IX. Vers un intellectuel collectif L’Areser et le Cisia
- Par Pierre Bourdieu
Pages 367 à 369
Citer ce chapitre
- BOURDIEU, Pierre,
- BOURDIEU, Pierre,
- Textes choisis et présentés par DISCEPOLO, Thierry,
- POUPEAU, Franck,
- Bourdieu, Pierre.
- Bourdieu, P.
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- Bourdieu, P.
- Bourdieu, Pierre.
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- BOURDIEU, Pierre,
- Textes choisis et présentés par DISCEPOLO, Thierry,
- POUPEAU, Franck,
Notes
-
[I]
Ministre de l’Éducation du premier gouvernement de Lionel Jospin, Claude Allègre fut qualifié par Pierre Bourdieu d’« analphabète sociologique ». Son départ sera analysé avec Christophe Charle et les membres du bureau de l’Areser [p. ??].
-
[1]
Pour plus d’information, voir le site de l’Areser.
-
[2]
Areser, Quelques diagnostics et remèdes urgents pour une université en péril, Raisons d’agir, 1997.
-
[3]
Pierre Bourdieu et Marie Virolle, « Le parti de la paix civile », Alternatives algériennes, novembre-décembre 1995, no 2, p. 4.
-
[4]
Pierre Bourdieu et Jean Leca, « Avec les intellectuels algériens », Le Monde, 7 octobre 1994.
-
[5]
Charte du Comité international de soutien aux intellectuels algériens (Cisia), 1er juillet 1993.
-
[6]
Pierre Bourdieu et Jean Leca, « Avec les intellectuels algériens », op. cit.
Deux initiatives lancées au début des années 1990, sur les problèmes
de l’enseignement supérieur en France et sur la situation politique en
Algérie, permettent à Pierre Bourdieu de mettre en pratique sa conception
du travail collectif des intellectuels.
En mars 1992, un appel à la communauté des chercheurs et des universitaires débouche sur la création d’un collectif, soutenu par une centaine
d’universitaires et de chercheurs de toutes disciplines : l’Association de
réflexion sur les enseignements supérieurs et la recherche (Areser), dont
Pierre Bourdieu assure la présidence et l’historien Christophe Charle le
secrétariat. L’Areser œuvre à l’émergence d’une véritable communauté universitaire et scientifique qui veut prendre son avenir en main : « De tous
les défauts dont souffrent depuis longtemps l’enseignement supérieur et
la vie intellectuelle en France, l’un des plus graves est l’absence d’une large
réflexion collective sur les finalités et les modalités d’une vie universitaire
et scientifique adaptée tant à l’évolution des savoirs qu’aux transformations
du public étudiant. Jusqu’ici, cette fonction réflexive a été remplie soit par
des organisations dites représentatives qui, on le sait, connaissent une crise,
soit par des groupes de pression ou des organisations de spécialistes qui
ont, à présent, tendance à se cantonner dans des objectifs disciplinaires ou
corporatifs étroits. »
Contre les dysfonctionnements qui affectent les processus de décision, et
notamment la perte de contrôle des instances de spécialistes qui laisse
à des « administrateurs scientifiques » le pouvoir de fixer les objectifs et les
modalités des enseignements, l’Areser rassemble des documents et produit
des textes qui lui permettent d’établir « quelques diagnostics et remèdes
urgents pour une université en péril » – comme l’indique le titre de l’ouvrage
publié par le collectif en 199…
Date de mise en ligne : 26/11/2025
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