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3. Fondations (1900-1920)

Pages 75 à 104

Citer ce chapitre


  • Biezunski, M.
(1993). 3. Fondations (1900-1920) Histoire de la physique moderne (p. 75-104). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0075.

  • Biezunski, Michel.
« 3. Fondations (1900-1920) ». Histoire de la physique moderne, La Découverte, 1993. p.75-104. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-75?lang=fr.

  • BIEZUNSKI, Michel,
1993. 3. Fondations (1900-1920) In : Histoire de la physique moderne. Paris : La Découverte. TAP / Histoire des sciences, p.75-104. DOI : 10.3917/dec.biezu.1993.01.0075. URL : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-75?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0075


Notes

  • [1]
    Voir Michel Biezunski, Einstein à Paris, Presses Universitaires de Vincennes, Saint-Denis, 1992.
  • [2]
    Autobiographie scientifique, op. cit., p. 93-94.
  • [3]
    Voir Albert Einstein, Œuvres choisies, Françoise Balibar, Olivier Darrigol et Bruno Jech, eds, vol. I : Quanta, Paris, Seuil-CNRS, Paris, 1989, p. 37.
  • [4]
    Ibid., p. 40.
  • [5]
    Ibid., p. 38.
  • [6]
    Au sens de Imre Lakatos.
  • [7]
    Hermann Minkowski, « Space and Time », Conférence à la LXXXe assemblée des savants et médecins allemands, Cologne, 21 septembre 1908, publiée en traduction anglaise dans Albert Einstein, Hendrik Antoon Lorentz, Hermann Weyl et Hermann Minkowski, The Principle of Relativity, Dover Publications, New York, 1952.
  • [8]
    Voir Jean-Marc Lévy-Leblond, « Les Relativités », Les Cahiers de Fontenay, n° 8, ENS de Fontenay-aux-Roses, septembre 1977.
  • [9]
    La rapidité φ est liée à la vitesse v par la relation th φ = v c th est la tangente hyperbolique).
  • [10]
    Voyage à travers l'Univers, t. I : Galaxies, Time-Life, Amsterdam, 1989.
  • [11]
    Ruth Moore, Niels Bohr, The Man, His Science and the World They Changed, MIT Press, Cambridge (Mass.), 1966.
  • [12]
    C’est, en termes techniques, le « moment » des impulsions ou des quantités de mouvement.
  • [13]
    Pour être tout à fait exact, il s’agit de la constante de Planck divisée par 2 π, que l’on désigne par h et qui se lit « h barre ».
  • [14]
    Daniel J. Kevles, The Physicists, Vintage Books, New York, 1977.
  • [15]
    On en trouvera une traduction française dans le livre de John L. Heilbron, Planck, une conscience déchirée, trad. N. Dhombres, collection « Un savant, une époque », Belin, Paris, 1988.
  • [16]
    Voir Albert Einstein, Œuvres choisies, sous la direction de Françoise Balibar, t. VI, Écrits politiques, textes choisis et présentés par Jean-Philippe Mathieu, Seuil-CNRS, Paris, 1991.
  • [17]
    Voir l’article de Pierre Thuillier, « Galilée et l’expérimentation », La Recherche, avril 1983. Réédité dans La Recherche en histoire des sciences, Points-Sciences, Seuil, Paris, 1983.
  • [18]
    D’après A. Einstein, La Relativité, ch. XIX : « Le Champ de gravitation », Payot, Paris, 1956.

Avec l'arrivée du xxe siècle, la physique voit ses fondations remaniées de fond en comble. Les aménagements mineurs nécessaires se révélèrent des étincelles qui mirent le feu aux poudres. Des concepts aussi fondamentaux que le temps, l’espace, la continuité, la notion de particule, d’atome, etc., en sortirent remodelés. Un physicien formé dans les dix dernières années du xixe siècle ne retrouvait plus ses points de repère dix ou vingt ans plus tard. Ce n’était pas la première fois que le paradigme théorique devait être remplacé. Mais c’était peut-être la première fois que les fondements philosophiques de la science classique étaient à ce point ébranlés. Que s’était-il passé ? Tout simplement que certains avaient jugé utile, voire nécessaire, de reprendre à la source ce qu’avaient fait les pères fondateurs, Galilée et Newton, et derrière la façade d’une science lisse et dogmatisée, avaient renoué avec les fondements scientifiques, philosophiques, épistémologiques, pour tenter de répondre aux questions que l’on s’était posées. Au début du xxe siècle, ce ne sont pas seulement les théories physiques qui se renouvellent, mais aussi les conceptions du monde, les Weltanschauungen.
La première rupture touche au caractère continu de l’énergie, et à partir d’elle de toutes les grandeurs physiques. Au lieu de considérer qu’une quantité physique peut posséder toutes les valeurs possibles, on voit apparaître des grandeurs qui ne valent que 0, 1, 2 ou 3, par exemple. Cela modifie de fond en comble la façon d’appréhender la physique ; les calculs sont souvent simplifiés mais obéissent à des règles d’une algèbre différente…


Date de mise en ligne : 27/05/2019

https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0075

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