IX. Intercorporéité, personnalité et pouvoir vital dans le capitalisme avancé. Questions de recherche ouvertes entre Merleau-Ponty, Plessner et Foucault
Pages 206 à 245
Citer ce chapitre
- KRÜGER, Hans-Peter,
- Textes réunis et présentés par ANDERSON, Jean-Christophe,
- EBKE, Thomas,
- NIGRELLI, Claudia
- et PAGAN, Matteo,
- Krüger, Hans-Peter.
- Krüger, H.-P.
Citer ce chapitre
- Krüger, H.-P.
- Krüger, Hans-Peter.
- KRÜGER, Hans-Peter,
- Textes réunis et présentés par ANDERSON, Jean-Christophe,
- EBKE, Thomas,
- NIGRELLI, Claudia
- et PAGAN, Matteo,
Notes
-
[1]
Voir cependant les références bien connues, dans les principaux ouvrages de Merleau-Ponty, à la conception du corps élaborée par Plessner en collaboration avec F. Buytendijk dans l’article « L’interprétation de l’expression mimique » (trad. A. Le Goff, dans Florence Burgat, Christian Sommer [dir.], Le Phénomène du vivant. Buytendijk et l’anthropologie philosophique, Genève, Metis Presses, 2016, p. 109-160), de même que les références à leur critique de Pavlov (« Die physiologische Erklärung des Verhaltens. Eine Kritik an der Theorie Pawlows », Acta Biotheoretica, Series A, vol. 1, Pars 3, 1935, p. 151-172) ; cf. Maurice Merleau-Ponty, La structure du comportement, Paris, PUF, 1942, p. 61-66 ; Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, 1945, p. 269.
-
[2]
Cf. Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 99.
-
[3]
Cf. Hans-Peter Krüger, Zwischen Lachen und Weinen. Band II: Der dritte Weg Philosophischer Anthropologie und die Geschlechterfrage, Berlin, Akademie Verlag, 2001, p. 139-142.
-
[4]
Cf. Hans-Peter Krüger, Zwischen Lachen und Weinen, op. cit., p. 43-56, 107-110.
-
[5]
Ouvrage connu à partir de sa deuxième édition de 1959 sous le titre aujourd’hui plus familier Die verspätete Nation. Über die Verführbarkeit bürgerlichen Geistes (trad. fr. La nation retardataire. Sur les égarements politiques de l’esprit bourgeois).
-
[6]
Sur la nécessaire comparaison des conceptions de Foucault et de Plessner à propos de la politique de la vie, voir Hans-Peter Krüger, Philosophische Anthropologie als Lebenspolitik. Deutsch-jüdische und pragmatistische Moderne-Kritik, Berlin, Akademie Verlag, 2009, p. 40-62.
-
[7]
Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, trad. P. Osmo, Paris, Gallimard, 2017, p. 66.
-
[8]
« C’est précisément parce que mes yeux, avec lesquels je regarde, me restent invisibles à moi-même que ses yeux, émetteurs et récepteurs du regard, entrent en relation réciproque avec eux. Ainsi, la représentation de son visage et finalement de l’ensemble de son apparence sur mon schéma de mouvement est devenue possible. […] Son visage est le mien inversé, son corps vécu (Leib) – tête, épaules, bras, jambes – est le reflet de mes champs de mouvement » (Helmuth Plessner, « Zur Anthropologie der Nachahmung », GS VII, p. 395).
-
[9]
Ibid.
-
[10]
Id., p. 396.
-
[11]
Ibid.
-
[12]
« La ressemblance avec ce qui est entendu suit ici comme une transposition immédiate de l’impression acoustique dans son équivalent moteur, la modulation de la voix (Stimmformung). Cela révèle l’intersubjectivité du lien entre moi et l’autre par l’intégration au médium sonore, dont le déploiement dans la succession temporelle exige une articulation rythmique, car il possède une valeur d’impulsion pour les mouvements. La danse et la musique témoignent de cette intersubjectivité, tout comme le chant et la parole » (Id., p. 397).
