4 - La statistique descriptive du XVIe au XVIIIe siècle
Pages 106 à 128
Citer ce chapitre
- DUPÂQUIER, Jacques
- et DUPÂQUIER, Michel,
- Dupâquier, Jacques.
- et al.
- Dupâquier, J.
- et Dupâquier, M.
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- Dupâquier, J.
- et Dupâquier, M.
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- DUPÂQUIER, Jacques
- et DUPÂQUIER, Michel,
Notes
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[1]
Cité par J. Hecht, « L’idée de dénombrement jusqu’à la Révolution » (307), p. 21-81.
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[2]
Jacques Signot est l’auteur d’une Division du monde contenant la déclaration des provinces et régions d’Asie. d’Europe et d’Afrique, parue à Paris en 1539.
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[3]
Francesco Sansovino (1521-1586) publie à Venise, en 1562, une description de 33 États (y compris l’Utopie !), sous le titre Del’governo e amministratione di diversi regni e republiche. cosi antiche come moderne.
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[4]
Étienne Pasquier (1529-1615), avocat au Parlement de Paris, essaie dans ses Recherches sur la France (1581) de dépasser le stade descriptif, mais ne s’aventure que dans les domaines historique et juridique.
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[5]
Giovanni Botero (1540-1617), jésuite, qui fut le précepteur des enfants de Charles Emmanuel Ier de Savoie, a écrit d’importants ouvrages, parmi lesquels Le relazioni universali (23) dans lequel il s’intéresse au territoire et à la richesse des Etats qu’il décrit.
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[6]
Pierre Davity (1573-1637) est l’auteur du Nouveau Théâtre du monde, contenant les États. Empires, Royaumes, Seigneuries, Duchez et Principautez du Monde (32).
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[7]
Johann Hubner (1668-1731), géographe et historien allemand, né à Zittau, fit ses études à Leipzig. Il se rattache à l’école statistique allemande (voir infra). Parmi ses ouvrages, celui qui nous intéresse ici est Reales Staats-Zeitungs-und Conversations-Lexicon, darinnen sowohl die Re/igionen die Reiche und Staaten. Meere, Seen, Inseln, Flüsse, Städte, etc. (56), qui a été traduit en français sous le titre de Géographie ancienne et moderne, et plusieurs fois réédité.
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[8]
Juste Lipse, Admiranda sive De Magnitudine Romana, Liber 1, 1597. L’inscription d’Ancyre, retrouvée en 1555, est une copie de celle qu’Auguste avait préparée pour son propre mausolée, et où il relatait ses hauts faits (Index rerum gestarum).
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[9]
Isaac Vossius (1618-1690), fils du célèbre érudit Gérard Joseph Vossius, fut historiographe des Etats de Hollande, puis bibliothécaire de la reine Christine de Suède. Il est surtout célèbre par une dissertation intitulée De vera aetate mundi (La Haye, 1659), où il reprend les computations bibliques.
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[10]
Jean-Baptiste Riccioli (1598-1671), jésuite, professeur de mathématiques appliquées aux universités de Parme et de Bologne, est célèbre pour avoir construit les premières tables de longitude (1665). En annexe, il publia des Conjectures sur le nombre vraisemblable des hommes habitant la surface de la terre, avec les corollaires qui en découlent. Sur les calculs de Vossius et de Riccioli, voir E. Ducreux, « Les premiers essais d’évaluation de la population mondiale et l’idée de dépopulation au XVIIe siècle », Annales de démographie historique, 1977, p. 421-438.
Les plus récentes estimations (J.N. Biraben, Population, 1979) sont de 92 millions d’habitants pour l’Europe (sans le territoire actuel de l’U.R.S.S.) et de 680 millions pour l’ensemble du monde à la fin du XVIIe siècle. -
[11]
Sur Vauban et son rôle dans le progrès des recensements voir supra, chapitre 3, p. 76-77. Le texte cité ici est extrait de la Méthode générale et facile pour faire le dénombrement des peuples (311).
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[12]
Ce questionnaire (février 1697) se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal (ms 3868). Il a été reproduit par E. Esmonin, Études sur la France des XVIIe et XVIIIe siècles (190), p. 121.
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[13]
Cette Description a été reproduite par A. de Boislisle, en appendice au Mémoire de la généralité de Paris, Paris, 1881.
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[14]
Sur la statistique allemande, voir les ouvrages généraux d’A. Meitzen (261) et de V. John (239), ainsi que les contributions récentes de R. Horvath (« Aux sources de la statistique allemande », Annales de démographie historique, 1979, p. 157-163) et de J. Hoock (« D’Aristote à Adam Smith : quelques étapes de la statistique allemande entre le XVIIe et le XIXe siècle » (307), p. 477-491).
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[15]
P. Lazarsfeld, « Philosophie des sciences sociales » (248).
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[16]
J. Hoock (307), p. 478.
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[17]
Cet ouvrage intitulé Fünff Underschiedliche Secreta Politica... fut imprimé à Strasbourg après sa mort. Sur G. Obrecht, voir J. Hoock (234). On se souvient que G. Obrecht avait préconisé la laïcisation de l’état civil (voir supra, chapitre 2, page 74).
