Chapitre XV. Les prémices de la guerre civile
- Par Xavier Baron
Pages 337 à 357
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- BARON, Xavier,
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- Baron, X.
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Notes
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[1]
F. Boutros, Mémoires, op. cit., p. 185.
-
[2]
Selon Joe Khoury-Hélou, le président Charles Hélou a dû téléphoner à Sabri Hamadé pour le mettre en demeure de proclamer la victoire de Soleiman Frangié, sous peine d’utiliser son pouvoir constitutionnel de dissoudre la Chambre. Les chéhabistes savaient que de nouvelles élections législatives leur seraient fatales. Sabri Hamadé a aussitôt obtempéré. Cf. J. Khoury-Hélou, Charles Hélou, Hamlet de l’accord du Caire, op. cit., p. 30.
-
[3]
Voir le texte du programme in X. Baron, Les Conflits du Proche-Orient, op. cit., p. 219-222.
La succession de Charles Hélou donne lieu à une nouvelle et vive lutte politique entre les chéhabistes et leurs adversaires tant les chances d’un retour au pouvoir de l’ancien président Chéhab apparaissent ne faire aucun doute. Ce combat entre le Nahj et le Helf soutenu par Saëb Salam prend subitement fin le 4 août 1970 lorsque le général Chéhab, resté jusque-là silencieux, annonce qu’il n’est pas candidat parce que, affirme-t-il, le pays n’est pas prêt à admettre des solutions de fond qui permettraient de « consolider une véritable démocratie parlementaire, saine et stable ; d’abolir les monopoles pour assurer une vie digne et meilleure aux Libanais dans le cadre d’un système économique libre et sain qui assure travail et débouchés aux citoyens afin que tous puissent bénéficier des bienfaits d’une démocratie économique et sociale juste ». Cette déclaration qui affirme que les institutions libanaises ne correspondent plus aux exigences de l’heure et que les Libanais ne sont pas prêts pour la modernité tranche avec les propos que le général avait coutume de tenir lorsqu’il était à la présidence. C’est l’expression d’un désenchantement qui annonce un avenir sombre et laisse ses partisans désemparés.
Le choix d’un candidat de consensus à la présidence de la République s’avère impossible. Pierre Gemayel recueille de nombreux encouragements mais, en dépit du soutien qu’il a manifesté à de nombreuses reprises à Fouad Chéhab et à sa politique, il ne reçoit pas l’appui du Nahj qui entend présenter son propre candidat…
Date de mise en ligne : 22/09/2020
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