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Introduction

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  • Dornel, L.
(2025). Introduction. Indispensables et indésirables : Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre (p. 5-21). La Découverte. https://shs.cairn.info/indispensables-et-indesirables--9782348081552-page-5?lang=fr.

  • Dornel, Laurent.
« Introduction ». Indispensables et indésirables Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre, La Découverte, 2025. p.5-21. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/indispensables-et-indesirables--9782348081552-page-5?lang=fr.

  • DORNEL, Laurent,
2025. Introduction. In : Indispensables et indésirables Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre. Paris : La Découverte. Sciences humaines, p.5-21. URL : https://shs.cairn.info/indispensables-et-indesirables--9782348081552-page-5?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Service historique de la Défense (SHD), 7N2107.
  • [2]
    Hubert Heyriès, Les Travailleurs militaires italiens en France pendant la Grande Guerre. « Héros de la pelle et de la truelle » au service de la victoire, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2014.
  • [3]
    Bertrand Nogaro et Lucien Weil, La Main-d’œuvre étrangère et coloniale pendant la guerre, Publications de la dotation Carnegie pour la paix internationale, Paris, Presses universitaires de France/New Haven, Yale University Press, 1926, p. 2.
  • [4]
    Pour une synthèse, voir Laurent Dornel, Les Étrangers dans la Grande Guerre, Paris, Musée de l’Histoire de l’immigration-La Documentation française, 2014.
  • [5]
    Ulrich Herbert rappelle aussi que l’Allemagne recourt massivement aux prisonniers de guerre, voir Ulrich Herbert, A History of Foreign Labor in Germany, 1880-1980. Seasonal Workers/Forced Laborers/Guest Workers, Ann Arbor, The University of Michigan Press, 1990, p. 89-92.
  • [6]
    Ibid., p. 102-106.
  • [7]
    David Englander, « Manpower in the British Army, 1914-1918 », in Gérard Canini (dir.), Les Fronts invisibles. Nourrir – Fournir – Soigner, Actes du Colloque international sur la logistique des armées au combat pendant la Première Guerre mondiale, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1984, p. 93-102 ; Justine Cousin, « Extra-European Seamen employed by British Imperial Shipping Companies (1860-1960) », thèse, Sorbonne Université, 2018 ; et Justine Cousin, « Une hostilité croissante à la main-d’œuvre coloniale maritime en Grande-Bretagne 1830-1939 », in Fabien Knittel, Nadège Mariotti et Pascal Raggi (dir.), Le Travail en Europe occidentale des années 1830 aux années 1960. Mains-d’œuvre artisanales et industrielles, pratiques et questions sociales, Paris, Ellipses, 2020, p. 377-387. Beaucoup d’éléments aussi dans l’ouvrage de Dick Van Galen Last, Des Soldats noirs dans une guerre de blancs (1914-1922). Une histoire mondiale, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2015.
  • [8]
    SHD, 16N3007.
  • [9]
    Duccio Bigazzi, Il Portello. Operai, tecnici e imprenditori all’Alfa-Romeo, 1906-1926, Milan, Franco Angeli, 1988 ; Piero Di Girolamo, Produrre per combattere. Operai e mobilitazione industriale a Milano durante la Grande Guerra, 1915-1918, Naples, Edizione Scientifiche Italiane, 2002.
  • [10]
    Olga Alexeeva, « Les engagés chinois en Russie et la Première Guerre mondiale », in Éric Guerassimoff et Issiaka Mandé (dir.), Le Travail colonial. Engagés et autres mains-d’œuvre migrantes dans les empires (1850-1950), Paris, Riveneuve Éditions, 2015, p. 383-412. L’auteure évoque aussi le chiffre de 100 000 Chinois.
  • [a]
    Ont été consultés les fonds aux Archives nationales (Pierrefitte), aux Archives nationales d’outre-mer (ANOM, Aix-en-Provence), au Service historique de la Défense (SHD, Vincennes), à La Contemporaine (ex-Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), à l’ECPAD (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense) ainsi que dans plusieurs centres départementaux d’archives (archives départementales de Haute-Garonne, Gironde, Landes, Loire, Pyrénées-Atlantiques, Seine-Maritime). Pour une présentation exhaustive de ces fonds, voir notre mémoire inédit pour l’habilitation à diriger des recherches, « Indispensables et indésirables. Les travailleurs coloniaux de la Grande Guerre », Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2023.
