Préface
- Par Marc Lambron
Pages 7 à 8
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- LAMBRON, Marc,
- LÉVI-STRAUSS, Monique
- et LAMBRON, Marc,
- Lambron, Marc.
- Lambron, M.
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- Lambron, M.
- Lambron, Marc.
- LAMBRON, Marc,
- LÉVI-STRAUSS, Monique
- et LAMBRON, Marc,
Voici qu’un rideau se lève sur un opéra intime. Entre octobre et décembre 2024, au fil d’une trentaine d’heures d’entretiens, Monique Lévi-Strauss a accepté de revenir sur sa vie de quasi-centenaire, conçue en 1925 à Shanghai et qui s’est poursuivie à Paris, en Allemagne, aux États-Unis, puis pour toujours dans notre capitale. Assise dans le canapé du salon d’un appartement où sa famille était arrivée en 1927, couverte de l’un de ces châles dont elle est l’historienne, celle qui fut l’épouse du plus illustre ethnologue du xxe siècle entrait en dialogue avec elle-même, se faisant exploratrice de mémoire, narratrice d’un temps perdu.
L’intention n’était ni de paraphraser l’œuvre d’un époux dont le commentaire savant a ses spécialistes, ni d’inspirer un codicille à ses biographes. Mais une voix qui revisitait à sa guise les décennies d’un long passage, aussi singulière, aussi vivace, aussi déterminée que le profil de sa liberté. Le théâtre de son siècle s’incarnait dans une cérémonie du verbe, en sympathie avec son nom de naissance : Monique Roman.
Sans différer l’entrée dans un texte se recommandant de lui-même, qu’il soit permis à celui qui en a recueilli la confidence de dire simplement quel privilège ce fut d’entendre les harmoniques, et peut-être les arts-Monique, d’un tissu de vie tramé dans une étoffe de civilisation.
Monique Lévi-Strauss est une orfèvre du langage. Elle s’exprime dans le français précis de ce qu’elle nomme « le judéo-Passy », cette bourgeoisie qui avait nourri Bergson pour se retrouver incrustée dans le massif proustien…
Date de mise en ligne : 05/03/2026
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