-
[13]
Cf. Helmuth Plessner, Die Einheit der Sinne. Grundlinien einer Ästhesiologie des Geistes, GS III, p. 7-315. Cette réflexion avait également été traduite en français par Plessner en 1936 dans son article « Sensibilité et raison », et reprise dans son Anthropologie der Sinne en 1970. Cf. Helmuth Plessner, « Sensibilité et raison. Contribution à la philosophie de la musique », GS VII, p. 131-183 ; Anthropologie der Sinne, GS III, p. 317-393.
-
[14]
Cf. Helmuth Plessner, « Zur Anthropologie der Nachahmung », GS VII, p. 397.
-
[15]
Id, p. 396.
-
[16]
Cf. Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 405-406.
-
[17]
Cf. Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 404-407.
-
[18]
Id., p. 404.
-
[19]
Id., p. 467.
-
[20]
Id., p. 468.
-
[21]
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 406.
-
[22]
Cf. Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 447. Cette question ne disparaît pas si l’on dit que la vie de l’esprit n’est pas réelle sans vie psychophysique et que la vie humaine adulte reste liée à la reproduction de son enfance (cf. Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 407), ce qui est parfaitement vrai. Une telle définition laisse encore sans réponse la question de la spécificité de la vie de l’esprit en tant que vie de l’esprit.
-
[23]
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 405.
-
[24]
Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 466.
-
[25]
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 405. Pour Plessner non plus, le « spectacle » ne se déroule pas en privé dans la « chambre » de la conscience de soi réflexive propre à chacun (cf. Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 154-155), mais en public, dans l’excentricité de la positionnalité. La réflexivité n’est pas externalisée par scission de la conscience de soi, mais comprise comme une élévation (Anhebung) spirituelle du niveau de comportement lui-même, qui commence dans la réciprocité entre les personnes du « monde commun », car l’autre personne pourrait être à ma place (cf. id., p. 457-461).
-
[26]
Cf. Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 469, 484-486.
-
[27]
Id., p. 432.
-
[28]
Ibid.
-
[29]
Id., p. 449.
-
[30]
Id., p. 458.
-
[31]
Cf. id., p. 453-454.
-
[32]
Cf. id., p. 466.
-
[33]
Id., p. 471.
-
[34]
Id., p. 481.
-
[35]
Id., p. 482-483.
-
[36]
Id., p. 485.
-
[37]
Cf. Maurice Merleau-Ponty, Le primat de la perception et ses conséquences philosophiques, Lagrasse, Verdier, 1996.
-
[38]
Cf. Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 506, 519-520.
-
[39]
Cf. id., p. 505-506.
-
[40]
Id., p. 520.
-
[41]
Id., p. 512.
-
[42]
« Il faut que les Pour-Soi, – moi pour moi-même et autrui pour lui-même, – se détachent sur un fond de Pour Autrui, – moi pour autrui et autrui pour moi-même. Il faut que ma vie ait un sens que je ne constitue pas, qu’il y ait à la rigueur une intersubjectivité, que chacun de nous soit à la fois un anonyme au sens de l’individualité absolue et un anonyme au sens de la généralité absolue. Notre être au monde est le porteur concret de ce double anonymat » (Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, op. cit., p. 512). Cf. Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant, Paris, Gallimard, 1943.
-
[43]
Cf. Bernhard Waldenfels, Phänomenologie in Frankreich, Frankfurt am Main, Suhrkamp, 1987, p. 198-204.
-
[44]
« Le pas décisif est de reconnaître qu’une conscience est en réalité intentionnalité sans actes, fungierende, que les “objets” de la conscience eux-mêmes ne sont pas du positif devant nous, mais des noyaux de signification autour desquels pivote la vie transcendante » (Maurice Merleau-Ponty, Le Visible et l’Invisible, Paris, Gallimard, 1964, p. 292).
-
[45]
Id., p. 292
-
[46]
Id., p. 221.
