5. Dépendance et autonomie, cadre général
- Par Guy Dréano
Pages 67 à 72
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LA DÉPENDANCE, que l’on peut définir, simplement, comme l’état de celui qui n’a pas, à lui seul, le pouvoir, la capacité de satisfaire un ou plusieurs de ses besoins, traduit d’abord un état de manque.
D’ordinaire on distingue deux catégories de besoins : ceux dits vitaux et d’autres, plus existentiels, en rapport avec ce qui donne du sens à la vie.Besoin ◆ Vise un objet spécifique et s’en satisfait dès qu’il réduit la tension que le manque avait créée.
En dehors des situations extrêmes, le passage du vital à l’existentiel n’est pas toujours évident à déterminer, tant il y a proximité, intimité et interférence entre ces deux niveaux dans la mesure où la satisfaction d’avoir alimente l’être et que le mal-être affame l’avoir.
Mais que l’on considère le besoin vital ou existentiel, c’est bien sur ce qui fait manque que la dépendance prend tout son sens, par l’espoir et parfois par la rencontre de l’autre qui pourrait y répondre. C’est à dessein que nous employons là un conditionnel car en l’occurrence rien n’est jamais sûr, y compris à propos des aides bien établies, pour lesquelles, et la moindre attente le réveille, il existe toujours un fond d’insécurité et d’inquiétude. Il s’ensuit que cet état de carence, que l’on attribue à un individu, est, dès son origine, une situation potentiellement relationnelle ; dès lors, deux rôles sont à considérer : le rôle dit dépendant et le rôle dont il dépend.
Cette relation très interactive, où se mêlent les questions du besoin, de l…
Date de mise en ligne : 29/07/2024
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