  • [12]
    Antoine Prost, « Les ouvriers », in Jay Winter (dir.), La Première Guerre mondiale, vol. 2, États, Paris, Fayard, 2014, p. 367 ; Emmanuelle Cronier et Stéphane Le Bras, « Les fronts intérieurs européens. Une autre approche de la Grande Guerre », in Laurent Dornel et Stéphane Le Bras (dir.), Les Fronts intérieurs européens. L’arrière en guerre (1914-1920), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 9-22.
  • [13]
    Charles-Robert Ageron, Les Algériens musulmans et la France (1871-1919), Paris, PUF, 1968 (rééd. chez Bouchène en 2005) ; Gilbert Meynier, L’Algérie révélée, la guerre de 1914-1918 et le premier quart du xxe siècle, Genève, Droz, 1981 ; Mireille Favre-Le Van Hô, « Un milieu porteur de modernisation : travailleurs et tirailleurs vietnamiens en France pendant la Première Guerre mondiale », thèse de l’École nationale des chartes, 1986, 2 vol., 769 p. (thèse publiée sous le titre Des Vietnamiens dans la Guerre. 50 000 recrues dans les usines françaises, Paris, éditions Vendémiaire, 2014).
  • [14]
    Vincent Viet, La France immigrée. Construction d’une politique (1914-1997), Paris, Fayard, 1998, p. 31-36. Pour Patrick Weil, la politique d’immigration française ne commence réellement qu’en 1938, si bien que l’expérience de la Grande Guerre – pourtant fondatrice – n’est guère analysée. Voir Patrick Weil, La France et ses étrangers. L’aventure d’une politique de l’immigration (1938-1991), Paris, Calmann-Lévy, 1991.
  • [15]
    Gérard Noiriel, Immigration, antisémitisme et racisme en France (xixe-xxe siècle). Discours publics, humiliations privées, Paris, Fayard, 2007.
  • [16]
    Jean-Louis Robert, « Ouvriers et mouvement ouvrier parisiens pendant la Grande Guerre et l’immédiat après-guerre : histoire et anthropologie », thèse, Université Paris 1, 1989, 9 vol. ; Jean-Louis Robert, Les Ouvriers, la Patrie et la Révolution, Paris, 1914-1919, Besançon, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 592, série Historiques, n° 11, 1992.
  • [17]
    Xavier Vigna, L’Espoir et l’Effroi. Luttes d’écritures et luttes de classes en France au xxe siècle, Paris, La Découverte, 2016.
  • [18]
    L’expression « exubérance sexuelle » est de Geneviève Massard-Guilbaud, Des Algériens à Lyon, de la Grande Guerre au Front Populaire, Paris, CIEMI -L’Harmattan, 1995, p. 54.
  • [19]
    Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Ahmed Boubeker et Éric Deroo (dir.), Frontière d’Empire, du Nord à l’Est. Soldats coloniaux et immigrations des Suds, Paris, La Découverte, 2008. Pour une approche critique de ces travaux, voir Romain Bertrand, Hélène Blais et Emmanuelle Sibeud, Cultures d’Empires. Échanges et affrontements culturels en situation coloniale, Paris, Karthala, 2015.
  • [20]
    Laure Machu, Isabelle Lespinet-Moret et Vincent Viet (dir.), Mains-d’œuvre en guerre, 1914-1918, Paris, La Documentation française, 2018.
  • [21]
    Gary Cross, Immigrant Workers in Industrial France. The Making of a New Laboring Class, Philadelphie, Temple University Press, 1983 ; John Horne, « Immigrant workers during World War I », French Historical Studies, vol.14, n° 1, printemps 1985, p. 57-88.
  • [22]
    Tyler Stovall, « Colour-blind France ? Colonial workers during the First World War », Race & Class, vol. 35, n° 2, 1993, p. 35-55 ; « The colour line behind the lines : racial violence in France during the Great War », American Historical Review, juin 1998, p. 737-769 ; « National identity and shifting imperial frontiers : whiteness and the exclusion of colonial labor after World War I », Representations, vol. 84, n° 1, novembre 2003, p. 52-72.
  • [23]
    Tyler Stovall, « Love, labor and race : colonial men and white women in France during the Great War », in Tyler Stovall et Georges Van den Abbeele (dir.), French Civilization and its Discontents. Nationalism, Colonialism, Race, Lanham, Lexington Books, 2003, p. 297-321.
  • [24]
    Tyler Stovall, « Universalisme, différence et invisibilité. Essai sur la notion de race dans l’histoire de la France contemporaine », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, n° 96-97, 2005, p. 63-90.
  • [25]
    Richard S. Fogarty a proposé une analyse de la place du paradigme racial pendant la guerre, mais dans le cadre de l’armée française. Voir Richard S. Fogarty, Race and War in France. Colonial Subjects in the French Army, 1914-1918, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2008.
