Les camps d’internement en Afrique du Nord et au Sahara (1941-1944)
- Par Jacob Oliel
Pages 119 à 128
Citer ce chapitre
- OLIEL, Jacob,
- COHEN-ADDAD, Nicole,
- KADRI, Aïssa
- et QUÉMENEUR, Tramor,
- Oliel, Jacob.
- Oliel, J.
- N. Cohen-Addad,
- A. Kadri
- et T. Quémeneur
https://doi.org/10.3917/asava.cohen.2021.01.0119
Citer ce chapitre
- Oliel, J.
- N. Cohen-Addad,
- A. Kadri
- et T. Quémeneur
- Oliel, Jacob.
- OLIEL, Jacob,
- COHEN-ADDAD, Nicole,
- KADRI, Aïssa
- et QUÉMENEUR, Tramor,
https://doi.org/10.3917/asava.cohen.2021.01.0119
Notes
-
[1]
GOLSKI Michel, Un Buchenwald français sous le règne du Maréchal, Périgueux, éd. Fanlac, 1945.
-
[2]
FAJON Étienne, Ma vie s’appelle liberté, éd. Robert Laffont, Paris, 1976, p. 132.
-
[3]
Témoignage d’interné au procès des responsables (Alger, février-mars 1944) sur la vie de Djenien bou Rezg en février 1942, Bulletin de la Fédération des Sociétés Juives d’Algérie, n° 92, mars 1944, et Dépêche Algérienne, 20 février 1944.
-
[4]
MOINE André, Déportation et Résistance. Afrique du Nord, 1939-1944, Paris, Éditions Sociales, 1972, p. 191.
-
[5]
GOLSKI Michel, op. cit.
-
[6]
MOINE André, op. cit., p. 191.
-
[7]
Archives du CICR, Inventaire, Archives générales, Rapport du CICR 1939-1947, vol. 3, p. 669.
Après la défaite, Vichy a fait arrêter et interner 15 000 soldats juifs EVDG (Engagés Volontaires pour la Durée de la Guerre), des milliers de Républicains espagnols, des membres des Brigades Internationales, etc. Indésirables en métropole, tous ces étrangers ont été immédiatement transférés en Afrique du Nord et internés à Boghari, Colomb-Béchar et Djelfa.
De 1940 à 1944, un système concentrationnaire fut mis en place du Maroc à la Tunisie (cahier couleur) ; casernes, prisons et hôpitaux désaffectés ont été réquisitionnés, des baraquements ou des villages de tentes ont été mis en place pour loger ces milliers d’hommes de toutes origines, de toutes conditions, de toutes confessions.
La première vague avait été rejointe par d’autres milliers de détenus, dont quelques personnalités connues : 500 militants et 27 parlementaires du PCF, Bernard Lecache, chroniqueur judiciaire et président de la LICA (Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme), des dizaines de nationalistes marocains, algériens (dont Messali Hadj) et tunisiens, des marins anglais, norvégiens, danois, des condamnés de droit commun et de simples grévistes comme Élysée Vigne, Émile Fillod, Jean Mandier, Gabriel Chapon, tenus pour avoir été les instigateurs d’une grève aux houillères de La Grand’Combe en mars 1942, et dirigés sur Djenien bou Rezg.
Vichy n’a pas hésité à faire interner des vieillards comme les cheikhs Tahar Azoug (84 ans) et Ahmed Chetout (75 ans) et, plus inattendu, des femmes et des enfants ont vécu dans les camps, à Ben Chicao (Berrouaghia), à Gammarth, à Maison Carrée et, surtout à Akbou (en juillet 1943, une centaine de femmes internées avec leurs 21 enfants) et à Sidi el Ayachi où furent détenues 99 femmes espagnoles, avec leurs 51 enfants dont 5 bébés …
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,00 €
Acheter ce chapitre
3,00 €