-
[47]
Id., p. 209, 219, 232.
-
[48]
Id., p. 307, 313.
-
[49]
Cf. Id., p. 220-221.
-
[50]
Id., p. 312-313.
-
[51]
Id., p. 307.
-
[52]
Id. p. 318-319.
-
[53]
Id., p. 191-192.
-
[54]
« Ce qu’elle ne voit pas, c’est ce qui fait qu’elle voit, c’est son attache à l’Être, c’est sa corporéité, ce sont les existentiaux par lesquels le monde devient visible, c’est la chair où naît l’objet. Il est inévitable que la conscience soit mystifiée, inversée, indirecte, par principe, elle voit les choses par l’autre bout, par principe, elle méconnaît l’Être et lui préfère l’objet » (id., p. 301-302).
-
[55]
Id., p. 60.
-
[56]
Id., p. 292, 289.
-
[57]
Id., p. 297.
-
[58]
Id., p. 296.
-
[59]
Id., p. 179.
-
[60]
« Il n’y a pas ici de problème de l’alter ego parce que ce n’est pas moi qui vois, pas lui [l’autre corps, HPK] qui voit, qu’une visibilité anonyme nous habite tous deux, une vision en général, en vertu de cette propriété primordiale qui appartient à la chair, étant ici et maintenant, de rayonner partout et à jamais, étant individu, d’être aussi dimension et universel » (id., p. 187-188).
-
[61]
Id., p. 187.
-
[62]
Id., p. 298.
-
[63]
Id., p. 157.
-
[64]
Id., p. 309.
-
[65]
Id., p. 188.
-
[66]
Ibid.
-
[67]
Id., p. 189.
-
[68]
Ibid.
-
[69]
Id., p. 195.
-
[70]
Doué de vue, le « Cogito tacite, doit faire comprendre comment le langage n’est pas impossible, mais ne peut faire comprendre comment il est possible. – Reste le problème du passage du sens perceptif au sens langagier, du comportement à la thématisation ». (id., p. 229-230).
-
[71]
Id., p. 317.
-
[72]
Cf. Id., p. 185, 188, 219.
-
[73]
Cf. Id., p. 73, 90, 116, 322.
-
[74]
Id., p. 317.
-
[75]
Id., p. 317.
-
[76]
Les « deux cercles, deux tourbillons, ou deux sphères, concentriques quand je vis naïvement, et, dès que je m’interroge, faiblement décentrés l’un par rapport à l’autre » (id., p. 182), sont le corps voyant et le corps visible. Il en résulte un « narcissisme » dans lequel « voyant et visible se réciproquent » (id., p. 183).
-
[77]
Id., p. 287.
-
[78]
Id., p. 318.
-
[79]
Id., p. 323.
-
[80]
Id., p. 233.
-
[81]
Id., p. 227.
-
[82]
Id., p. 312.
-
[83]
Id., p. 157-158.
-
[84]
Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 178.
-
[85]
Id., p. 179-180.
-
[86]
Id., p. 185.
-
[87]
Id., p. 204.
-
[88]
Cf. id., p. 283.
-
[89]
Id., p. 218.
-
[90]
Id., p. 219.
-
[91]
Cf. id., p. 218.
-
[92]
Cf. id., 234-235.
-
[93]
Cf. id., p. 272.
-
[94]
Id., p. 238.
-
[95]
Cf. id., p. 229-309.
-
[96]
Cf. id., p. 344-349.
-
[97]
Cf. Hans-Peter Krüger (dir.), Helmuth Plessner: Die Stufen des Organischen und der Mensch, Berlin, De Gruyter 2017.
-
[98]
Cf. Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 311-374.
-
[99]
Id., p. 311.
-
[100]
Cf. id., p. 334.
-
[101]
Id., p. 353.
-
[102]
Id., p. 362.
-
[103]
Cf. id., p. 386, 391.
-
[104]
Id., p. 407.
-
[105]
Id., p. 382.
-
[106]
Cf. id., p. 438-439.