  • [26]
    Voir notamment Mary Dewhurst Lewis, The Boundaries of Republic. Migrants Rights and the Limits of Universalism in France (1918-1940), Stanford, Stanford University Press, 2007 (traduit en français, Les Frontières de la République. Immigration et limites de l’universalisme en France (1918-1940), Marseille, Agone, 2010) ; Clifford Rosenberg, Policing Paris. The Origins of Modern Immigration Control between the Wars, Ithaca et Londres, Cornell U.P., 2006.
  • [27]
    Laurent Dornel et Céline Regnard, Les Chinois dans la Grande Guerre. Des bras au service de la France, Paris, Les Indes savantes, 2018. Une historiographie chinoise s’est récemment emparée de la question, voir notamment Xu Guoqi, Strangers on the Western Front. Chinese Workers in the Great War, Cambridge et Londres, Harvard University Press, 2011.
  • [28]
    Sur le foisonnement épistémique, voir Claude Gautier et Michelle Zancarini-Fournel, De la défense des savoirs critiques. Quand le pouvoir s’en prend à l’autonomie de la recherche, Paris, La Découverte, 2022.
  • [29]
    Voir par exemple SHD, 7N2032. Soldats serbes en Tunisie pour travaux agricoles ; SHD, 7N435. GQG, n° 8776, à M. le ministre de la Guerre. « Envoi dans le Sud-Algérien et Tunisien, ou à l’intérieur, des compagnies de travailleurs bulgares et des détachements de travailleurs nord-africains et chinois indisciplinés », 9 juin 1917.
  • [30]
    Pierre Lascoumes et Patrick Le Galès, Gouverner par les instruments, Paris, Presses de Sciences Po, 2004 ; Pierre Bourdieu, « Esprits d’État. Genèse et structure du champ bureaucratique », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 96-97, mars 1993.
  • [a]
    Un régime migratoire est défini par trois ensembles d’éléments : la régulation et la tentative de contrôle (outils, règles formelles, lois et politiques migratoires) ; les savoirs et les représentations ; enfin, les pratiques y compris privées des acteurs (agency, règles informelles).
  • [32]
    Laurent Dornel, Les Étrangers dans la Grande Guerre, op. cit.
  • [33]
    Laurent Dornel, La France hostile. Sociohistoire de la xénophobie (1870-1914), Paris, Hachette Littératures, 2004.
  • [34]
    Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du xixe siècle, Paris, Plon, 1958.
  • [35]
    Dans cet ouvrage, nous écrirons indigène et race sans les guillemets que l’emploi distancié de ces termes exigerait. Voir Yerri Urban, L’Indigène dans le droit colonial français, 1865-1955, Clermont-Ferrand, Fondation Varenne et LGDJ, 2010 ; Olivier Le Cour Grandmaison, De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français, Paris, Zones-La Découverte, 2012 ; Sylvie Thénault, « Le “code de l’indigénat” », in Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Siari Tengour Ouanassa et Sylvie Thénault (dir.), Histoire de l’Algérie à la période coloniale, Paris, La Découverte, 2014, p. 200-206, et « L’indigénat dans l’empire français : Algérie/Cochinchine, une double matrice », Monde(s), 2017, vol. 2, n° 12, p. 21-40 ; Isabelle Merle et Adrian Muckle, L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie, Paris, CNRS Éditions, 2019.
  • [36]
    Vincent Dubois, « L’action publique », in Antonin Cohen, Bernard Lacroix et Philippe Riutort (dir.), Nouveau Manuel de science politique, Paris, La Découverte, 2009.
  • [37]
    La colonialité est un concept forgé dans le contexte sud-américain notamment par le sociologue péruvien Aníbal Quijano et qui désigne un régime de pouvoir qui émerge à l’époque moderne avec la colonisation et l’avènement du capitalisme. Voir Aníbal Quijano, « “Race” et colonialité du pouvoir », Mouvements, 2007, vol. 3, n° 51, p. 111-118. Nous l’entendons ici de manière plus globale comme la « part coloniale de la gouvernementalité », voir Emmanuel Blanchard, Des colonisés ingouvernables. Adresses d’Algérien.nes aux autorités françaises (Akbou, Paris, 1919-1940), Paris, Presses de Sciences Po, 2024.
  • [38]
    AN, 94 AP 135. Note pour monsieur Simiand, 20 février 1917.
  • [39]
    À l’exception de Geneviève Massard-Guilbaud, Des Algériens à Lyon, op. cit., p. 54-64.
