Le XVIIIe siècle
Le vocabulaire des modes
- Par Olivier Saillard
Pages 11 à 33
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Notes
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[1]
L’Enlèvement d’Adonis, ballet en un acte détaché des Surprises de l’amour, Jean-Philippe Rameau (compositeur) et Gentil-Bernard (librettiste). La version ici donnée est celle des frères Goncourt, « Habits de théâtre de Madame de Pompadour pour les rôles par elle joués dans les divertissements du théâtre des petits appartements », Appendice, dans Madame de Pompadour, Paris, G. Charpentier, 1881.
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[2]
Montesquieu, Lettres persanes, lettre C, 1721.
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[3]
Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie, 1770.
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[4]
Montesquieu, Lettres persanes, lettre C, 1721.
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[5]
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre VII.
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[6]
Denis Diderot, De la poésie dramatique, 1758.
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[7]
L’Andrienne, comédie de Michel Baron représentée pour la première fois le 16 novembre 1703.
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[8]
« Modes », Mercure de France, mars 1729, p. 611.
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[9]
Joseph Reyre, L’École des demoiselles ou Lettres d’une mère chrétienne à sa fille pensionnaire du couvent de ***, lettre LXXI, Avignon, 1780.
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[10]
Montesquieu, Lettres persanes, lettre C, 1721.
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[11]
Mercure de France, février 1726, p. 403-404.
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[12]
Dans L’Orphelin de la Chine, tragédie en 5 actes de Voltaire jouée pour la première fois au Théâtre-Français le 20 août 1755, Mlle Clairon ose abandonner la robe à panier pour un costume plus en rapport avec son rôle.
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[13]
André Blum, Histoire du costume. Les modes au xviie et au xviiie siècle, chap. « Costumes de fêtes et de théâtre », Paris, Hachette, 1928.
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[14]
Marquis de Caraccioli, Voyage de la Raison en Europe, 1762.
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[15]
Louis-Sébastien Mercier, « Les marchande de modes », dans Tableau de Paris, 1781.
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[16]
Voltaire, article « Goût » de l’Encyclopédie, Diderot et d’Alembert (dir.), 1757.
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[17]
Article LII : « Les calembourgs », p. 369.
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[18]
Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, chap. xix, 1748.
Corps et basques d’étoffe bleue en mosaïque, garnis de rézeau argent chenillé de bleu. Mante de taffetas bleu imprimé argent, bordée de festons de taffetas peint, garnis de rézeau argent chenillé bleu. Grande queue d’étoffe bleue à mosaïque argent garnie de rézeau argent chenillé bleu, doublée de toile, ladite queue dépendant de ladite robe pour la faire servir dans les robes de princesse. Jupe de taffetas blanc avec grands festons de taffetas peint garni de rézeau argent chenillé bleu et enroulements de double rézeau argent chenillé bleu avec rozettes de ruban bleu, chenillées argent et garnies de franges d’argent.
Au xviiie siècle, la description des costumes est un exercice littéraire particulier qui se lit dans les factures, les registres de comptes, les répertoires de commandes. Celle-ci, volontiers détaillée, est tirée d’un manuscrit où les habillements de Mme de Pompadour et des grandes figures de la cour laissent imaginer, par le seul emploi des mots, leur richesse et leur subtilité. La tenue de la maîtresse de Louis XV a été créée à la faveur de divertissements organisés dans le théâtre des Petits-Cabinets à Versailles et renseigne sur la place prépondérante de la scène dans la naissance des modes et leur diffusion. Le 27 novembre 1748, on sait ainsi que la Pompadour, travestie en Vénus dans Les Surprises de l’amour, portait corps et basques, jupe de taffetas et robe de princesse à dominante bleue, finement décorée de réseaux plus précisément décrits dans le programme ci-dessus conservé dans les fonds d’archives de la bibliothèque de l’Arsenal…
Date de mise en ligne : 16/04/2026
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