Chapitre III. L’âge de la « tonalité suspendue »
Pages 89 à 126
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- FRANÇOIS-SAPPEY, Brigitte,
- François-Sappey, Brigitte.
- François-Sappey, B.
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- François-Sappey, B.
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En ces temps de révolution industrielle, les mouvements artistiques s’accélèrent – réalisme, positivisme, impressionnisme, symbolisme, expressionnisme, cubisme, futurisme, suprématisme, dadaïsme, surréalisme, etc. – au rythme des nouveaux moyens de locomotion. Mieux qu’un titre unique en « isme », impuissant à rendre compte de la pluralité des courants, les bornes des trois guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945, donnent une assez juste perspective de l’échiquier musical durant ces soixante-quinze années : un affrontement franco-allemand, bientôt étendu au reste de l’Europe puis au Nouveau Monde. La fin du xixe siècle (1870) connaît d’abord « une capitulation » française devant le déferlement militaire et wagnérien – l’organe du symbolisme français s’intitule Revue wagnérienne – avant un farouche redressement. La décennie 1870 est celle de l’unité allemande et de l’unité italienne. Très actif également dans la Vienne impériale de François-Joseph pour l’ensemble du milieu germanique, le tournant du siècle voit l’arrivée à Paris de compositeurs de tous pays : époque exceptionnelle, hardie, rapide, raffinée et barbare, secouée de manifestes et de scandales artistiques, époque de l’explosion des codes et des référents. L’effroyable Grande Guerre, à laquelle participent de nombreux musiciens, met fin au rêve d’une « internationale des arts », jamais vraiment relancé durant les années du ragtime et du krach boursier, idéal bientôt anéanti par le national-socialisme qui, brandissant la menace de « musique dégénérée », acculera à un exil américai…
Date de mise en ligne : 30/11/2018
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