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[18]
H. Conring, qui enseignait sans notes, n’a laissé aucun manuscrit, mais un résumé de son cours a été publié en 1675 par son élève Oldenburger, et une grande édition en 6 volumes beaucoup plus tard, en 1730.
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[19]
P. Lazarsfeld (248), p. 95-96.
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[20]
J. Hoock (307), p. 479.
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[21]
L. von Schlözer, Traité de la statistique, trad. D.F. Donnant (120). H. Westergaard, Contribution to the History of Statistics (292), a repris les critiques de Schlözer en les acérant encore.
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[22]
Sir John Sinclair (1754-1835), économiste écossais, avait fondé à Edimbourg une société pour l’amélioration des laines puis un bureau d’agriculture. En 1784, il publia une History of the Public Revenue of the British Empire qui lui valut une grande réputation ; puis en 1792 une Notice statistique sur l’Écosse, extraite des communications des ministres des différentes paroisses (20 volumes).
Le passage analytique cité ici est extrait du prospectus annonçant l’ouvrage de Sir John Sinclair. D.F. Donnant le publie en annexe de sa traduction de l’ouvrage de W. Playfair. -
[23]
Au moins faut-il reconnaître à Achenwall le mérite de l’avoir sauvée de l’oubli en banalisant ce nom prestigieux de statistique, appelé à une fortune qu’il ne pouvait nullement prévoir.
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[24]
J. Hoock (307) signale que Schlözer voulait rééditer l’œuvre de Süssmilch, mais considérait l’arithmétique politique comme une science auxiliaire de la statistique.
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[25]
Schlözer, traduit en français par D.F. Donnant, sous le titre Introduction à la science de la statistique, suivie d’un coup d’œil général sur l’étude entière de la politique, sur sa marche et ses divisions, d’après l’allemand de M. de Schlözer. avec un discours préliminaire, des additions et des remarques, Paris, 1805.
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[26]
F.J. Durand, Statistique élémentaire, ou Essai sur l’État géographique, physique et politique de la Suisse, Lausanne, Durand Ravanel, 1795-1796 (4 volumes).
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[27]
Bachaumont utilise le terme de statistique dans le tome XXXI de ses Mémoires secrets, paru seulement en 1788.
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[28]
Le tableau de Beaufort comporte les colonnes suivantes : Population, État militaire, État des finances, Constitution politique, Agriculture et Commerce, Observations chronologiques et politiques.
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[29]
Sur l’histoire des représentations graphiques, voir Laura Tilling (284) ; et James R. Beniger et Dorothy L. Robyn (158). Sur le graphique de Huygens. voir infra. ch. 6, p. 210.
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[30]
William Playfair (1759-1823) avait travaillé comme mécanicien, puis comme dessinateur dans la fabrique de James Watt. En 1786, il publia un Atlas commercial et politique. Après avoir vainement cherché à faire fortune dans la banque à Paris au début de la Révolution, il revint en Angleterre, où il publia en 1800 des Statistical Tables, exhibiting a view of ail the States of Europe (102) illustrées de figures inspirées de son expérience mécanique. On lui doit aussi The statistical breviary (1802).
Notons que, dès 1782, Charles de Fourcroy, dans son Essai d’une table poléométrique. avait proposé de représenter par des figures proportionnelles les superficies urbaines. -
[31]
Alexander von Humboldt (1769-1859), géographe et voyageur allemand qui explora une grande partie de l’Amérique du Sud. C’est à Paris qu’il rédigea son Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent dont la parution commença en 1805.
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[32]
Cf. J.-C. Perrot, « La statistique régionale à l’époque de Napoléon » (272).
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[33]
J.-C. Perrot, Ibidem.
Privés, sauf exception, de l’accès aux données chiffrées collectées en grand secret par les gouvernements, les érudits du XVIe et du XVIIe siècle en sont généralement réduits à se rabattre sur les descriptions des voyageurs, dans la tradition d’Hérodote, ou à réfléchir sur les caractères politiques de l’État, dans celle d’Aristote. Au début, cette statistique cousine avec l’histoire et la géographie ; elle s’en dégage peu à peu, sous l’influence de l’école allemande, triomphe au XVIIIe siècle, puis fait naufrage au début du XIXe, au point de se voir voler son nom propre – statistique - par son ancienne rivale : l’arithmétique politique, dont nous révélerons la carrière et les ambitions au prochain chapitre. Pour éviter la confusion, nous parlerons ici de « statistique descriptive », bien que ce terme ait pris, de nos jours, un tout autre sens.
Le plus ancien ouvrage du genre serait une Calculation, Description et Géographie du Royaume de France, publiée à Paris en 1525 par un certain Louis Boulengier. L’ouvrage lui-même n’a pu être retrouvé, mais il existe à la bibliothèque Mazarine une plaquette de 32 pages qui en est peut-être extraite. En voici le sommaire :En ce pñt livre est la description de la quarte Galicane tant desca que dela les mons. Et autres parties de l’Europe. Tractent de plusieurs belles matières...
Item les nons des duchés de tout le royaulme de france. Et quantes Contes soubs chacune duché. Item les archeveschés, eveschés et abbayes de tout le royaulme de frãce…
Date de mise en ligne : 14/02/2020
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