11 - 1951 : l’année de Lattre
- Par Jacques de Folin
Pages 211 à 218
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- De Folin, J.
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Notes
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[1]
F.R.U.S., 1951, vol. VI, télégramme n° 5504, de Paris, du 17 mars 1951, p. 40.
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[2]
F.R.U.S., op. cit. Le 1er octobre, une lettre du secrétaire d’État à la Défense, Lovett, à Dean Acheson, confirme que presque tout ce que demande de Lattre sera livré avant la fin de 1951.
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[3]
Auriol (Vincent), Journal d’un septennat.
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[4]
Chauvel, Commentaire, t. III, Fayard, Paris, p. 273.
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[5]
F.R.U.S., op. cit., rapport Collins, du 13 novembre 1951, p. 544.
-
[6]
F.R.U.S., op. cit., télégramme de Paris, n° 3764, du 22 décembre 1951, au sujet des messages de Pleven au président Truman (p. 571), télégramme n°3613, du 20 décembre 1951, d’Acheson à Bruce (p. 563).
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[7]
F.R.U.S., op. cit., télégramme de Paris, n° 3796, du 26 décembre 1951, p. 573.
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[8]
F.R.U.S., 1952-1954, vol. XIII, télégramme n° 3796, de Saigon, du 17 janvier 1952, p. 18.
-
[9]
F.R.U.S., op. cit., télégramme de Saigon, n° 1334, du 8 janvier 1952, p. 13.
L’arrivée du général de Lattre à Saigon, le 17 décembre 1950, se fait à sa manière, théâtrale. Ce sera, sans doute, sur la scène indochinoise qu’il jouera le plus grand et le plus prestigieux rôle de sa carrière.
Lede Lattre doit d’abord faire face à une situation militaire critique et à la démoralisation du corps expéditionnaire. Il doit aussi s’occuper du problème de « l’indépendance » des États associés. Les déclarations gouvernementales de novembre 1950 ont paru indiquer une volonté ne pas s’en tenir au concept étroit de l’Union française.
Est-ce début d’une évolution que de Lattre encouracette évolution est toujours pleine de contradictions, d’atermoiements. Souvent de Lattre ira seul de l’avant.
On peut aussi se demander quels vont être ses rapports avecBao Daï dont il a bien l’intention de secouer l’apathie.
Le« personnage » du général de Lattre est toujours contesté par certains. Pourtant il apparaît que le courage, la force caractère, l’intelligence, une autorité et un ascendant naturel liés à un charme incontestable l’ont emporté largement, lors son passage en Indochine, sur les réputations de tyrannie et de mégalomanie. Selon Liddell Hart, « le général Lattre avait plus d’envergure qu’aucun autre maréchal depuis Turenne »... Le fait est qu’après un mois tout est changé : le moral du corps expéditionnaire est au
plus haut, la situation militaire est redressée. La manière du général est toujours flamboyante, mais efficace.
Les instructions qui lui sont remises par Letourneau, le 27 décembre 1950, lui laissent une franche liberté d’action, tant sur le plan politique que militaire, à condition de « défendre impérativement le Tonkin »…
Date de mise en ligne : 31/03/2020
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