« La conquête militaire a rencontré peu de résistances. »
Pages 41 à 48
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- TARAUD, Christelle,
- Taraud, Christelle.
- Taraud, C.
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- Taraud, C.
- Taraud, Christelle.
- TARAUD, Christelle,
Une des idées reçues les plus communément véhiculées sur la conquête militaire des territoires qui vont constituer le second empire colonial français fait accroire que celle-ci s’est faite de manière relativement « aisée ». Prenant pied sur des terres considérées ou théorisées comme « vierges » de toute présence étatique forte – alors même que les Européens avaient des relations diplomatiques longues et soutenues avec certains de ces « États fantômes » et de leurs chefs : régence d’Alger (mais aussi beylicats de Constantine, d’Oran et de Tittery), royaumes de Madagascar, du Dahomey et du Siam, empire d’Annam… – les nations européennes ont le plus souvent mis en avant, dans leur propagande, l’idée que la guerre de conquête n’avait été finalement qu’un point de détail de l’histoire coloniale et ce même si les héros de cette épopée (les Bugeaud, Gallieni, Faidherbe, Lyautey…) ont alors trouvé toute leur place dans la mythologie nationale. Une fois posé le fait que les soldats français et leurs officiers avaient été héroïques, on ne s’appesantissait pas sur le rôle joué, dans ces glorieuses batailles, par les colonisés. Or, et ceci est valable pour l’ensemble des parties de l’empire, l’installation des Français en Afrique, en Asie et en Océanie a donné lieu à de nombreux troubles, révoltes et bien sûr guerres de conquête ou de « pacification ». L’exemple le plus connu et le plus éclairant de ces résistances est certainement celui de la révolte d’Abd el-Kader, appartenant à la confrérie des Qâdirîya, dans l’Ouest algérien…
Date de mise en ligne : 19/07/2020
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