Chapitre 2 / Genèse de la cause azerbaïdjanaise en Iran
Une entreprise de transformation du système de hiérarchisation ethnique
- Par Gilles Riaux
Pages 67 à 92
Citer ce chapitre
- RIAUX, Gilles,
- DORRONSORO, Gilles
- et GROJEAN, Olivier,
- Riaux, Gilles.
- Riaux, G.
- G. Dorronsoro
- et O. Grojean
https://doi.org/10.3917/scpo.dorro.2014.01.0067
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- Riaux, G.
- G. Dorronsoro
- et O. Grojean
- Riaux, Gilles.
- RIAUX, Gilles,
- DORRONSORO, Gilles
- et GROJEAN, Olivier,
https://doi.org/10.3917/scpo.dorro.2014.01.0067
Notes
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[1]
L’article 15 prévoit : « L’usage des langues locales ou de celles des tribus dans la presse et les moyens de communication de masse, ainsi que pour l’enseignement de la littérature de ces langues dans les écoles est autorisé à côté du persan. »
-
[2]
Être Turc à Téhéran, à Tabriz ou dans un village reculé de l’Azerbaïdjan occidental ne signifie pas la même chose. À propos de ces différences au niveau des pratiques langagières, voir la comparaison entre Téhéran et Salmas (Bosnali, 2003).
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[3]
Soulignons que les femmes sont absentes du groupe des entrepreneurs de l’azerbaïdjanité actif pendant la période révolutionnaire.
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[4]
Rappelons que le virage autonomiste est impossible à comprendre sans le soutien soviétique au Ferqa-ye Demokrat-e Azerbayjan.
-
[5]
La résistance au nationalisme iranien centralisateur est la principale grille d’explication fournie par les défenseurs de la cause azerbaïdjanaise.
-
[6]
Ce terme polysémique peut se traduire par « présence » ou « existence ». Il évoque la présence ou l’existence des Turcs dans la société iranienne malgré leur négation par le régime impérial.
-
[7]
Le premier jour de l’année est le 21 mars dans le calendrier iranien, ce qui explique que les années correspondantes dans le calendrier grégorien soient à cheval sur deux années.
-
[8]
Information recueillie auprès de deux sources, Téhéran (2004) et Paris (2006).
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[9]
Des remarques similaires pourraient être faites à partir du multipositionnement de Hamid Notqi (Shafaieh, 2003).
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[10]
À partir d’entretiens menés à Tabriz, à Téhéran et à Paris en 2004-2005.
-
[11]
À partir d’entretiens avec des proches d’Hosseyn Sadeq et des militants des années 1970, menés à Téhéran, à Karaj et à Paris en 2004-2007.
Résumé
En Iran, la question ethnique a principalement été abordée sous l’angle de la propension d’un groupe ethnique à s’opposer au pouvoir central en fonction de son degré d’intégration dans la société. À rebours de cette approche, la cause azerbaïdjanaise est pensée comme une entreprise de transformation du système de hiérarchisation ethnique, une entreprise lancée par des intellectuels issus des classes moyennes éduquées, qui mènent un travail de redéfinition et de valorisation de la turcité. La révolution islamique sert de révélateur de leur action en créant les conditions nécessaires à l’émergence d’un mouvement de revendications ethniques.
Mots clés
- Azerbaïdjan
- ethnicité
- Iran
- mobilisation
- nationalisme
- révolution
Mots-clés éditeurs : Azerbaïdjan, ethnicité, Iran, mobilisation, nationalisme, révolution
Abstract
Abstract: In Iran, the issue of ethnicity has mainly been addressed by determining the likelihood of an ethnic group opposing the central government, depending on its level of social integration. Contrary to this perspective, the Azerbaijani movement is considered by many as an attempt to transform the system of ethnic hierarchy. This endeavour is undertaken by educated, middle-class intellectuals who try to redefine and promote “Turkishness”. The Islamic Revolution helped to uncover such attempts by creating the necessary conditions for an ethnic movement to emerge.
Keywords
- Azerbaijan
- ethnicity
- Iran mobilization
- nationalism
- revolution
Mots-clés éditeurs : Azerbaijan, ethnicity, Iran mobilization, nationalism, revolution
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