XIX. La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
Pages 390 à 408
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- CHASSAIGNE, Philippe,
- Chassaigne, Philippe.
- Chassaigne, P.
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- Chassaigne, Philippe.
- CHASSAIGNE, Philippe,
Notes
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[1]
Les plus célèbres sont probablement son engagement de n’avoir à offrir à ses concitoyens que « du sang, de la sueur et des larmes » (13 mai 1940) et les hommages rendus aux combattants de Dunkerque et de la bataille d’Angleterre : « Ce fut leur plus belle heure de gloire » et « Jamais dans leurs batailles autant d’hommes ne durent autant à si peu » (18 juin 1940).
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[1]
Son ancêtre John Churchill, duc de Marlborough (1650-1722), avait été général sous Guillaume III et Anne, et remporté sur les Français les victoires de Blenheim (1704), Oudenarde (1708) et Malplaquet (1709). Il est le héros titre de la chanson populaire « Marlborough s’en va-t-en guerre ».
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[1]
Organisée pour ouvrir un front contre l’Empire turc en forçant l’entrée de la mer Noire, cette expédition mobilisa plus de 400 000 soldats, provenant pour la plupart du Commonwealth, et coûta la vie à plus de 200 000.
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[2]
Il avait un temps, en revanche, manifesté une certaine admiration pour Mussolini.
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[1]
On connaît l’apostrophe célèbre de Léo Amery, concluant son intervention aux Communes de la phrase par laquelle Cromwell avait renvoyé le Long Parlement : « Au nom de Dieu, partez ! »
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[2]
Chamberlain avait conseillé au roi George VI de désigner Lord Halifax comme son successeur, mais sa non-appartenance aux Communes posait un problème.
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[1]
À Narvik, la Marine royale avait envoyé par le fond dix destroyers allemands, dont l’absence se fit alors cruellement sentir.
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[1]
Du nom de la stratégie adoptée par les Allemands, Blitzkrieg ou « guerre éclair », reposant sur l’utilisation massive de l’arme aérienne – et, le cas échéant, des blindés – pour désorienter l’ennemi et remporter rapidement la victoire.
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[1]
Au cours des trois premières années de la bataille de l’Atlantique (1940-1942), les sous-marins allemands coulèrent pour plus de 15 millions de tonnes de bateaux de marchandises ; cela s’avéra toutefois insuffisant pour atteindre l’objectif de 700 000 tonnes par mois requises pour soumettre les îles Britanniques à un blocus total.
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[1]
Ce fut le cas d’Oswald Mosley et de 1 700 sympathisants dont on craignait les conséquences de leur engagement pro-nazi ; ils furent relâchés après trois années de détention (1940-1943). Près de 4 000 Quakers furent également internés en raison de leurs opinions pacifistes.
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[2]
Ainsi le « parti du bien commun » (Common Wealth Party), qui faisait campagne sur un programme très égalitariste, remporta trois sièges.
-
[1]
En juillet 1942, la nouvelle de la chute de Tobrouk amena un député conservateur à déposer une motion de censure contre le gouvernement ; elle fut rejetée par 476 voix contre 25 et 27 abstentions. Un projet de loi présenté par E. Bevin en février 1943 pour soumettre les salaires de l’hôtellerie à réglementation (Catering Wages Bill) fut adopté de justesse après que 116 députés conservateurs eurent voté contre.
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[1]
Le nombre de journées perdues pour fait de grève furent en moyenne de 1,4 million par an en 1940-1945, soit une augmentation de 35 % par rapport à l’avant-guerre. Le nombre de syndiqués passa dans le même temps de 6 à 8 millions.
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[2]
C’est-à-dire que l’on imposait l’intégralité des profits réalisés par rapport au niveau d’avant-guerre – niveau lui-même déterminé par le gouvernement.
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[1]
Ainsi une campagne de publicité incita les gens à consommer des carottes, en assurant qu’ils y verraient mieux dans l’obscurité…
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[2]
Il s’agit du nombre total de changements d’adresses enregistrés entre 1939 et 1945.
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[1]
Le « système Utility », mis en place en 1941-1942, rationnait et normalisait tous les articles de consommation courante, des vêtements au mobilier.
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[2]
A. Calder, The Myth of the Blitz, Londres, 1991.
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[1]
W. Beveridge, Full Employment in a Free Society (1944).
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[1]
Pour permettre aux 5 millions d’hommes et de femmes sous les drapeaux de voter, le scrutin se déroula entre le 5 et le 25 juillet.
La Seconde Guerre mondiale différa de la première
dans pratiquement tous ses aspects : guerre « annoncée »,
à laquelle tous s’étaient progressivement résignés depuis
le printemps 1939, elle mit pour la première fois le pays
en contact sur son propre sol avec les horreurs de la
guerre et lui fit connaître des heures de danger extrême.
Ce sentiment de combattre pour sa survie même, à
l’avant-garde du monde libre et civilisé, constitua pour le
peuple anglais une expérience sans précédent, et paradoxalement moins traumatisante que le précédent conflit.
On en voudra pour preuve l’image, ancrée dans les esprits
au point d’être devenue un véritable dogme, d’une nation
indissociablement unie dans l’effort autour de son Premier ministre par « l’esprit de Dunkerque » (ou « du
Blitz »), ou encore les envolées lyriques de celui-ci, constituant autant d’« objets de mémoire » pour les Britanniques. Enfin, loin d’aspirer, comme c’était le cas en
1918, au retour au statu quo ante, les Anglais se prirent à
nourrir de grandes espérances et à préparer le monde plus
juste et plus heureux qui serait à construire à l’issue du
conflit.
Churchill ne succéda à Chamberlain comme Premier
ministre qu’en mai 1940, soit neuf mois après le début
du conflit. Sa nomination, pourtant, était moins une
consécration tardive qu’un cadeau empoisonné accordé à
quelqu’un qui avait été longtemps considéré comme un
excentrique et un franc-tireur de la politique. On ne pouvait en effet trouver de carrière plus atypique : né en 1874
dans la prestigieuse famille des Marlboroug…
Date de mise en ligne : 24/03/2022
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