Chapitre I – Naissance et essor des universités au Moyen Âge
Pages 5 à 27
Citer ce chapitre
- CHARLE, Christophe
- et VERGER, Jacques,
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- et VERGER, Jacques,
Notes
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[1]
Sur la transmission de la culture antique au Moyen Âge, voir par ex. J. Fontaine, Isidore de Séville et la culture classique dans l’Espagne wisigothique, 2e éd., 2 t., Paris, Études augustiniennes, 1983.
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[2]
Voir D. Poirel (éd.) L’École de Saint-Victor de Paris. Influence et rayonnement du Moyen Âge à l’époque moderne, Turnhout, Brepols, « Bibliotheca Victorina », no 22, 2010.
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[3]
Voir M. Clanchy, Abélard, trad. fr. P.-É. Dauzat, Paris, Flammarion, 2000.
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[4]
Sur la diffusion du droit romain et l’essor des écoles juridiques au nord des Alpes dès le xiie siècle, voir les études réunies dans A. Gouron, La Science du droit dans le Midi de la France au Moyen Âge, Londres, Variorum, 1984, Études sur la diffusion des doctrines juridiques médiévales, Londres, Variorum, 1987, Droit et coutume en France aux xiie et xiiie siècles, Aldershot, Variorum, 1993.
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[5]
« L’affirmation du magistère des théologiens » au xiie siècle est bien étudiée dans C. Giraud, Per verba magistri. Anselme de Laon et son école au xiie siècle, Turnhout, Brepols, 2010, p. 437-492.
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[6]
S. C. Ferruolo, The Origins of the University. The Schools of Paris and their Critics, (1100-1215), Stanford, Stanford UP, 1985.
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[7]
M.-Th. d’Alverny, « Translations and Translators », dans R. L. Benson et G. Constable, Renaissance and Renewal in the Twelfth Century (1982), Toronto, Toronto UP, 1991, p. 421-462.
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[8]
M. Bellomo, Saggio sull’università nell’età del diritto comune, Catane, Giannotta, 1979.
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[9]
Voir P. Michaud-Quantin, Universitas. Expressions du mouvement communautaire dans le Moyen Âge latin, Paris, Vrin, 1970.
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[10]
Tel J. Le Goff dans Les Intellectuels au Moyen Âge, 2e éd., Paris, Le Seuil, 1985.
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[11]
Ainsi H. Grundmann, Vom Ursprung der Universität im Mittelalter, 2e éd., Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1964.
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[12]
S. C. Ferruolo, « The Paris Statutes of 1215 Reconsidered », History of Universities, vol. 5, 1985, p. 1-14.
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[13]
Voir M.-M. Dufeil, Guillaume de Saint-Amour et la polémique universitaire parisienne (1250-1259), Paris, Picard, 1972.
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[14]
Voir P. Glorieux, Aux origines de la Sorbonne, t. I, Robert de Sorbon. L’homme, le collège, les documents, Paris, Vrin, « Études de philosophie médiévale », vol. 53, 1966.
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[15]
Voir N. Gorochov, Le Collège de Navarre de sa fondation (1305) au début du xve siècle (1418). Histoire de l’institution, de sa vie intellectuelle et de son recrutement, Paris, Champion, 1997.
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[16]
J. Favier, Paris au xve siècle. (1380-1500), Paris, Hachette, « Nouvelle histoire de Paris », 1974, p. 68-73.
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[17]
A. I. Pini, « Discere turba volens. Studenti e vita studentesca a Bologna dalle origini alla metà del Trecento » dans G. P. Brizzi et A. I. Pini (ed.), Studenti e università degli studenti dal XII al XIX secolo (Studi e memorie per la storia dell’università di Bologna, n. s., VII), Bologne, Istituto per la storia dell’Università, 1988, p. 45-136.
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[18]
T. H. Aston, « Oxford’s Medieval Alumni », Past and Present, no 74, 1977, p. 3-40, et T. H. Aston, G. D. Duncan, T. A. R. Evans, « The Medieval Alumni of the University of Cambridge », Past and Present, no 86, 1980, p. 9-86.
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[19]
Par ex., selon L. Roy, l’université de Caen, ouverte en 1436, enregistrait dès les premières décennies de son existence 150 à 250 immatriculations annuelles en moyenne ; voir L’Université de Caen aux xve et xvie siècles, Leyde, Brill, « Education and Society in the Middle Ages and Renaissance », vol. 24, 2006, p. 119-130.
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[20]
R. C. Schwinges, Deutsche Universitätsbesucher im 14. und 15. Jahrhundert. Studien zur Sozialgeschichte des alten Reiches, Stuttgart, F. Steiner, 1986.
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[21]
J. Verger, « Le recrutement géographique des universités françaises au début du xve siècle d’après les suppliques de 1403 », dans Mélanges d’archéologie et d’histoire, École française de Rome, t. 82, 1970, p. 855-902.
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[22]
J. Verger, « La mobilité étudiante au Moyen Âge », Histoire de l’éducation, no 50, 1991, p. 65-90.
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[23]
Voir par ex. J. Verger, « Noblesse et savoir : étudiants nobles aux universités d’Avignon, Cahors, Montpellier et Toulouse (fin du xive siècle) », dans Ph. Contamine (éd.), La Noblesse au Moyen Âge, xie-xve siècle. Essais à la mémoire de Robert Boutruche, Paris, Puf, 1976, p. 289-313.
Les premières universités, au sens indiqué dans notre introduction, sont apparues en Europe occidentale au tout début du xiiie siècle. À aucune on ne peut assigner de date précise de naissance, mais on peut considérer comme quasiment contemporaines les universités de Bologne, Paris et Oxford ; à peine plus récente fut sans doute l’université de médecine de Montpellier. Tant par leur structure institutionnelle que par leur rôle social et intellectuel, ces universités n’avaient pas de véritable précédent historique. Elles n’ont cependant pas surgi ex nihilo. Elles étaient même, à bien des égards, les héritières d’une longue histoire.
Signe le plus manifeste de cette filiation, les disciplines enseignées dans les universités étaient en effet, pour l’essentiel, celles que l’Antiquité, entendons l’Antiquité christianisée des Pères de l’Église, avait déjà considérées comme constituant la culture savante, la forme la plus haute de savoir intellectuel à laquelle pouvait prétendre un homme libre : les « arts libéraux » divisés en trivium (grammaire, rhétorique, dialectique ou logique) et quadrivium (arithmétique, musique, géométrie, astronomie) en formaient la base, la science sacrée (on dira plus tard la théologie) le couronnement ; des disciplines plus pratiques, comme le droit ou la médecine, mais capables cependant d’un niveau suffisant d’abstraction, trouvaient également leur place dans ce système. Les encyclopédistes du haut Moyen Âge, les réformateurs et les pédagogues des époques carolingienne et ottonienne …
Date de mise en ligne : 01/10/2014
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