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Épilogue

Pages 487 à 517

Citer ce chapitre


  • Wieviorka, A.
(2025). Épilogue. Ils étaient juifs, résistants, communistes (p. 487-517). Perrin. https://shs.cairn.info/ils-etaient-juifs-resistants-communistes--9782262109905-page-487?lang=fr.

  • Wieviorka, Annette.
« Épilogue ». Ils étaient juifs, résistants, communistes, Perrin, 2025. p.487-517. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ils-etaient-juifs-resistants-communistes--9782262109905-page-487?lang=fr.

  • WIEVIORKA, Annette,
2025. Épilogue. In : Ils étaient juifs, résistants, communistes. Paris : Perrin. Tempus, p.487-517. URL : https://shs.cairn.info/ils-etaient-juifs-resistants-communistes--9782262109905-page-487?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir note 25 p. 300.
  • [2]
    Ce cours est conservé à la BDIC.
  • [3]
    Claude Collin, « Imre Boc : Hongrie, 1945-1956. De la libération à l’insurrection de Budapest. Propos recueillis et mis en forme par Claude Collin en novembre 1994 à Budapest », op. cit., p. 81-93. Tout ce qui suit provient de cet entretien.
  • [4]
    Imre Boc, Grenoble, de l’Occupation à la liberté. Roman historique, op. cit.
  • [5]
    Adam Rayski, Nos Illusions perdues, op. cit., p. 193.
  • [6]
    Jean-Marc Berlière, Franck Liaigre, Camarade, la lutte continue ! De la Résistance à l’espionnage communiste, Robert Laffont, 2015.
  • [7]
    René Goldman, A Childhood Adrift, Montréal, The Azrieli Fondation, 2017.
  • [8]
    Hélène Carrère d’Encausse, La Déstalinisation commencée, Bruxelles, éditions Complexe, 1984, p. 59.
  • [9]
    Michel Wieviorka. Les Juifs, la Pologne et Solidarnosc, Denoël, Paris, 1984, p. 137.
  • [10]
    Cité in Michel Wieviorka, ibid..
  • [11]
    C’est un ouvrage à compte d’auteur, publié en 2006, et que l’on peut lire au CDJC, cote 225823.
  • [12]
    Adam Rayski, Nos Illusions perdues, op. cit., p. 169.
  • [13]
    Annie Kriegel, « De la résistance juive », article cité, p. 203.

Un après-midi de juin 2017, je me suis rendue boulevard Ney, en bordure du périphérique, dans le 18e arrondissement parisien. La journaliste Patricia Tourancheau, grande spécialiste ès affaires policières, qui m’avait précédée, avait eu la gentillesse de me communiquer cette adresse. Elle avait lu l’interview de Lucienne Goldfarb par un journaliste de l’AFP, le 23 décembre 2015, après la mort de Madame Claude. La première y disait son infini mépris pour la seconde et déclarait avec vigueur : « J’ai vécu comme j’ai voulu. J’ai gagné beaucoup d’argent, j’étais libre, libre comme l’air et je disais merde à tout le monde. » Lucienne affirmait encore avoir eu dans la vie deux amours, l’opéra et les flics. Après une mauvaise chute, la vente de ce qu’il faut bien appeler son bordel de luxe, ou un peu vulgairement son claque, ou son lupanar, au 10 bis, rue du Débarcadère où elle résidait, désormais transformé en hôtel quatre étoiles, Lucienne Goldfarb avait rejoint un EHPAD privé luxueux, la Résidence de Sèvres, rue Vaneau, puis un autre EHPAD, la Résidence des Issambres, plus modeste. Le 9 juillet 2016, Patricia Tourancheau s’y était rendue, bien décidée à lui faire évoquer ses amis policiers. Elle ne put rien en tirer : « Je ne connais personne. Je n’ai rien à dire. » Presque un an après elle, je m’y suis donc rendue à mon tour. Je pensais naïvement que Lucienne Goldfarb serait heureuse, comme le sont généralement les personnes très âgées, d’évoquer son enfance rue des Immeubles-Industriels, ses parents, son frère…


Date de mise en ligne : 04/07/2025

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