Chapitre d’ouvrage

12. Sur une voie royale ?

Pages 237 à 259

Citer ce chapitre


  • Daussy, H.
(2025). 12. Sur une voie royale ? Histoire politique de la Réforme française : 1540-1685 (p. 237-259). Perrin. https://shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-237?lang=fr.

  • Daussy, Hugues.
« 12. Sur une voie royale ? ». Histoire politique de la Réforme française 1540-1685, Perrin, 2025. p.237-259. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-237?lang=fr.

  • DAUSSY, Hugues,
2025. 12. Sur une voie royale ? In : Histoire politique de la Réforme française 1540-1685. Paris : Perrin. Hors collection, p.237-259. URL : https://shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-237?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Mornay, Clervant et Chassincourt au roi de Navarre, Paris, 14 avril 1584, M. et C. Mornay, t. 2, p. 575.
  • [2]
    Ibid., p. 575-576.
  • [3]
    Lambert Daneau, Traité des danses, auquel est amplement resolue la question, à savoir s’il est permis aux Chrestiens de danser, s.l., 1582.
  • [4]
    Advis donné au roy de Navarre sur le règlement de sa façon de vivre, 9 janvier 1583, M. et C. Mornay, t. 2, p. 189-193.
  • [5]
    Ibid., p. 190-191.
  • [6]
    Ibid., p. 192.
  • [7]
    Estat du roy de Navarre et de son parti en France, envoyé à M. de Walsingham, en mai 1583, M. et C. Mornay, t. 2, p. 242-244.
  • [8]
    Advis donné au roy de Navarre sur le reglement de sa façon de vivre, op. cit., p. 192.
  • [9]
    Mornay à Buzenval, Nérac, 14 février 1583, M. et C. Mornay, t. 2, p. 223-224.
  • [10]
    Estat des gentilshommes, gens de conseil et officiers de la maison du roy de Navarre, desquels il entend se servir par chacung quartier de la présente année, commenceant le premier jour de janvier 1585, M. et C. Mornay, t. 3,p. 241.
  • [11]
    Estat du roy de Navarre et de son parti, op. cit., p. 248.
  • [12]
    Ibid., p. 244.
  • [13]
    Ibid., p. 244-254.
  • [14]
    Mornay, Clervant et Chassincourt au roi de Navarre, op. cit., p. 575-578.
  • [15]
    Mémoires de Batailler sur les guerres civiles à Castres et dans le Languedoc, 1584-1586, éd. par Charles Pradel, Albi, 1894, p. 6-13.
  • [16]
    Declaration des causes qui ont meu monseigneur le cardinal de Bourbon et les princes, pairs, prelats, seigneurs, villes et communatuez catholiques de ce royaume de France de s’opposer à ceux qui veulent subvertir la religion et l’estat [31 mars 1585], s.l., 1585.
  • [17]
    Déclaration de la volonté du Roi sur les nouveaux troubles de ce Roïaume, 10 avril 1585, in Mémoires de la Ligue, t. 1, Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1758, p. 72-73.
  • [18]
    Environ 30 000 hommes : 24 000 fantassins et 6 000 chevaux répartis entre Normandie, Berry, Bretagne, Champagne et Bourgogne notamment, en incluant les mercenaires levés dans l’Empire et prêts à franchir la frontière.
  • [19]
    Déclaration et protestation du roy de Navarre, de monseigneur le prince de Condé, de M. le duc de Montmorency, sur la paix faicte avec ceulx de la maison de Lorraine, chefs et principaulx aucteurs de la Ligue, au préjudice de la maison de France, Saint-Paul Cap-de-Joux, 10 août 1585, M. et C. Mornay, t. 3, p. 159-182.
  • [20]
    Rolle des Princes du sang et seigneurs françoys qui s’employeront pour asseurrer l’estat au roy de Navarre quand il lui escherra, contre ceux qui le vouldroient troubler, Bayerisches Staatsarchiv München, Kasten Schwarz 16 694, fol. 258-259.
  • [21]
    Pierre de L’Estoile, Mémoires et journal depuis la mort de Henri III (1589) jusqu’en 1611, éd. Michaud et Poujoulat, Mémoires relatifs à l’Histoire de France, Nouvelle collection, t. 15, Paris, Didier, 1857, p. 381.
  • [22]
    Navarre à Mornay, fin 1584, M. et C. Mornay, t. 2, p. 692.
  • [23]
    Estat des gentilshommes, gens de conseil et officiers de la maison du roy de Navarre, desquels il entend se servir par chacung quartier de la présente année, commenceant le premier jour de janvier 1585, Sainte-Foy, 1er janvier 1585, M. et C. Mornay, t. 3, p. 236.
  • [24]
    Procès-verbal de l’assemblée de Montauban, SHPF, ms 710, pièce 15.
  • [25]
    Mazarine, ms 2593, fol. 179-184.
  • [26]
    Cahiers présentés au roi Henri III, par Duplessis-Mornay, délibérés par les représentants des églises réformées réunis à Montauban, à leur requête, par le roi de Navarre, avec les réponses en marge, 7 septembre 1584, SHPF, ms 95.
  • [27]
    SHPF, ms 477/1.
  • [28]
    Documents sur la Réforme et les guerres de religion en Dauphiné, publiés par Joseph Roman, Grenoble, Breynat, 1890, p. 613-616.
  • [29]
    Les réponses figurent sur le document. SHPF, ms 710, pièce 16.
  • [30]
    Assemblée generale politique de ceux de la religion prétendue refformée tenue à La Rochelle, 1588, Mazarine, ms 2096, fol. 1-27 v°. Trois députés supplémentaires se joindront tardivement à l’assemblée, le 9 décembre.
  • [31]
    Mornay à Chandieu, 30 décembre 1588, M. et C. Mornay, t. 4, p. 293.
  • [32]
    Henri IV, Lettres d’amour à Corisande, Éditions de Saint-Mont, 2002, p. 31-32.

« Vous êtes aujourd’hui la seconde personne de France. » Dès le 14 avril 1584, deux mois avant la mort de Monsieur, les envoyés du roi de Navarre à la Cour avaient averti leur maître du virage inéluctable qu’allait prendre sa destinée. Mornay et Clervant, qui avaient rejoint Chassincourt auprès d’Henri III afin d’obtenir de lui quelques concessions en faveur des huguenots, vécurent aux premières loges le basculement politique en train de s’opérer. Dans l’effervescence feutrée qui agitait alors l’entourage du souverain, la personnalité du nouvel héritier était au cœur de toutes les discussions. « Bien né et de bon naturel » aux yeux du roi qui le considérait comme son légitime successeur, son image était bien éloignée de celle d’un réformé radical. Sa modération naturelle, qui lui avait par ailleurs été reprochée au sein du parti huguenot, n’était pas étrangère à cette bonne opinion, mais elle ne pouvait suffire à faire accepter aux catholiques la perspective d’un roi protestant. Persuadés depuis plusieurs années que leur maître deviendrait tôt ou tard l’héritier du trône, ses conseillers les plus proches avaient pourtant œuvré sans relâche à faire de lui un successeur présentable et surtout recevable par tous ses sujets, quelle que fût leur confession. Car, pour les réformés français, l’enjeu était considérable. Si leur protecteur venait à régner, des perspectives nouvelles pouvaient s’offrir à eux.Après avoir rempli à l’étranger de multiples missions diplomatiques au service du protecteur des Églises réformées, Philippe Duplessis-Mornay s’était durablement établi près de son maître en novembre 1582. Le choix qu’il avait fait de le servir avait été mûrement réfléchi…


Date de mise en ligne : 04/07/2025

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