À cœur vaillant, rien d’impossible
- Par Taïg Khris
Pages 118 à 123
Citer ce chapitre
- KHRIS, Taïg,
- BOULENGER, Florence
- et RAIMBAULT, Fanny,
- Khris, Taïg.
- Khris, T.
- F. Boulenger
- et F. Raimbault
https://doi.org/10.3917/dbu.boule.2022.01.0118
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- Khris, T.
- F. Boulenger
- et F. Raimbault
- Khris, Taïg.
- KHRIS, Taïg,
- BOULENGER, Florence
- et RAIMBAULT, Fanny,
https://doi.org/10.3917/dbu.boule.2022.01.0118
Son parcours tel qu’on le trouve sur Internet nous avait laissées perplexes : le web laisse deviner un touche-à-tout talentueux, à la fois athlète et entrepreneur, qui décroche deux ou trois records du monde le matin avant de disrupter les Telecoms l’après-midi – on exagère à peine. Mais une fois Taïg KHRIS assis devant nous, il se produit deux phénomènes saisissants. D’abord, c’est encore pire (mieux) que prévu : Taïg, 46 ans, a également été magicien, acteur de cinéma, auteur de scénarios et animateur TV de son propre show.
Et simultanément, tout cela paraît évident. Faisable, voire facile. Taïg avance dans la vie sans rien s’interdire – il a bénéficié d’une éducation libre et il en est une forme de plaidoyer vivant. Du reste, il balaie d’un revers de main le « talent » : seul le travail compte, qui peut ouvrir « absolument toutes les options, pour chacun de nous ».Grec par sa mère, algérien par son père, Taïg Khris-Gattos est arrivé en France à l’âge de cinq ans. « Mes parents ont décidé de ne jamais me scolariser », explique-t-il d’emblée. « Je voulais un singe, ils ont dit oui. Plus tard, ils m’ont emmené traverser l’Atlantique en voilier. On a fait de la chasse sous-marine. »
S’il raconte une enfance fantasque, Taïg n’occulte pas pour autant le revers de la médaille : « Mon père était éducateur de prévention, il n’y avait qu’un seul salaire pour nous quatre. On vivait dans 45 m². À 20 ans, je me suis attelé à rembourser les dettes de mes parents. »
Mais n’allons pas trop vite…
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