21. Vers le débarquement (1943 - juin 1944)
Pages 647 à 668
Citer ce chapitre
- WIEVIORKA, Olivier,
- Wieviorka, Olivier.
- Wieviorka, O.
Citer ce chapitre
- Wieviorka, O.
- Wieviorka, Olivier.
- WIEVIORKA, Olivier,
Notes
-
[1]
Charles Messenger, « Armed Forces », in I.C.B. Dear et M.R.D. Foot (dir.), The Oxford Companion to World War II, op. cit., p. 1148.
-
[2]
Trumbull Higgins, Winston Churchill and the Second Front. 1940-1943, New York, Oxford U.P., 1957, p. 125 sq.
-
[3]
Russell F. Weigley, Eisenhower’s Lieutenants. The Campaign of France and Germany. 1944-1945, Bloomington, Indiana U.P., 1981, p. 5 sq.
-
[4]
M. Matloff, Strategic Planning for Coalition Warfare…, op. cit., p. 391.
-
[5]
Chester Wilmot, La Lutte pour l’Europe, Paris, Fayard, 1953 (éd. angl. 1952), p. 55 ; G. Perret, There’s a War to Be Won…, op. cit., p. 131-132.
-
[6]
Cité par Robert E. Sherwood, Le Mémorial de Roosevelt d’après les papiers de Harry Hopkins, t. 2, Roosevelt, chef de guerre. De Pearl Harbor à sa mort, Paris, Plon, 1959 (éd. am. 1948), p. 179.
-
[7]
W. Churchill, La Deuxième Guerre mondiale, t. 10, L’étau se resserre. De Téhéran à Rome, Lausanne, Rencontre, 1965, p. 47.
-
[8]
Minute de la cession du 29 novembre 1943, Eisenhower Library (désormais EL), CCS/B2/vol. 3.
-
[9]
J. Keegan, La Deuxième Guerre mondiale, op. cit., p. 589.
-
[10]
M. Matloff, Strategic Planning for Coalition Warfare…, op. cit., p. 214.
-
[11]
Stephen E. Ambrose, The Supreme Commander. The War Years of Dwight D. Eisenhower, Jackson, U.P. of Mississippi, 1999 (1re éd. 1970), p. 308.
-
[12]
Field Marshal Lord Alanbrooke, War Diaries 1939-1945, Londres, Phoenix Press, 2002 (1re éd. 1957), p. 365.
-
[13]
Frederick Morgan, Overture to Overlord, Londres, Hodder & Stoughton, 1950, p. 64 sq.
-
[14]
F. Morgan, Opération Overlord, Rapport et estimation, 27 juillet 1943, EL, MC 31.
-
[15]
Minutes de la seconde réunion tenue sur le HMS Warren, 28 juin 1943, EL SHAEF SGS/ MC 31.
-
[16]
Bernard L. Montgomery, Mémoires du maréchal Montgomery, Paris, Nouveau Monde, 2014 (éd. angl. 1958), p. 283.
-
[17]
Capitaine Walter, brigadier McLean, Group Captain Broad, cours de l’action post-Neptune après la prise de l’aire de regroupement, 3 mai 1944, NARA RG 33/E 35/ B225.
-
[18]
D.D. Eisenhower, Croisade en Europe…, op. cit., p. 271.
-
[19]
Gordon A. Harrison, Cross-Channel Attack, Washington, US Government Printing Office, 1951, p. 189.
-
[20]
Pierre Grumberg, « Dieppe, le nadir des armes britanniques », in J. Lopez et O. Wieviorka (dir.), Les Grandes Erreurs…, op. cit., p. 145-159.
-
[21]
Cité par P. Grumberg, « Dieppe, le nadir des armes britanniques », art. cit., p. 146.
-
[22]
De Mountbatten à Brooke, 1er novembre 1942, TNA WO 106/4115.
-
[23]
John Hughes-Hallett, Covering letter to report in operation Jubilee, 30 août 1942, TNA WO 106/4197.
