La communauté sans cesse recomposée : les personnes handicapées en établissements spécialisés
- Par Alain Blanc
Pages 248 à 264
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- BLANC, Alain,
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- Blanc, A.
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Notes
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[1]
Texte paru dans Erving Goffman et les institutions totales, Charles Amourous, Alain Blanc (dir.), Paris, L’Harmattan, 2001, p. 199-219.
-
[2]
Risselin, 1998, p. 42.
-
[3]
Marécaux, 1996, p. 25.
-
[4]
Goffman, 1968, p. 176.
-
[5]
En voici deux définitions : « L’anomalie peut verser dans la maladie mais n’est pas à elle seule une maladie » et « L’anomalie ou la mutation ne sont pas en elles-mêmes pathologiques », 1988, respectivement p. 88 et 91.
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[6]
Asiles, op. cit., p. 218.
-
[7]
Strauss, 1992, p. 98.
-
[8]
Strauss, op. cit., p. 95.
-
[9]
Strauss, ibid., p. 98.
-
[10]
Goffman, op. cit., p. 53.
-
[11]
Tönnies, 1944, p. 24.
-
[12]
Tönnies, op. cit., p. 14.
-
[13]
Goffman, op. cit., p. 191.
-
[14]
Goffman, op. cit., p. 174.
-
[15]
Joseph, 1998, p. 123.
-
[16]
Goffman, op. cit., p. 10.
-
[17]
Goffman, op. cit., p. 195.
-
[18]
Goffman, op. cit., p. 97.
-
[19]
Quand, dans l’interaction, la victime fait l’expérience d’une représentation de soi infirmée, l’auteur de cette dénégation ou un autre participant (le modérateur) de la bande engagée dans cet acte délictueux ou tout autre compensateur (ami), devra faire exister cette exigence de l’apaisement propre à l’interaction permettant ainsi au self de sortir sans trop de dégâts de la situation invalidante. Pour plus de précisions, voir Castel, Cosnier, Joseph, 1989, p. 277-300.
Quoique des difficultés de définition, et donc de dénombrement, se présentent, les personnes handicapées constituent environ 3 % de la population française totale soit 1, 814 millions de personnes, enfants et adultes additionnés : ce volume exclut les personnes âgées. Au sein de ce total, en 1995, 130 000 enfants et 188 000 adultes (20 000 adultes en 1975) sont accueillis au sein d’établissements spécialisés. De nombreux et divers professionnels sont quotidiennement au contact de ces populations : membres du corps médical, travailleurs sociaux et personnes assimilées au travail social mais, strictement parlant, n’en relevant pas. Notre propos concerne les relations que ces personnels les moins qualifiés construisent avec les reclus que sont les personnes handicapées. Les établissements que nous analysons (foyers d’hébergement, centres de travail ou de rééducation, maisons de retraite) et toutes choses égales par ailleurs selon leurs objectifs et spécificités, présentent les caractéristiques générales des institutions totales décrites par Goffman.
Présentant un centre de rééducation professionnelle pour de jeunes handicapés, son directeur écrit : « l’avantage de l’internat est imbattable. Tout est sur place, tout est pris en compte pour l’organisation. Plus [c’est-à-dire moins] de déplacements pour les rééducations, donc moins de fatigue et gain de temps pour la vie personnelle du jeune. Possibilité d’organiser des séances de rééducation plus courtes mais plus fréquentes, c’est l’obtention de meilleurs résultats pour beaucou…
Date de mise en ligne : 16/01/2024
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