Introduction
- Par Jean Boncœur
- et Hervé Thouément
Pages 11 à 19
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- BONCŒUR, Jean
- et THOUÉMENT, Hervé,
- Boncœur, Jean.
- et al.
- Boncœur, J.
- et Thouément, H.
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- Boncœur, J.
- et Thouément, H.
- Boncœur, Jean.
- et al.
- BONCŒUR, Jean
- et THOUÉMENT, Hervé,
Chaque année depuis 1969, l’Académie royale des sciences de Suède décerne, en même temps que les prix Nobel de physique et de chimie, un « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel ». Ce « prix Nobel d’économie », selon l’appellation courante qui lui est donnée, témoigne du fait que la tendance dominante est aujourd’hui à considérer l’économie comme une discipline scientifique. Si celle-ci est généralement rangée dans la catégorie plus large des « sciences sociales » (expression attestée dans la langue anglaise dès 1824), nombreux sont les économistes à penser que leur discipline occupe une place particulière à l’intérieur de cette catégorie, plus proche par certains aspects des sciences de la nature comme la physique, la chimie ou la biologie, que de disciplines réputées plus « molles » comme la sociologie ou l’ethnologie. De façon plus ou moins explicite, cette revendication prend largement appui sur le formalisme mathématique, parfois assez sophistiqué, qu’utilise une large part du discours économique contemporain.
Or, l’apprentissage des sciences de la nature ne nécessite pas d’étudier leur histoire. Un étudiant en physique n’a sans doute pas besoin, pour préparer ses examens, de se plonger dans les écrits d’Aristote et, peu lui importe, dans cette douloureuse phase de son existence, de savoir comment cet auteur se représentait la mécanique des corps célestes : Copernic, Kepler et Galilée ont définitivement mis un terme à la conception d’un univers dont notre Terre serait le centre…
Date de mise en ligne : 25/09/2023
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