-
[24]
Du War Office (Wigham ?) à Morgan, 28 octobre 1942, TNA WO 106/4197.
-
[25]
D’Ann Campbell et Richard Jensen, « Domestic Life, War Effort, and Economy », in I.C.B. Dear et M.R.D. Foot (dir.), The Oxford Companion to World War II, op. cit., p. 1181-1182.
-
[26]
D.M. Kennedy, The American People in World War II…, op. cit., p. 230.
-
[27]
Ibid., p. 197-198.
-
[28]
Robert R. Planner, Mobilisation de l’armée de terre. Étude n° 4, section historique, 1946, NARA RG 337/E 84 A/B 9.
-
[29]
Hugh Rockoff, « The United States: from plougshare to swords », in M. Harrison (dir.), The Economics of World War II…, op. cit., p. 101.
-
[30]
Ibid., p. 105.
-
[31]
D.M. Kennedy, The American People in World War II…, op. cit., p. 224-228.
-
[32]
H. Rockoff, « The United States: from plougshare to swords », art. cit., p. 108.
-
[33]
D.M. Kennedy, The American People in World War II…, op. cit., p. 216.
-
[34]
Correlli Barnett, The Audit of War. The illusion and reality of Britain as a great nation, Londres, Pan Book, 2001 (1re éd. 1986), p. 108 sq.
-
[35]
Richard Overy, « Great Britain: Cyclops », in David Reynolds, Warren F. Kimball et Alexander Chubarian (dir.), Allies at War. The Soviet, American and British Experience. 1939-1945, New York, St. Martin’s Press, 1994, p. 121.
-
[36]
S. Broadberry et P. Howlett, « The United Kingdom: “Victory at all costs” », art. cit., p. 55.
-
[37]
Ibid., p. 49-51.
-
[38]
O. Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie…, op. cit., p. 62.
-
[39]
Rapport officiel de l’amiral Ramsay au général Eisenhower, octobre 1944, EL W.B. Smith/B 33.
-
[40]
Mémorandum des chefs d’état-major américains, 19 août 1943, TNA DEFE 2/ 460.
-
[41]
William O’Neill, A Democracy at War. America’s Fight at Home and Abroad in World War II, Cambridge, Harvard U.P., 1993, p. 222-224.
-
[42]
Lionel Frederic Ellis, Victory in the West, vol. 1, The Battle of Normandy, Londres, H.M.S.O., 1962, p. 34-35.
-
[43]
O. Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie…, op. cit., p. 124-125.
-
[44]
W. Churchill, télégramme à Marshall, 16 avril 1944, TNA CAB 101/ 250.
-
[45]
Roland G. Ruppenthal, Logistical Support of the Armies, vol. 1, May 1941-September 1944, Washington, US Government Printing Office, 1953, p. 234.
-
[46]
O. Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie…, op. cit., p. 132.
-
[47]
Forrest C. Pogue, The Supreme Command, Washington, US Government Printing Office, 1954, p. 132.
-
[48]
Eddy Florentin, Quand les Alliés bombardaient la France. 1940-1944, Paris, Perrin, 2004 (1re éd. 1997), p. 426.
-
[49]
M. Howard, British Intelligence in the Second World War, vol. 5, Strategic Deception, Londres, H.M.S.O., 1990, p. 105.
-
[50]
R. MacLeod, Un bref résumé de la feinte ou plan de couverture pour la campagne de Normandie en 1944, 1954, TNA CAB 106/1122.
-
[51]
Général Deane au ministère de la Guerre, 19 mai 1944, NARA RG 218/CCS-JCS titles/B 367.
-
[52]
SHAEF, Fortitude, 23 février 1944, NARA RG 331/E 1/ B 73.
-
[53]
Christian Destremau, Opération Garbo. Le dernier secret du jour J, Paris, Perrin, 2004, p. 80-81.
-
[54]
M. Howard, British Intelligence in the Second World War, vol. 5, op. cit., p. p. 122.
-
[55]
Cité in E. Rommel, Les Années de défaite, op. cit., p. 250.