-
[107]
Cf. id., p. 415-416.
-
[108]
Cf. id., p. 427.
-
[109]
Cf. id., p. 383-384.
-
[110]
Cf. id., p. 154-155, 492-493.
-
[111]
Cf. id., p. 466-467.
-
[112]
Id., p. 448.
-
[113]
Cf. id., p. 449-450.
-
[114]
Id., p. 461.
-
[115]
Id., p. 448.
-
[116]
Cf. id., p. 447.
-
[117]
Cf. id., p. 468-469.
-
[118]
Id., p. 469.
-
[119]
Cf. id., p. 468.
-
[120]
Id., p. 152.
-
[121]
Id., p. 478.
-
[122]
Cf. id., p. 507-508.
-
[123]
Cf. id., p. 511-512.
-
[124]
Cf. id., p. 515-516.
-
[125]
Cf. id., p. 106-107, 112.
-
[126]
Cf. id., p. 459.
-
[127]
Cf. id., p. 496-498.
-
[128]
« C’est précisément parce que le sujet se loge en soi-même et se trouve enfermé dans sa conscience, donc se tient doublement décollé de la surface sensible de son corps-vécu, qu’il respecte la distance exigée par la réalité en tant que réalité qui est censée se manifester, la distance correspondant à l’être, la latitude en laquelle seule la réalité effective peut parvenir à l’apparaître » (id., p. 496).
-
[129]
Id., p. 492.
-
[130]
Id., p. 457.
-
[131]
Ibid.
-
[132]
Id., p. 458-459.
-
[133]
Cf. Hans-Peter Krüger, Gehirn, Verhalten und Zeit. Philosophische Anthropologie als Forschungsrahmen, Berlin, Akademie Verlag, 2010.
-
[134]
Cf. Michael Tomasello, A Natural History of Human Thinking, Cambridge, Mass./Londres, Harvard University Press, 2014.
-
[135]
Cf. Helmuth Plessner, Les degrés de l’organique et l’Homme, op. cit., p. 330-338, 343-350.
-
[136]
Cf. Hans-Peter Krüger, Homo absconditus. Helmuth Plessners Philosophische Anthropologie im Vergleich, Berlin/Boston, De Gruyter, 2019, p. 190-210.
-
[137]
Cf. Helmuth Plessner, « Die Frage nach der Conditio humana », GS VIII, p. 167.
-
[138]
Cf. id., p. 172.
-
[139]
Cf. id., p. 171.
-
[140]
Cf. id., p. 166.
-
[141]
Id., p. 199.
-
[142]
Id., p. 196-197.
-
[143]
Id., p. 178.
-
[144]
Id., p. 199.
-
[145]
Cf. id., p. 206-207.
-
[146]
Cf. id., p. 212.
-
[147]
Id., p. 210.
-
[148]
Id., p. 188.
-
[149]
Id., p. 189.
-
[150]
Id., p. 182.
-
[151]
Cf. Helmuth Plessner, Grenzen der Gemeinschaft. Eine Kritik des sozialen Radikalismus, GS V, p. 75.
-
[152]
Helmuth Plessner, « De l’anthropologie du comédien », trad. trad. A. Boissière et H. Schmid, La Part de l’Œil. Dossier : André Leroi-Gourhan et l’esthétique. Art et anthropologie, n° 35-36, 2021-2022, p. 426.
-
[153]
Helmuth Plessner, Grenzen der Gemeinschaft, GS V, p. 63.
-
[154]
« En tant qu’êtres actifs, nous devons recouvrir l’abîme de notre passé comme de notre avenir, la richesse du temps et de l’espace, et n’en laisser que ce dont nous avons besoin », afin de pouvoir agir spontanément ici et maintenant. Mais cette naïveté même pourrait avoir des conséquences néfastes : « C’est ainsi que l’être humain tend aussi pratiquement vers deux côtés, vers l’inconscience, l’originalité, la naïveté et vers la conscience, le raffinement de la réflexion, de l’observation de soi et de la maîtrise de soi » (id., p. 66-67).
