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Chapitre 13. Grenoble entre deux mythes

Pages 179 à 190

Citer ce chapitre


  • Quermonne, J.-L.
(2011). Chapitre 13. Grenoble entre deux mythes. Dans
  • D. Bloch
Grenoble : Cité internationale, cité d'innovations (p. 179-190). Presses universitaires de Grenoble. https://doi.org/10.3917/pug.bloch.2011.01.0179.

  • Quermonne, Jean-Louis.
« Chapitre 13. Grenoble entre deux mythes ». Grenoble Cité internationale, cité d'innovations, Presses universitaires de Grenoble, 2011. p.179-190. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/grenoble-cite-internationale-cite-d-innovations--9782706116568-page-179?lang=fr.

  • QUERMONNE, Jean-Louis,
2011. Chapitre 13. Grenoble entre deux mythes. In :
  • BLOCH, Daniel,
Grenoble Cité internationale, cité d'innovations. FONTAINE : Presses universitaires de Grenoble. Hors collection, p.179-190. DOI : 10.3917/pug.bloch.2011.01.0179. URL : https://shs.cairn.info/grenoble-cite-internationale-cite-d-innovations--9782706116568-page-179?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pug.bloch.2011.01.0179


En débarquant à Grenoble le 2 janvier 1957, j’ignorais tout de la ville et de sa région. J’avais passé ma jeunesse universitaire à Caen et à Paris. Et je venais d’accomplir mes quatre premières années de carrière à l’université d’Alger, qui était une grande métropole. Je fus frappé d’emblée par le dynamisme grenoblois. Il tranchait avec le passé provincial d’une cité qui conservait encore les traces d’une ville de garnison (la fanfare des chasseurs alpins jouait toujours place Victor Hugo), d’industries en perte de vitesse (ganterie et passementerie) et d’équipements collectifs surannés (gare, poste, mairie, théâtre…). Aussi, ce dynamisme fut-il tributaire de l’obligation d’innover, au rythme de plus en plus rapide du progrès technique. Cette quête d’innovation m’apparut constituer la marque de Grenoble. Elle justifiait l’attraction exercée par cette ville sur les nouveaux immigrants, dont j’étais, formés principalement d’ingénieurs, d’universitaires et de techniciens venus de diverses régions de France et d’Outre-Mer, davantage attirés par des rêves d’avenir que par les souvenirs du passé.
Grenoble différait, en effet, des métropoles établies dans le confort de la tradition, comme Lyon, Bordeaux ou même Toulouse. Elle ne cherchait pas à magnifier outre mesure son passé dauphinois, malgré Vizille et le souvenir de Stendhal ou de Champollion. En témoignait l’état dans lequel étaient abandonnés ses vieux quartiers, où était situé son ancien Parlement. Elle préférait célébrer la révolution de la houille blanche, symbolisée par la tour Perret et le parc Paul Mistral, fière de la municipalité du même nom qui avait fait basculer la ville au-delà des anciennes fortifications et amorcé la construction des « grands boulevards »…


Date de mise en ligne : 22/08/2025

https://doi.org/10.3917/pug.bloch.2011.01.0179

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