Chapitre d’ouvrage

VIII. La cour ottomane

Pages 157 à 182

Citer ce chapitre


  • Türesay, Ö.
  • et Vatin, N.
(2019). VIII. La cour ottomane. Dans
  • V. Battaggion
  • et T. Sarmant
Histoire mondiale des cours : De l'Antiquité à nos jours (p. 157-182). Perrin. https://doi.org/10.3917/perri.batta.2019.01.0157.

  • Türesay, Özgür.
  • et al.
« VIII. La cour ottomane ». Histoire mondiale des cours De l'Antiquité à nos jours, Perrin, 2019. p.157-182. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-mondiale-des-cours--9782262072865-page-157?lang=fr.

  • TÜRESAY, Özgür
  • et VATIN, Nicolas,
2019. VIII. La cour ottomane. In :
  • BATTAGGION, Victor
  • et SARMANT, Thierry,
Histoire mondiale des cours De l'Antiquité à nos jours. Paris : Perrin. Hors collection, p.157-182. DOI : 10.3917/perri.batta.2019.01.0157. URL : https://shs.cairn.info/histoire-mondiale-des-cours--9782262072865-page-157?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/perri.batta.2019.01.0157


Comment un Turc ottoman aurait-il tenté de traduire « cour » ? Deux concepts sans doute se seraient présentés à son esprit. Le premier est celui de al, « famille » en arabe. La al-i Osman était donc la famille d’Osman, le souverain éponyme de la dynastie : la formule pouvait désigner la dynastie, ciment d’un empire qui vécut six siècles, mais aussi la Maison de son chef – que nous appellerons le sultan, bien qu’il n’ait pas revendiqué ce titre au début –, sa domus constituée par sa parentèle, ses proches, ses serviteurs et esclaves.
Le second concept renvoie à une réalité à première vue plus matérielle. C’est celui de porte (bab, dar ou kapı en arabe, persan ou turc) ou de seuil (dergah, bargah, südde, atebe…) sublime (ali), dotée de félicité (saadet) ou de prospérité (devlet, terme qui signifie aujourd’hui « État »). Ce qui est ici en jeu, c’est la limite entre un domaine inviolable, réservé au cercle le plus intime, et un domaine public où le souverain fait son apparition pour rendre la justice – car c’est son principal attribut – et pour être vu –, car il est la clef de voûte de l’État, de la société, de l’univers, et son absence détruit le « bon ordre du monde » (nizam-ı alem).
L’objet de cette courte synthèse est de donner à voir la manifestation concrète de ces concepts. La tâche n’est pas aisée car, malgré une trompeuse apparence de conservatisme, les évolutions furent nombreuses, en dépit d’incontestables permanences qui constituent l’armature de la culture aulique ottomane…


Date de mise en ligne : 19/10/2020

https://doi.org/10.3917/perri.batta.2019.01.0157

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