1. L’éclipse d’une étoile : Jean-Paul Sartre
- Par François Dosse
Pages 17 à 25
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Notes
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[1]
P. Ory, J.-F. Sirinelli, Les Intellectuels en France, de l’affaire Dreyfus à nos jours, Armand Colin, 1986, p. 166.
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[2]
Les Temps modernes, n° 89, avril 1953, « Le marxisme de Sartre », par Cl. Lefort ; « Réponse à Claude Lefort », par J.-P. Sartre.
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[3]
A. Cohen-Solal, Sartre, Gallimard, 1985, p. 447.
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[4]
R. Debray, Le Nouvel Observateur, 21 avril 1980.
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[5]
Jean Pouillon, entretien avec l’auteur.
-
[6]
J. Pouillon, « L’œuvre de Claude Lévi-Strauss », Les Temps modernes, n° 126, juillet 1956, repris dans Fétiches sans fétichisme, Maspero, 1975.
-
[7]
J. Pouillon, Fétiches sans fétichisme, op. cit., p. 301.
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[8]
Ibid., p. 307.
-
[9]
Ibid., p. 312.
-
[10]
J. Pouillon, Séminaire de Michel Izard, Laboratoire d’anthropologie sociale, 24 novembre 1988.
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[11]
Jean Pouillon, entretien avec l’auteur.
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[12]
J. Pouillon, cité par A. Cohen-Solal, Sartre, Gallimard, 1985, p. 502.
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[13]
J. Pouillon, Séminaire de Michel Izard, Laboratoire d’anthropologie sociale, 9 février 1989.
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[14]
Ibid.
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[15]
Georges Balandier, entretien avec l’auteur.
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[16]
G. Dumézil, Entretiens avec D. Éribon, Gallimard, 1987, p. 204.
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[17]
Ibid., p. 208.
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[18]
Cl. Lévi-Strauss, De près et de loin, Odile Jacob, 1988, p. 219.
Le structuralisme pour triompher devait, comme dans toute tragédie, tuer. Or, la figure tutélaire des intellectuels d’après-guerre était Jean-Paul Sartre. Il avait eu, dès la Libération, un retentissement particulier en faisant descendre la philosophie dans la rue. Mais celle-ci va peu à peu lui renvoyer la rumeur persistante de thèmes nouveaux portés par une génération montante, qui va progressivement le renvoyer sur le bas-côté de la route.
Dans ces années cinquante, décisives dans ce que l’on appellera plus tard le phénomène structuraliste, Sartre connaît une série de ruptures aussi douloureuses que dramatiques qui vont au fil des années l’isoler, malgré son succès public qui ne se dément pas. Une des raisons de ces déchirements vient en fait de la volonté chez Sartre d’effacer ses années d’apolitisme, de cécité dans lesquelles il s’était, selon la bonne tradition khâgneuse, enfermé et qui l’ont rendu sourd et muet devant la montée de l’horreur nazie, inattentif et indifférent aux luttes sociales des années trente. Mordu à la nuque par sa propre histoire, Sartre essaye de surmonter ces lacunes passées en se liant de près au PCF en 1952, au cœur de la guerre froide, au moment même où toute une génération d’intellectuels commence à s’en distancier chaque jour davantage devant les révélations successives sur ce qui se passe en Union soviétique. La belle unité qui régnait au temps du Rassemblement démocratique révolutionnaire qui avait permis de réunir à la même tribune de la salle Pleyel le 13 décembre 1948 sur le thème « L’internationalisme de l’esprit », André Breton, Albert Camus, David Rousset, Jean-Paul Sartre et plusieurs autres intellectuel…
Date de mise en ligne : 19/03/2020
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