-
[56]
E. Rommel, Les Années de défaite, op. cit., p. 245.
-
[57]
J. Goebbels, entrée du 18 avril 1944, Journal. 1943-1945, Paris, Tallandier, 2005, p. 437.
-
[58]
Dieter Ose, Entscheidung im Westen 1944. Der Oberbefehlshaber West und die Abwehr der allierten Invasion, Stuttgart, Deutsche Verlag-Anstalt, 1982, p. 73.
-
[59]
Jean-Luc Leleu, « Combattre en dictature. Les forces armées allemandes et le “second front” à l’ouest. 1940-1944 », H.D.R. soutenue à Montpellier-III, 2021, p. 231-232.
-
[60]
Ibid., p. 234.
-
[61]
Ibid., p. 240.
-
[62]
Ibid., p. 251.
-
[63]
Ibid., p. 208.
-
[64]
Karl Gundelach, « Drohende Gefahr West. Die Deutsche Luftwaffe vor und während der Invasion 1944 », Wehrwissenschaftliche Rundschau, 9, 1959, p. 306.
-
[65]
Note du journal du GA B, cité par E. Rommel, Les Années de défaite, op. cit., p. 240-243.
-
[66]
Hans Speidel, Invasion 44, Paris, J’ai lu, 1964 (éd. all. 1949), p. 3.
-
[67]
Hans Wegmüller, Die Abwehr der Invasion. Die Konzeption des Oberbefehlshabers West 1940-1944, Fribourg-en-Brisgau, Rombach, 1979, p. 160.
-
[68]
Friedrich Ruge, Rommel face au débarquement. 44, Paris, Presses de la Cité, 1960 (éd. all. 1959), p. 195.
-
[69]
Cité par M. Howard, British Intelligence in the Second World War…, t. 5, op. cit., p. 130.
-
[70]
M. Howard, British Intelligence in the Second World War…, t. 5, op. cit., p. 115-117.
-
[71]
Michel Boivin, « Les Manchois dans la tourmente de la guerre. 1939-1945 », thèse dirigée par Dominique Barjot, université de Caen, t. 4, p. 863.
-
[72]
E. Rommel, Les Années de défaite, op. cit., p. 255.
Si les Américains militaient de longue date pour intervenir en Europe du Nord-Ouest, les Britanniques renâclaient. Leurs moyens, il est vrai, étaient comptés. En septembre 1943, leurs forces terrestres n’alignaient que 2 900 000 hommes et s’appuyaient, malgré l’empire, sur un vivier limité : le royaume ne comptait que quarante-huit millions d’âmes. Londres mena donc la politique de ses moyens. Plutôt que de s’engager dans de coûteuses campagnes terrestres qui eussent décimé son outil militaire, il préféra mener une guerre d’attrition en étranglant l’Allemagne par le blocus mené par la Royal Navy, en la pilonnant via les bombardiers de la Royal Air Force et en l’épuisant sur des fronts secondaires – Afrique du Nord, Moyen-Orient puis Italie. Cette stratégie correspondait à un héritage ancien : depuis Louis XIV, la Grande-Bretagne avait toujours privilégié les théâtres périphériques. Elle s’accordait également au souvenir glacé des massacres de 14-18, sur la Somme en particulier, un cauchemar que Winston Churchill n’entendait en aucun cas revivre.
Les États-Unis défendaient un point de vue diamétralement inverse. À leurs yeux, il fallait d’abord vaincre l’ennemi le plus puissant, ce qui inspira l’option Germany first : une fois le Reich abattu, le Japon serait incapable de poursuivre la guerre. Pour cela, il fallait frapper l’Allemagne sur son point fort – ce qui, ici encore, se conformait à une tradition tout américaine. En effet, dès la guerre de Sécession (1861-1865), les stratèges yankees avaient privilégié l’assaut frontal contre les Sudistes et attaqué sur l’ensemble du front plutôt que de les user par des offensives ponctuelles…
Date de mise en ligne : 26/02/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
24,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €