Conclusion
- Par Hugues Daussy
Pages 445 à 452
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- DAUSSY, Hugues,
- Daussy, Hugues.
- Daussy, H.
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- Daussy, Hugues.
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Après la révocation de l’édit de Nantes, le protestantisme français ne disparut pas. Environ 180 000 réformés émigrèrent vers les îles Britanniques, les Provinces-Unies, l’Empire, la Suisse et la Scandinavie. Ils y furent accueillis par les communautés implantées lors du premier Refuge et par les autorités politiques désireuses de leur offrir l’asile. Alors que dans le royaume, les fidèles les plus résolus entraient dans la clandestinité, c’est depuis cette diaspora huguenote disséminée à travers l’Europe qu’une certaine forme d’action politique se perpétua, essentiellement à travers la publication d’ouvrages historiques et théoriques dont l’objet fut de dénoncer la politique de persécution des huguenots sous l’influence du clergé. Parmi les grands contributeurs à cette littérature de combat figurèrent notamment Henri Basnage de Beauval, Pierre Jurieu, Élie Benoist et Pierre Bayle. Avec leurs écrits, c’est une nouvelle page de l’histoire politique de la Réforme française qui s’ouvrit. Au cours du xviiie siècle, dans le contexte de la mise en place des Églises du Désert, ainsi baptisées en référence à la traversée du désert par Moïse, une forme modeste d’activité politique clandestine reprit chez les réformés français, dont l’existence légale demeura niée par l’État royal jusqu’à l’édit de 1787. Ils purent alors bénéficier de l’état civil sans avoir à se convertir au catholicisme, mais la liberté de culte ne leur fut rendue que par la Révolution.
La révocation constitua donc bien u…
Date de mise en ligne : 04/07/2025
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