-
[155]
Id., p. 68. Cf. : « Le nimbe du dissimulé attire l’être humain, qui est tenté d’en dévoiler le mystère. Mais si seules la distance et l’étrangeté paraissent attirantes, elles agissent précisément dans le sens d’une proximité et d’une connaissance absolues, dans lesquelles le nimbe se dissipe. La répulsion qui attire, l’attraction qui finit par repousser… Les charmes de l’éloignement psychique résident dans un mouvement qui se refuse à tout équilibre. […] Ils forment l’air d’un véritable milieu sans lequel nous dépérissons. L’enchantement qui veut être déchiffré sans l’être, la promesse qui promet tout et rien… Celui qui s’y entend saisit l’essence de l’âme dans son ultime questionnabilité » (ibid.).
-
[156]
Maurice Merleau-Ponty, Le Visible et l’Invisible, op. cit., p. 129.
-
[157]
Id., p. 98.
-
[158]
Cf. Helmuth Plessner, Macht und menschliche Natur. Ein Versuch zur Anthropologie der geschichtlichen Weltansicht, GS V, p. 161, 181, 202. Cf. : « En renonçant à la suprématie de son propre système de valeurs et de catégories, l’esprit européen se donne pour horizon la diversité originaire des cultures devenues historiques et de leurs aspects du monde, comme une diversité ouverte, illimitée, liée par aucun “esprit du monde” de manière planifiée » (id., p. 185).
-
[159]
Id., p. 186.
-
[160]
Id., p. 228.
-
[161]
Id., p. 297 ; cf. id., p. 208.
-
[162]
Cf. id., p. 160.
-
[163]
« Dans cette relation d’indétermination à soi-même, l’être humain se saisit comme pouvoir et se découvre pour sa vie, théoriquement et pratiquement, comme question ouverte » (id., p. 188).
-
[164]
Michel Foucault, Les mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, 1966, p. 314-354.
-
[165]
Cf. Helmuth Plessner, Macht und menschliche Natur, GS V, p. 159.
-
[166]
Id., p. 231.
-
[167]
Cf. Hans-Peter Krüger, « Die Ablösung hochkapitalistischer Lebensmacht vom Westen und ihre Aneignung im globalen Osten. Helmuth Plessners strukturelle Problematisierung der Globalgeschichte nach dem Euro-Zentrismus zwischen Diktatur und Demokratie », dans B. Liebsch (dir.), Geschichtskritik nach „1945“. Aktualität und Stimmenvielfalt, Hambourg, Meiner, 2023, p. 414-439.
-
[168]
Helmuth Plessner, La nation retardataire. Sur les égarements politiques de l’esprit bourgeois, trad. N. Briand, Paris, PUF, 2023, p. 57.
-
[169]
Id., p, 73.
-
[170]
Cf. id., p. 131-135.
-
[171]
Cf. id., p. 59-60.
-
[172]
Id., p. 131 ; traduction modifiée.
-
[173]
Id., p. 134.
-
[174]
Cf. id., p. 60.
-
[175]
Cf. id., p. 131-132.
-
[176]
« À mesure qu’il devient applicable à la technique et à l’économie, le traitement calculatoire du réel s’affranchit même de l’idéal des Lumières d’un perfectionnement progressif de la condition humaine. Or, avec la connaissance grandissante de l’aspect purement instrumental des méthodes rationnelles modernes, croît aussi la conscience de leur caractère problématique, car au surcroît de puissance ne correspond aucun surcroît de liberté ». Il en résulte un « processus » permanent et « anonyme de transformation par l’économie et l’industrie » (id., p. 133-134).
-
[177]
Cf. id., p. 32, 42-43.
-
[178]
Cf. id., p. 67-68, 79, 96, 108-110.
-
[179]
Id., p. 73.
-
[180]
Cf. Helmuth Plessner, « Das Problem der Öffentlichkeit und die Idee der Entfremdung », GS X, p. 216.
