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Chapitre II. Le commencement – Ce que dit la tradition

Pages 18 à 21

Citer ce chapitre


  • Seddik, Y.
(2025). Chapitre II. Le commencement – Ce que dit la tradition. Histoire du Coran, du désert au Livre : Comment le Coran a façonné l’Histoire (p. 18-21). Éditions Frémeaux & Associés. https://shs.cairn.info/histoire-du-coran-du-desert-au-livre--9782382832257-page-18?lang=fr.

  • Seddik, Youssef.
« Chapitre II. Le commencement – Ce que dit la tradition ». Histoire du Coran, du désert au Livre Comment le Coran a façonné l’Histoire, Éditions Frémeaux & Associés, 2025. p.18-21. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-du-coran-du-desert-au-livre--9782382832257-page-18?lang=fr.

  • SEDDIK, Youssef,
2025. Chapitre II. Le commencement – Ce que dit la tradition. In :
  • SEDDIK, Youssef,
  • Transcription par DOLAN-DARMON, Katherine,
Histoire du Coran, du désert au Livre Comment le Coran a façonné l’Histoire. Éditions Frémeaux & Associés. Hors Collection, p.18-21. URL : https://shs.cairn.info/histoire-du-coran-du-desert-au-livre--9782382832257-page-18?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’appellation Mahomet n’est ni d’origine française ni d’origine européenne. Elle provient d’une déformation de la langue turque qui prononce Mehmet. Les Européens du Moyen Âge, surtout pendant les Croisades, n’ont cessé de diaboliser le nom de ce personnage, le qualifiant de faux prophète et ses disciples de païens, en le rapprochant d’un personnage mythique européen, le Baphomet, autre appellation du diable.
  • [2]
    Le monothéisme sous ses trois formes, judaïque, chrétienne et musulmane, s’oppose à ce que l’on appelle l’associationnisme polythéiste (shirk en arabe) et la profession de foi commune à ces trois religions est « Il est Un et point d’associé à Lui ». C’est pour cela que le Coran part en guerre contre la Trinité qu’il affirme être une forme d’associationnisme. Rappelons que le dogme de la Trinité est né au début du ixe après JC avec le concile de Nicée (en l’an 325).

Avant d’ériger les fondations de cet ouvrage, revenons à l’essence de ce qui est attribué au Coran : sa sacralité et son absence d’historicité. Depuis la première Révélation faite au prophète jusqu’à nos jours, rien ne peut remettre en question le caractère divin et incréé du Coran. De sa genèse aux premiers exégètes, rien ne peut authentifier les récits pour attester de leur historicité. Pour faciliter la lecture, décidons de considérer comme postulat de départ que tout ce qui est abordé ici trouve son unité inexplicable dans la Tradition. Mais qu’est-ce que la tradition au juste ? S’agit-il de l’héritage immatériel d’une conscience collective ou du souvenir lié au devoir de transmettre et d’enrichir ? C’est à cette question que nous tenterons de répondre.
Tout débute dans une vallée aride à l’ouest de l’actuelle Arabie saoudite, à La Mecque, une petite ville caravanière où résident quelques milliers de Mecquois regroupés en tribus. La plupart tirent leur subsistance du transport de marchandises de l’Inde vers l’Occident. Les clans de ces tribus sont tous voués à l’idolâtrie, et la Kaaba est déjà un lieu sacré où les Arabes polythéistes se réunissent en hajjs (pèlerinage) pour rendre hommage à leurs divinités.
Revenons à un passé lointain… La mer Rouge se trouve à environ cinquante kilomètres de La Mecque, et la pêche constitue l’une des principales ressources des tribus qui se sont réunies là. Parmi ces tribus, celle des Quraysh, signifiant « petit requin » en arabe, tire son nom du surnom donné à l’un de leurs ancêtres, Modar…


Date de mise en ligne : 19/02/2026

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