Chapitre 5. Incarner la direction
- Par Patrick Lefèvre,
- Avec la collaboration de Thomas Scandellari
Pages 157 à 222
Citer ce chapitre
- LEFÈVRE, Patrick,
- Avec la collaboration de SCANDELLARI, Thomas,
- Lefèvre, Patrick.,
- et al.
- Lefèvre, P.,
- Avec la collaboration de Scandellari, T.
https://doi.org/10.3917/dunod.lefev.2016.03.0157
Citer ce chapitre
- Lefèvre, P.,
- Avec la collaboration de Scandellari, T.
- Lefèvre, Patrick.,
- et al.
- LEFÈVRE, Patrick,
- Avec la collaboration de SCANDELLARI, Thomas,
https://doi.org/10.3917/dunod.lefev.2016.03.0157
Notes
-
[1]
A. Etchegoyen, Le Temps des responsables, Paris, Julliard, 1993.
-
[2]
Décret n° 2007-221 du 19 février 2007 relatif aux modalités de délégation et au niveau de qualification des professionnels chargés de la direction d’un ou plusieurs établissements ou services sociaux ou médico-sociaux.
-
[3]
Ce point est largement développé dans le chapitre 6.
-
[4]
Cf. chapitre 6.
-
[5]
In Management, aspects humains et organisationnels, Paris, PUF, 1997.
-
[6]
Source : P. Lefèvre, Guide de la fonction chef de service dans les organisations sociales et médico-sociales, Paris, Dunod, 2001.
-
[7]
ANESM, Le Questionnement éthique dans les établissements et services, juin 2010.
-
[8]
B. Bouquet, Éthique et travail social, Paris, Dunod, 2004.
-
[9]
Direction(s), Les nouveaux directeurs de l’action sociale et médico-sociale, dossier, janvier 2011.
-
[10]
Lefèvre P., Guide de la fonction cadre de l’intervention sociale, Paris, Dunod, 2008.
-
[11]
E. Enriquez, Les Jeux du désir et du pouvoir dans l’entreprise, Paris, Desclée de Brouwer, 1997.
-
[12]
M. Crozier et E. Friedberg, L’Acteur et le Système, Paris, Le Seuil, 1997.
-
[13]
J. Bogdan, Guide du management stratégique, partie III, Paris, Dunod, 2006.
-
[14]
Mintzberg H., Voyage au centre des organisations, Paris, Éditions d’Organisation, 1992.
L’établissement est entré dans l’ère de la gestion de la complexité et dans un management de la fluidité des espaces sociaux. En effet, la vision et l’appréhension de la complexité ont permis d’élargir les cadres de compréhension et d’analyse des sociétés, de l’économie, des fonctionnements humains et des organisations en substituant à une approche linéaire, mécanique et mécaniciste, une approche fondée sur le mouvement, l’imprévisibilité relative des événements. La complexité invite à dépasser la pensée positiviste pour le constructivisme et la systémique.
La complexité apporte une dimension vivante et interactive de l’établissement plongé dans des environnements incertains, interpénétrés et interdépendants. À la notion de systèmes durables vient s’opposer la ponctualité, la fluidité et la porosité des espaces et des frontières. Les organisations n’obéissent plus à une représentation close de la structure, qu’elle soit individuelle, familiale, sociétale ou entrepreneuriale. Les établissements sont pris et entrepris par un mouvement d’ensemble qui affaiblit la maîtrise des jeux et les certitudes ancrées, qui valorise la communication, l’observation, l’écoute et l’expérimentation provisoire.
Il n’existe de « réalité que construite » et il convient que l’établissement équilibre la dimension de l’institution avec celle d’organisation. L’enjeu est de taille, car cela n’est pas inscrit dans les cultures et les mentalités. Le management de la complexité interpelle directement les directions et les cadres des établissements sociaux et médico-sociaux…
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