locaux, régionaux et internationaux, attestant par là que Jérusalem dépasse les limites de simple cité locale ou même régionale…
Date de mise en ligne : 19/09/2023
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