Chapitre II. Les guerres contre l’Iran
(54-53 et 40-34 avant J.-C.)
- Par Yann Le Bohec
Pages 269 à 277
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En étendant leur domaine, Rome et son armée finirent par rencontrer l’Iran. Les anciens et les modernes, quand ils en parlent, pour cette période, disent : « les Parthes ». Auparavant, on avait employé le mot « Mèdes » (guerres « médiques »), et par la suite on utilisa le vocable « Perses ». En fait, ces ethniques renvoient à la patrie de la dynastie régnante, et ils désignent un seul et unique pays, l’Iran, qui était fait de nations diverses.
C’était un territoire vaste et peuplé, le seul de l’époque qui fût aux dimensions de l’empire romain. Pendant la fin de la République, les deux États se firent la guerre deux fois. Le premier conflit, à l’initiative de Crassus, prit place pendant la guerre des Gaules, qui vient d’être rapportée. Le second, voulu par Antoine, accompagna une guerre civile qui sera vue plus loin.
Un accord, généralement connu sous l’appellation ambiguë de « premier triumvirat », avait été conclu en 60 entre Pompée, César et Crassus ; il prévoyait que chacun des trois comparses aiderait les deux autres à obtenir des honneurs. Marcus Licinius Crassus, qui appartenait au clan des populaires, s’était acquis une réputation de bon général pour avoir vaincu Spartacus et son armée ; il voulait la confirmer. De plus, étant riche, il souhaitait le devenir davantage encore, et il espérait satisfaire ce désir en faisant la guerre à l’Iran, en pillant « l’or des Parthes » (Florus) ; ni Pompée ni César ne voulaient lui refuser ce commandement. Comme, en plus, il était ambitieux, il pensait que cet argent l’aiderait dans s…
Date de mise en ligne : 25/08/2020
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