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1. Son et lumière à l’âge classique

Pages 13 à 43

Citer ce chapitre


  • Biezunski, M.
(1993). 1. Son et lumière à l’âge classique. Histoire de la physique moderne (p. 13-43). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0013.

  • Biezunski, Michel.
« 1. Son et lumière à l’âge classique ». Histoire de la physique moderne, La Découverte, 1993. p.13-43. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-13?lang=fr.

  • BIEZUNSKI, Michel,
1993. 1. Son et lumière à l’âge classique. In : Histoire de la physique moderne. Paris : La Découverte. TAP / Histoire des sciences, p.13-43. DOI : 10.3917/dec.biezu.1993.01.0013. URL : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-physique-moderne--9782707122544-page-13?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0013


Notes

  • [1]
    De Natura Rerum, in Robert Massain, Physique et physiciens, Magnard, Paris, 1939 (2e édition : 1959).
  • [2]
    Cité par Vasco Ronchi in Histoire de la lumière, Masson, Paris, 1956.
  • [3]
    Cité par Bernard Maitte, La Lumière, Seuil, Paris, 1981.
  • [4]
    In Colin Ronan, Histoire mondiale des sciences, trad. Claude Bonnafont, Seuil, Paris, 1988, p. 334.
  • [5]
    Voir le livre de Max Brod, L’astronome qui trouva Dieu, trad, de l’allemand par Georges Lacheteau, Éditions du Siècle, Paris, 1932.
  • [6]
    Galileo Galilei, lettre à Gallanzone Gallanzoni (Rome), le 16 juillet 1611. In Raymond Zouckermann, Galilée, Penseur libre, Éditions rationalistes, Paris, 1968.
  • [7]
    Il Saggiatore. Cité par Emilio Segrè, in Les physiciens classiques et leurs découvertes, trad. Suzanne de Cheveigné, Fayard, Paris, 1987.
  • [8]
    Paul K. Feyerabend, Contre la méthode. Esquisse d'une théorie anarchiste de la connaissance, trad. Baudouin Jurdant et Agnès Schlumberger, Seuil, Paris, 1979, p. 176.
  • [9]
    Dialogue concernant les deux plus grands systèmes du monde, Florence, 1632, in Françoise Balibar, Galilée, Newton lus par Einstein, Presses Universitaires de France, Paris, 1984.
  • [10]
    « Premier jour » des Discours concernant deux sciences nouvelles, 1638. Trad. française par Maurice Clavelin, Armand Colin, Paris, 1970.
  • [11]
    G. Galileo, Discorsi e dimostrazioni matematiche, intorno à due nuove scienze (Discours et démonstrations mathématiques relatives à deux nouvelles sciences), Elsevier, Leide, 1638. Première journée. Extrait in Raymond Zouckermann, Op. cit., p. 192.
  • [12]
    Selon Marie-Antoinette Tonnelat, séminaire sur la couleur, Institut d’Histoire des Sciences, 1978-1979.
  • [13]
    Christiaan Huygens, Traité de la Lumière, cité par Robert Massain, Physique et Physiciens, op. cit.
  • [14]
    Traité de la Lumière, op. cit.
  • [15]
    Principia, Deuxième livre, 1687.
  • [16]
    D’après Bernard Maitte, La Lumière, op. cit.
  • [17]
    Cité par Bernard Maitte, ibidem.
  • [18]
    Pierre-Simon de Laplace, Essai philosophique sur les probabilités, Courrier, Paris, 1814 (cité par David Ruelle in Hasard et chaos, Odile Jacob, Paris, 1991, p. 41.)

La lumière et ses couleurs, la musique et ses tons, les vagues et leurs crêtes, sont autant de manifestations d’une notion unique, mathématisée, l'onde. En affirmant que « la Nature est écrite en langue mathématique », Galilée inaugure la physique au sens où nous l'entendons aujourd’hui. Par quels détours a-t-il fallu passer pour aboutir à une description du son et de la lumière sous une forme mathématique commune, la forme ondulatoire ? Pour la physique, il s’agit de perturbations par rapport à un état d’équilibre, de propagation d’ébranlements, dont la description mathématique est d’une extrême simplicité, pour peu que l'on dispose de l’appareillage approprié. Mais l’évidence de ce qui se présente aujourd’hui ainsi s’est construit à travers un ensemble d’enchevêtrements théoriques et expérimentaux, de débats contradictoires et passionnés, de retournements inattendus de situation, qui constituent en s’accumulant l’histoire de la physique.
L’onde servira de fil d’Ariane pour évoquer l’âge classique de la physique, entre les xviie et xixe siècles ; on assiste à ce phénomène paradoxal de la naissance du concept, puis à son renforcement en même temps qu’à une perte temporaire de sa validité : ainsi, au xviiie siècle, alors que la théorie ondulatoire s’affirmait et assurait ses fondations mathématiques, l’analyse de la lumière comme phénomène ondulatoire n’était plus de mise. Pourtant, le son et les mouvements de l’eau — l’hydrodynamique en jargon de la physique —, eux, se laissaient décrire par la théorie ondulatoire…


Date de mise en ligne : 27/05/2019

https://doi.org/10.3917/dec.biezu.1993.01.0013

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