-
[181]
« Si on peut appeler “bio-histoire” les pressions par lesquelles les mouvements de la vie et les processus de l’histoire interfèrent les uns avec les autres, il faudrait parler de “bio-politique” pour désigner ce qui fait entrer la vie et ses mécanismes dans le domaine des calculs explicites et fait du pouvoir-savoir un agent de transformation de la vie humaine ; ce n’est point que la vie ait été exhaustivement intégrée à des techniques qui la dominent et la gèrent ; sans cesse elle leur échappe » (Michel Foucault, La volonté de savoir, Paris, Gallimard, 1976, p. 188).
-
[182]
Ibid.
-
[183]
Cette série de cours aborde les contre-mouvements libéraux opposés à l’extension des régulations étatiques de toutes les conditions sociales possibles. Aux États-Unis, le New Deal et les programmes d’aide sociale et de lutte contre la discrimination raciale avaient conduit à une extension des bureaucraties de l’État social, critiquée par le néolibéralisme américain (cf. Michel Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France. 1978-1979, Paris, Gallimard/Seuil, 2004, p. 222-225). Dans l’Allemagne occupée et divisée, l’Allemagne de l’Ouest, occupée par les Alliés occidentaux après la Seconde Guerre mondiale, était confrontée à la question de la refondation de l’économie d’un État discrédité par le nazisme. Pour ce faire, on eut recours au néolibéralisme de langue allemande, élaboré dès l’entre-deux-guerres (cf. id., p. 78-80).
-
[184]
Id., p. 121, 327-329.
-
[185]
Cf. id., p. 247-248.
-
[186]
Id., p. 177.
-
[187]
Cf. id., p. 153-154.
-
[188]
Cf. id., p. 228-229.
-
[189]
Cf. id., p. 234-239.
-
[190]
Id., p. 247.
-
[191]
Cf. id., p. 286-287.
-
[192]
Cf. id., p. 276-278.
-
[193]
Id., p. 314.
-
[194]
Id., p. 316.
-
[195]
Cf. Hans-Peter Krüger, Philosophische Anthropologie als Lebenspolitik, op. cit., p. 53.
-
[196]
Helmuth Plessner, Grenzen der Gemeinschaft, GS V, p. 115.
-
[197]
Id., p. 116.
-
[198]
Cf. Helmuth Plessner, Macht und menschliche Natur, GS V, p. 143-145, 193.
Dans les publications de Maurice Merleau-Ponty qui me sont connues, on remarque l’absence de toute référence spécifique aux œuvres de Plessner, en particulier à ses Degrés de l’organique et l’Homme. Cette absence a des conséquences systématiques. Si l’on pense en partant de la perspective de Plessner et de la positionnalité excentrique, on s’attend à ce que la différence entre le corps (Körper) et le corps-vécu (Leib) corresponde à la tâche d’imbrication permanente dans la conduite de vie des personnes. Dans ce contexte plessnérien, les personnes sont thématisées comme porteuses du monde commun qu’elles partagent spirituellement, et qui rend possible et transmet l’opposition entre le monde intérieur et le monde extérieur. Merleau-Ponty parle de l’existence personnelle par opposition à l’existence impersonnelle, mais d’un point de vue catégorial, il semble penser différemment le problème de la personnalité dans le monde commun (Mitwelt), bien qu’il le connaisse par sa réception de Max Scheler dans La Structure du comportement. Heidegger a remplacé la position personnelle dans le monde commun par le « On » anonyme. Merleau-Ponty aborde ce problème dans la Phénoménologie de la perception à travers la thématisation de l’intersubjectivité chez Husserl, des extases de la temporalité chez Heidegger, et du non-être sartrien dans la conscience, lequel rend possible l’être-pour-soi. Dans son œuvre tardive inachevée, il tente de transformer ces dialectiques par une nouvelle ontologie de l…
Date de mise en ligne : 03/03/2026
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