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Portrait

Yves Saint Laurent 1971, printemps-été, haute couture. La collection du scandale

Pages 213 à 225

Citer ce chapitre


  • Saillard, O.
(2025). Yves Saint Laurent 1971, printemps-été, haute couture. La collection du scandale. Histoire de la mode (p. 213-225). Bouquins. https://shs.cairn.info/histoire-de-la-mode--9782382926666-page-213?lang=fr.

  • Saillard, Olivier.
« Yves Saint Laurent 1971, printemps-été, haute couture. La collection du scandale ». Histoire de la mode, Bouquins, 2025. p.213-225. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-de-la-mode--9782382926666-page-213?lang=fr.

  • SAILLARD, Olivier,
2025. Yves Saint Laurent 1971, printemps-été, haute couture. La collection du scandale. In : Histoire de la mode. Bouquins. Les Singuliers, p.213-225. URL : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-mode--9782382926666-page-213?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jean-Michel Castel, « L’air de Paris », Le Méridional, 25 avril 1971.
  • [2]
    Dominique Pommier, Elsa Faúndez Dodero, Barbara, Jacqueline Ragonaux, Annie Ferrariet, Marie Thérèse.
  • [3]
    M.-A. Dabadie, V.-CH. Greymour et H. de Turkheim, « Saint Laurent, une triste occupation », Le Figaro, 31 janvier 1971.
  • [4]
    Ibid.
  • [5]
    Quatre passages ont été annulés lors du défilé.
  • [6]
    Pierre-Yves Guillen, « Yves Saint Laurent, l’apprenti sorcier », Combat, 1er février 1971.
  • [7]
    Interview par Aline Mosby, « Yves Saint Laurent blasts critics », Reading Eagle, 18 février 1971 (« For years, the eye was used to a boyish girl without breast, waist or hips. I never thought the appearance of a true woman would provoke such a scandal »).
  • [8]
    Pierre-Yves Guillen, « Yves Saint Laurent, l’apprenti sorcier », art. cit.
  • [9]
    Le Journal du dimanche, 15 août 1965, cité dans Farid Chenoune (dir.), Yves Saint Laurent, catalogue de l’exposition tenue au Petit Palais du 9 mars au 11 août 2010, La Martinière, 2010, p. 201.
  • [10]
    « Deux filles à la mode choisissent leur mode », Elle, 1er mars 1971, p. 124 (article non signé).
  • [11]
    Evening Standard, 24 juillet 1970.
  • [12]
    Le manteau est brodé de face « Love me for ever » et de dos « or never ».
  • [13]
    Cité dans Vogue Paris, mars 1971.
  • [14]
    Dans une interview, Yves Saint Laurent dit aussi : « But I also am very stimulated by this scandal », voir Aline Mosby, « Yves Saint Laurent blasts critics », art. cit..
  • [15]
    Interview d’Yves Saint Laurent par Claude Berthod, Elle, 1er mars 1971, p. 62.
  • [16]
    Elle, 1er mars 1971.
  • [17]
    Wallis Franken est une mannequin célèbre dont la carrière a marqué les années 1970. Son physique, sa gestuelle sont les prototypes d’un corps nouveau pour la décennie, dont les couturiers et les photographes ont été nombreux à s’inspirer. Elle a été l’épouse de Claude Montana.
  • [18]
    Farid Chenoune (dir.), Yves Saint Laurent, op. cit., p. 204.

Saint Laurent martyrisé, hué, moqué s’est bien vengé de ses détracteurs par la réponse de la rue à sa proposition de revenir à la mode des années de guerre. […]
Ce n’est pas la première fois qu’Yves Saint Laurent, calomnié par les professionnels de la mode, renverse la situation par le jugement de la rue.
Dans une pièce consacrée aux archives de presse située là où la célèbre maison de couture a dicté les modes pendant plusieurs décennies, des classeurs tous identiques, au garde-à-vous, sortes de boîtes noires témoins d’une œuvre de création, patientent. En rangs serrés, disposés selon un ordre chronologique et méthodique, ils constituent le capiton des souvenirs d’un couturier. Depuis la première collection en 1961, des mains habiles et dévouées ont déposé avec soin les récits que journalistes et chroniqueurs ont rédigés après chacun des défilés d’Yves Saint Laurent. Paravent tendu à l’histoire de la mode du xxe siècle, ces documents reliés sous une couverture articulée de moleskine témoignent de l’entêtement de ceux qui se concentrent sur l’écriture d’une œuvre. Avec l’obsession des historiens, sans égard pour la flatterie, assumant les railleries, les doigts commissaires ont travaillé à l’exercice de mémoire. Des coupures de presse, dans le papier journal avachi, orphelines de l’actualité du moment, se déplient selon une architecture sauvage et romanesque qui n’a rien d’inutile. Des colonnes de textes, des guirlandes de mots sont les papyrus contemporains que l’Agence française d’extraits de presse a paraphés d’une date…


Date de mise en ligne : 16/04/2026

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