Chapitre d’ouvrage

La gauche et l'idée de la guerre

Pages 522 à 530

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  • Becker, J.-J.
(2005). La gauche et l'idée de la guerre. Dans
  • J. Becker
  • et G. Candar
Histoire des gauches en France : Volume 1 (p. 522-530). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.becke.2005.01.0522.

  • Becker, Jean-Jacques.
« La gauche et l'idée de la guerre ». Histoire des gauches en France Volume 1, La Découverte, 2005. p.522-530. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-des-gauches-en-france--9782707147363-page-522?lang=fr.

  • BECKER, Jean-Jacques,
2005. La gauche et l'idée de la guerre. In :
  • BECKER, Jean-Jacques
  • et CANDAR, Gilles,
Histoire des gauches en France Volume 1. Paris : La Découverte. Poche / Sciences humaines et sociales, p.522-530. DOI : 10.3917/dec.becke.2005.01.0522. URL : https://shs.cairn.info/histoire-des-gauches-en-france--9782707147363-page-522?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.becke.2005.01.0522


Maurice Agulhon [ 2 0 0 2 ], dans sa préface à la réédition de l’article sur Napoléon du fervent républicain Pierre Larousse — le fondateur des dictionnaires au xixe siècle —, souligne combien pour les républicains le nom de celui qui avait étranglé la République ne pouvait être qu’un objet d’horreur, sauf en ce qui concerne ses guerres, considérées comme le prolongement de celles de la Révolution. Non pas par amour particulier de la guerre —encore qu’elle était bien loin d’être l’objet de répulsion qu’elle devint beaucoup plus tard —mais parce que la guerre avait été le support d’une « énorme aventure nationale ».
Lors de la Restauration, l’opinion publique dans sa masse est satisfaite du retour à la paix, mais la gauche ne peut pour autant admettre les traités de 1815 qu’elle exècre. « Elle est autant patriote que libérale » [Rémond, 1965, p. 398]. Cela ne signifie aucunement un goût particulier pour n’importe quelle guerre. La gauche est résolument hostile à l’expédition d’Espagne dont le but, en 1823, est de rétablir sur son trône le roi Ferdinand VII. Lors du débat à la Chambre des députés, le libéral Manuel est expulsé pour avoir protesté avec virulence. En revanche, elle est favorable à l’intervention pour soutenir l’insurrection grecque contre les Turcs en 1827.
L’idée d’une revanche sur les traités de 1815 n’était pas absente du succès de la révolution de 1830 et la prudence de la politique extérieure de la monarchie de Juillet est une des raisons qui dressent la gauche contre le régime de Louis-Philippe, c’est aussi une des raisons qui séparent chez les orléanistes le « mouvement » de la « résistance »…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/dec.becke.2005.01.0522

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