  • [40]
    Michel Agier, La Peur des autres. Essai sur l’indésirabilité, Paris, Bibliothèque Rivages, 2022, p. 50.
  • [41]
    Ibid., p. 71.
  • [42]
    Philippe Rygiel, L’Ordre des circulations ? L’Institut de droit international et la régulation des migrations (1870-1920), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021.
  • [43]
    Frederick Cooper, Le Colonialisme en question. Théorie, connaissance, histoire, Paris, Payot, 2010, p. 36.
  • [44]
    Frederick Cooper et Ann Laura Stoler, Repenser le colonialisme, Paris, Payot, 2013.
  • [45]
    Voir Andrew Tait Jarboe et Richard S. Fogarty (dir.), Empires in World War I. Shifting Frontiers and Imperial Dynamics in a Global Conflict, Londres-New York, I. B. Tauris, 2014 ; Gearóid Barry, Enrico Dal Lago et Rosin Healy, Small Nations and Colonial Peripheries in World War I, Leyde-Boston, Brill, 2016, p. 1-18 ; Julie d’Andurain (dir.), « Les empires dans la Grande Guerre », Outre-Mers. Revue d’histoire, vol. 104, n° 390-391, 2016.
  • [46]
    Carole Reynaud-Paligot, La République raciale. Paradigme racial et idéologie républicaine (1860-1930), Paris, PUF, 2006.
  • [47]
    Marc Angenot, Ce que l’on dit des Juifs en 1889. Antisémitisme et discours social, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 1989 ; Marc Angenot, « Théorie du discours social. Notions de topographie des discours et de coupures cognitives », COnTEXTES, n° 1, 2006.
  • [48]
    Bien des questions ici abordées – en particulier celles de la race, de la colonialité du pouvoir, de la domination sexuelle – entrent en résonance avec des débats souvent houleux qui traversent actuellement la société française. Voir notamment Didier Fassin (dir.) La Société qui vient, Paris, Seuil, 2022.
  • [a]
    Il serait dans doute plus juste de parler des situations coloniales, tant ces dernières sont variables, comme en témoignent notamment les divers régimes de l’indigénat.
  • [50]
    Georges Balandier, « La situation coloniale : une approche théorique », Cahiers internationaux de sociologie, vol. 11, 1951, p. 44-79 ; Jean-Loup Amselle, Logiques métisses. Anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs, Paris, Payot, 1990.
  • [51]
    Richard Roberts, Litigants and Households. African Disputes and Colonial Courts in the French Soudan, 1895-1912, Portsmouth, Heinemann, 2005 ; Marie Rodet, Les Migrantes ignorées du Haut-Sénégal (1900-1946), Paris, Karthala, 2009.
  • [52]
    La rencontre coloniale ou impériale, thème majeur de la sociologie coloniale, a suscité une très abondante production historique au sein de laquelle se distinguent par exemple les travaux de Romain Bertrand, « Rencontres impériales. L’histoire connectée et les relations euro-asiatiques », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2007, vol. 5, n° 54-4bis, p. 69-89.

Peu nombreux sont les témoignages – même indirects – de travailleurs coloniaux employés en France pendant la Première Guerre mondiale. Celui de Mohamed Ben Salah, matricule 3455, en date du 7 août 1917, a été recueilli et très certainement rédigé par l’officier-interprète principal, chef du Service d’assistance et de surveillance des musulmans (SASM), plus connu sous le nom de Bureau des Affaires indigènes ou encore de Bureau arabe. Ce témoignage exprime à la fois la situation et les nombreuses difficultés d’un travailleur colonial. Quoique civil, Ben Salah doit se soumettre à une discipline militaire. Il n’est pas libre de ses mouvements et subit une forme d’assignation à résidence, la moindre absence à l’appel entraînant une punition ; à l’arbitraire administratif, qui n’est pas sans rappeler celui des régimes de l’indigénat dans les colonies, s’ajoutent les vexations, voire les mauvais traitements que lui infligent ses camarades de travail tant nord-africains qu’indochinois. Ben Salah est l’un de ces quelque 220 000 travailleurs que le gouvernement français a recrutés dans les colonies et en Chine à partir de 1916 afin de pallier l’insuffisance de main-d’œuvre exigée par l’effort de guerre.
En effet, jusqu’alors, ni le recours à la main-d’œuvre féminine ni les retours massifs des ouvriers dans les usines en 1915 n’ont permis de satisfaire les considérables besoins de bras, accrus tant par l’exode des travailleurs étrangers dès l’entrée en guerre que par l’arrêt à peu près total des migrations spontanées…


Date de mise en ligne : 30/01/2025

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